Choisir le bon statut et régime (micro‑BIC ≤ 77 700 €, régime réel, EURL/SASU) conditionne vos obligations, la protection de votre patrimoine et l’optimisation fiscale ; réalisez une simulation en fonction de vos charges prévisionnelles.
Les courses sont soumises à la TVA à 10 % ; franchise si CA < 36 800 € mais, en vous assujettissant, vous récupérez la TVA — avantage majeur pour l'achat/location du véhicule (carburant récupérable : 80 % pour le gazole/E85, 100 % pour GPL/électrique).
Au régime réel, déduisez l’ensemble de vos charges réelles (carburant, assurances, entretien, loyers de licence, intérêts d’emprunt, honoraires) et amortissez la voiture et la licence pour réduire le bénéfice imposable — chaque dépense doit être justifiée par une facture.
Organisez la comptabilité au quotidien : livre‑journal, grand livre, fichier des immobilisations et justificatifs conservés; automatisez la saisie et la liaison des justificatifs via synchronisation bancaire et OCR pour gagner du temps.
Recourir à un expert‑comptable en ligne spécialisé taxi assure conformité (TVA, liasse 2031), optimisation fiscale et visibilité en temps réel, avec des outils pratiques (simulateur de régime, checklists, modèles de factures) pour faciliter la transition et la gestion.
Vous êtes chauffeur de taxi et la gestion administrative vous semble aussi complexe qu’un échangeur parisien à l’heure de pointe ? Entre les régimes fiscaux, la TVA, l’amortissement du véhicule et les obligations comptables, il est facile de se sentir dépassé. Pourtant, une comptabilité rigoureuse n’est pas une contrainte, mais le véritable tableau de bord de votre activité. C’est elle qui vous permet d’optimiser vos revenus, d’anticiper vos charges et d’assurer la pérennité de votre entreprise. Alors, comment transformer cette obligation en un atout pour votre rentabilité ?
Les prérequis pour exercer le métier de chauffeur de taxi
Avant même d’aborder les chiffres, il est essentiel de rappeler le cadre légal de la profession. Pour devenir chauffeur de taxi, plusieurs conditions doivent être remplies :
Être titulaire du permis de conduire de catégorie B depuis au moins 3 ans (ou 2 ans en cas de conduite accompagnée).
Obtenir la carte professionnelle après avoir réussi l’examen du certificat de capacité professionnelle.
Présenter un casier judiciaire (bulletin n°2) vierge de certaines condamnations, notamment celles entraînant un retrait de 6 points du permis de conduire.
Passer une visite médicale périodique attestant de votre aptitude physique.
Obtenir une licence, aussi appelée autorisation de stationnement (ADS), soit en l’achetant à un confrère, soit en l’obtenant gratuitement auprès de la mairie (avec des délais d’attente souvent très longs).
Souscrire aux assurances obligatoires : une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) et une assurance spécifique pour le véhicule transportant des personnes à titre onéreux.
Salarié, locataire ou artisan : quel impact sur votre gestion ?
La manière dont vous exercez votre métier a un impact direct sur vos obligations comptables. On distingue trois grands modes d’exercice :
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Le chauffeur salarié : Vous travaillez pour une entreprise de taxis qui vous fournit le véhicule et la licence. Votre gestion administrative est minimale : vous percevez un salaire soumis au régime des traitements et salaires. Votre seule préoccupation est votre déclaration de revenus annuelle, où vous pourrez opter pour l’abattement forfaitaire de 10 % ou la déduction de vos frais réels.
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Le chauffeur locataire : Vous êtes indépendant et louez une licence (et souvent le véhicule) à une entreprise. Vous êtes responsable de votre propre comptabilité. Vous percevez directement les recettes des courses et payez un loyer pour l’exploitation de la licence. Cette structure vous impose une gestion complète de vos revenus et de vos dépenses.
