Le coût d’un salarié, ce sont aussi de lourdes charges patronales…La totalité des coûts doivent être pris en compte pour bien mesurer ce qu’un salarié coûte à une entreprise. Pour cela, il faut chiffrer le coût du salaire, mais aussi les charges patronales afférentes.

En matière d’emploi, la scission perdure entre syndicats et gouvernement qui ne parlent pas le même langage. Si le pouvoir s’essaie à quelques timides mesures telles que les « aides à l’embauche », au Medef, Pierre Gattaz tempête que, faute de baisse de charges, les entreprises ne sont pas en mesure d’embaucher.
Et même si la « réduction Fillon » doit permettre de réduire les cotisations sociales (charges destinées aux allocations familiales et aux assurances sociales pour maternité, maladie, invalidité, vieillesse, décès) sur les salaires inférieurs à 1,6 SMIC, le coût réel d’un salaire, et notamment les charges patronales, restent très élevés.

3 exemples basés sur des taux horaires variant d’un simple SMIC au double

1- coût réel mensuel d’un salarié qui gagne le SMIC = 1 573, 25 €
= salaire brut : 1 466,65 €
+ charges patronales : 194,60 €
– crédit d’impôt compétitivité et emploi : 88 €

2- coût réel mensuel d’un salarié qui gagne 1,5 SMIC = 2 901,67 €
= salaire brut : 2 200 €
+ charges patronales : 833,67 €
– crédit d’impôt compétitivité et emploi : 132 €

3- coût réel mensuel d’un salarié qui gagne 2 SMIC= 4 009,71 €
= salaire brut : 2 934 €
+ charges patronales : 1 251,71 €
– crédit d’impôt compétitivité et emploi : 176€

Pour aider toujours plus les entreprises à embaucher, le gouvernement a bien pensé rajouter une prime de 2 000 € aux entreprises qui comptent moins de 250 salariés et qui envisagent d’embaucher de nouveaux salariés… Mais cette mesure est jugée « inutile » selon les propos de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière qui rajoute que ce serait « un gaspillage de l’argent public ».
Inadaptée, cette mesure ne semble donc toujours pas répondre aux attentes des entreprises, CGPME en tête, d’autant que ces dernières ont par ailleurs, selon Pierre Gattaz « peur d’embaucher parce qu’on ne sait pas licencier » en France … Vaste débat.


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