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Le chauffeur artisan : Vous êtes propriétaire de votre licence et de votre véhicule. C’est le statut le plus indépendant, mais aussi celui qui implique la gestion la plus complète. En plus de la gestion courante, vous devrez intégrer dans votre comptabilité des notions clés comme l’amortissement de votre licence et de votre véhicule, qui sont des actifs professionnels de grande valeur.
Pour les chauffeurs locataires et artisans, le choix du statut juridique et du régime fiscal est une étape fondatrice qui déterminera l’étendue de vos obligations.
Choisir le bon statut juridique pour votre activité de taxi
En tant qu’indépendant, plusieurs options s’offrent à vous. Le choix dépendra de votre chiffre d’affaires prévisionnel, de votre volonté d’optimiser vos charges et de votre souhait de protéger votre patrimoine personnel.
L’entreprise individuelle (EI)
C’est la forme la plus simple pour démarrer. Depuis 2022, votre patrimoine personnel est automatiquement protégé, ce qui signifie que seuls les biens utiles à votre activité professionnelle peuvent être saisis par les créanciers. En EI, vous êtes imposé directement sur vos bénéfices dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC). Deux régimes fiscaux sont alors possibles.
La micro-entreprise : la simplicité avant tout ?
Le régime micro-BIC est accessible si votre chiffre d’affaires annuel hors taxes ne dépasse pas 77 700 €. Sa grande force est sa simplicité :
Comptabilité allégée : Vous devez uniquement tenir un livre des recettes, qui recense chronologiquement tous vos encaissements.
Calcul simplifié du bénéfice : L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 50 % sur votre chiffre d’affaires pour couvrir l’ensemble de vos charges. Vous êtes donc imposé sur les 50 % restants.
Ce régime est séduisant pour débuter, mais il atteint vite ses limites. Dans un métier comme celui de chauffeur de taxi, où les charges (carburant, assurance, entretien, location de licence…) sont très élevées, l’abattement de 50 % est souvent bien inférieur à vos dépenses réelles. Vous risquez donc de payer des impôts et des cotisations sociales sur un bénéfice supérieur à votre bénéfice réel.
Le régime réel d’imposition : la voie de l’optimisation
Si vous dépassez le seuil de 77 700 € ou si vous en faites le choix, vous basculez au régime réel (simplifié ou normal). C’est souvent l’option la plus judicieuse pour un chauffeur de taxi.
Son principe est simple : vous êtes imposé sur votre bénéfice net, calculé en déduisant l’ensemble de vos charges professionnelles réelles de votre chiffre d’affaires.
Le régime réel vous permet de déduire des charges très importantes comme l’amortissement de votre véhicule et de votre licence, les frais de carburant, les primes d’assurance, les frais d’entretien, les intérêts d’emprunt, et même les honoraires de votre expert-comptable. Cela conduit presque toujours à un résultat imposable plus faible, et donc à moins d’impôts et de cotisations.
La contrepartie est une comptabilité plus formelle : tenue d’un livre-journal, d’un grand livre, et production d’un bilan et d’un compte de résultat annuels (liasse fiscale 2031).
Pour savoir quel régime est le plus avantageux pour vous, estimez l’ensemble de vos charges annuelles. Si elles dépassent 50 % de votre chiffre d’affaires, le régime réel est sans doute plus intéressant. N’hésitez pas à réaliser une simulation précise. Nos conseillers peuvent vous aider à faire le bon choix dès le départ pour optimiser votre fiscalité.
La société (EURL/SASU) : pour séparer les patrimoines et piloter sa rémunération
Créer une société unipersonnelle (EURL ou SASU) permet de créer une personne morale distincte de vous-même. Votre responsabilité est limitée au montant de vos apports.
EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) : Par défaut, les bénéfices sont imposés à votre nom (impôt sur le revenu, IR), mais vous pouvez opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). Le gérant est travailleur non-salarié (TNS).
SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) : La société est soumise par défaut à l’IS. En tant que président, vous êtes assimilé-salarié, ce qui vous offre une meilleure protection sociale (hors assurance chômage) mais avec des cotisations plus élevées.
La société offre plus de souplesse pour piloter votre rémunération (salaire, dividendes) et optimiser votre fiscalité globale. La création d’une société peut sembler complexe, mais c’est une étape que nous vous offrons et gérons de A à Z, de la rédaction des statuts au dépôt au greffe.
La gestion de la TVA : les spécificités du secteur du taxi
La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un point central de la [gestion comptable des taxis]. Voici les règles à connaître.
Taux applicable : Les prestations de transport de personnes sont soumises au taux intermédiaire de TVA de 10 %.
Franchise en base de TVA : Si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur à 36 800 €, vous bénéficiez de la franchise en base. Vous ne facturez pas la TVA à vos clients, mais en contrepartie, vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats professionnels.
Régime réel simplifié de TVA : Au-delà de 36 800 € (et jusqu’à 254 000 €), vous devez collecter la TVA à 10 % sur vos courses et la reverser à l’État. L’avantage majeur est que vous pouvez déduire la TVA payée sur toutes vos dépenses professionnelles.
Une exception majeure pour les taxis : Contrairement aux autres entreprises, les chauffeurs de taxi ont le droit de récupérer intégralement la TVA sur l’achat ou la location de leur véhicule professionnel, ainsi que sur les frais d’entretien et le carburant (80% pour le gazole et le superéthanol E85, 100% pour le GPL et l’électricité). C’est un avantage financier considérable qui plaide fortement en faveur du régime réel et de l’assujettissement à la TVA.
Avec un expert-comptable en ligne, la gestion de la TVA est simplifiée. Nous nous chargeons de vos télédéclarations (mensuelles ou trimestrielles) en nous basant sur les données collectées automatiquement via votre compte bancaire. Vous n’avez plus à vous soucier des échéances.
Les obligations comptables au quotidien
Une bonne gestion passe par une organisation rigoureuse au jour le jour. Que vous soyez au régime réel ou en micro-entreprise, certaines pratiques sont essentielles.
La tenue des registres
Au régime réel, la comptabilité d’engagement est la norme. Elle implique de tenir :
Un livre-journal qui enregistre tous les mouvements (achats, ventes, opérations bancaires) de manière chronologique.
Un grand livre qui ventile ces opérations par compte comptable (compte client, compte fournisseur, compte de charges, etc.).
Un fichier des immobilisations et amortissements pour suivre la dépréciation de vos biens de valeur (véhicule, licence).
Ces documents sont la base pour établir votre bilan annuel. Notre portail Keobiz, synchronisé avec votre banque, automatise une grande partie de ce travail. Vous n’avez qu’à catégoriser vos opérations et à transmettre vos justificatifs via l’application.
Les charges déductibles typiques d’un chauffeur de taxi
Au régime réel, chaque dépense professionnelle justifiée vient réduire votre bénéfice imposable. Pensez à bien conserver toutes les factures correspondantes. Voici une liste non exhaustive des charges les plus courantes :
Carburant
Assurances (véhicule, RC Pro)
Entretien et réparations du véhicule (pneus, vidange, etc.)
Amortissement du véhicule
Amortissement de la licence (si vous en êtes propriétaire)
Loyer de la licence (si vous êtes locataire)
Frais de stationnement et de péage
Intérêts de l’emprunt pour l’achat du véhicule ou de la licence
Frais de télécommunication (téléphone, abonnement terminal de paiement)
Honoraires de l’expert-comptable
Cotisations sociales personnelles
Contribution Économique Territoriale (CET), bien qu’il existe des exonérations sous conditions pour les artisans taxis.
Pour qu’une charge soit déductible, vous devez impérativement détenir un justificatif (facture, ticket de caisse, reçu). Sans preuve, la dépense peut être rejetée en cas de contrôle fiscal. Notre outil de reconnaissance de caractères (OCR) vous permet de prendre en photo vos justificatifs et de les lier automatiquement à la bonne transaction bancaire. Fini les boîtes à chaussures pleines de tickets !
Gérer sa comptabilité : seul avec un logiciel ou accompagné par un expert-comptable ?
Face à ces obligations, deux stratégies s’opposent : la gestion en autonomie ou la délégation à un professionnel.
L’option du logiciel de comptabilité en autonomie
Utiliser un logiciel de comptabilité peut sembler économique. Vous saisissez vous-même vos recettes et vos dépenses. Cependant, cette approche présente des risques non négligeables. Sans expertise comptable et fiscale, vous risquez de commettre des erreurs dans vos déclarations (TVA, liasse fiscale), d’oublier des déductions auxquelles vous avez droit, ou de mal calculer vos amortissements. Le temps que vous passez sur votre comptabilité est du temps que vous ne passez pas sur la route à générer du chiffre d’affaires.
Les avantages d’un expert-comptable en ligne spécialisé
Faire appel à un cabinet comme le nôtre vous offre une tranquillité d’esprit et une réelle optimisation financière.
Gain de temps : Nous automatisons la collecte et la saisie de vos données. Vous vous concentrez sur votre métier.
Conformité assurée : Un expert-comptable valide votre bilan et vos déclarations fiscales. Fini le stress des échéances et des contrôles.
Optimisation fiscale : Votre Chargé de Mission dédié connaît les spécificités du métier de taxi. Il vous conseille sur le meilleur statut, vous aide à déduire toutes les charges possibles et s’assure que vous bénéficiez de tous les avantages fiscaux liés à votre profession.
Visibilité en temps réel : Grâce à notre portail, vous suivez votre chiffre d’affaires, votre marge et votre trésorerie en direct pour prendre les bonnes décisions.
En combinant la puissance d’outils technologiques de pointe et l’accompagnement d’un conseiller humain dédié, nous vous offrons une solution complète pour piloter votre activité sereinement.
La gestion comptable de votre activité de taxi ne doit plus être un fardeau. En choisissant le bon statut, en comprenant les règles de TVA et en vous appuyant sur les bons outils, vous pouvez transformer cette obligation en un puissant levier de performance. Un accompagnement par un expert qui connaît votre métier est l’assurance de faire les bons choix, d’optimiser vos revenus et de rouler en toute sérénité vers le succès.
FAQ – Vos questions sur la comptabilité des taxis
FAQ :
Quel est le meilleur statut pour un chauffeur de taxi ?
Il n’y a pas de réponse unique. Lamicro-entrepriseest simple pour démarrer avec un faible chiffre d’affaires, mais lerégime réelest souvent plus avantageux fiscalement en raison des charges élevées (carburant, assurance, amortissement). L’EURLou laSASUsont à envisager si vous souhaitez protéger davantage votre patrimoine personnel et optimiser votre rémunération. Le mieux est de réaliser une simulation personnalisée.
Puis-je déduire l'achat de ma licence de taxi ?
Non, vous ne pouvez pas déduire le coût d’achat de la licence en une seule fois. En revanche, si vous êtes au régime réel, vous pouvez l’amortir. Cela signifie que vous déduisez chaque année une fraction de sa valeur de votre bénéfice imposable, sur sa durée d’utilisation estimée. C’est un mécanisme comptable puissant pour réduire vos impôts.
Comment gérer les pourboires en comptabilité ?
Les pourboires perçus, qu’ils soient en espèces ou par carte bancaire, sont considérés comme une partie de votre chiffre d’affaires. Ils doivent donc être intégrés dans vos recettes et sont soumis à l’impôt et aux cotisations sociales. Une tenue de caisse rigoureuse est nécessaire pour les tracer correctement.
Un expert-comptable est-il obligatoire pour un taxi ?
Légalement, non, un expert-comptable n’est pas obligatoire pour un entrepreneur individuel. Cependant, il estfortement recommandé, surtout si vous êtes au régime réel. La complexité de l’établissement d’un bilan, d’une liasse fiscale et des déclarations de TVA rend l’accompagnement d’un professionnel quasi indispensable pour garantir la conformité et optimiser votre situation financière. Le coût des honoraires est d’ailleurs une charge 100 % déductible de votre résultat.




