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Avantages de l’Entreprise Individuelle (EI) en 2026 pour les créateurs

Sommaire :

1.FAQ :
En résumé :
  • Simplicité maximale : création allégée (pas de statuts, pas de capital social), déclaration en ligne via le P0 et obtention rapide du SIRET pour démarrer sans lourdeur administrative.

  • Protection du patrimoine renforcée : séparation automatique entre patrimoine personnel et professionnel depuis la loi du 14 février 2022 (entrée en vigueur le 15 mai 2022) — attention aux dettes contractées avant cette date.

  • Fiscalité flexible : possibilité de micro‑entreprise (micro‑social, franchise de TVA, option pour le versement libératoire), bascule au régime réel pour déduire les charges, et option désormais possible pour l’impôt sur les sociétés (IS).

  • Limites à considérer : crédibilité moindre vis‑à‑vis de certains partenaires, impossibilité de s’associer directement, et cotisations sociales calculées sur le bénéfice pouvant être élevées au régime réel.

  • Actions pratiques recommandées : déclarer l’activité via le Guichet Unique (P0), tenir les registres obligatoires, ouvrir un compte dédié, simuler IR vs IS et micro vs réel selon vos charges, et se faire accompagner par un expert‑comptable pour optimiser choix et transition éventuelle vers une société.

Vous rêvez de lancer votre activité en toute autonomie, sans la complexité administrative et les coûts d’une société ? L’entreprise individuelle (EI) est plébiscitée par une majorité de créateurs en France, et ce n’est pas un hasard. Avec les réformes récentes, elle combine simplicité, flexibilité et une protection renforcée. Découvrons ensemble pourquoi ce statut pourrait être le tremplin idéal pour votre projet.

Le principal atout : une simplicité de création et de gestion inégalée

Le premier bénéfice de l’entreprise individuelle réside dans sa grande facilité de mise en place et de fonctionnement au quotidien. Pour un entrepreneur qui se lance, ce gain de temps et d’énergie est précieux, permettant de se concentrer sur le cœur de métier : développer son activité.

Des formalités de création allégées

Contrairement à la création d’une société (SASU, EURL), l’entreprise individuelle vous épargne de nombreuses étapes complexes et coûteuses. Voici les simplifications majeures :

  • Absence de statuts : Vous n’avez pas besoin de rédiger de statuts juridiques. L’entreprise, c’est vous. Cela élimine le besoin de faire appel à un avocat ou un expert pour une rédaction souvent complexe.
  • Aucun capital social requis : Il n’y a pas de capital social minimum à déposer sur un compte bloqué. Vous pouvez démarrer votre activité avec les moyens que vous souhaitez, sans contrainte financière initiale. On parle d’apports de l’exploitant, que vous pouvez injecter et retirer librement.
  • Coûts de création réduits : Les frais sont minimes. Vous n’avez pas à payer pour la publication d’une annonce dans un journal d’annonces légales, une formalité obligatoire et onéreuse pour les sociétés.

Les démarches se résument à une simple déclaration de début d’activité en ligne via le portail du Guichet Unique. Il suffit de remplir un formulaire (le P0) et de joindre quelques justificatifs. Une fois la démarche validée, vous recevrez rapidement votre numéro SIRET, vous permettant de facturer vos premiers clients. Pour simplifier encore davantage ces démarches, des experts-comptables en ligne comme Keobiz proposent un accompagnement gratuit pour créer votre entreprise individuelle.

Une gestion quotidienne sans lourdeur administrative

L’autonomie est le maître-mot de l’entreprise individuelle. Vous êtes le seul maître à bord et prenez toutes les décisions sans avoir à convoquer d’assemblée générale ou à rédiger de procès-verbal. Il n’y a pas de comptes à rendre à des associés.

De plus, le formalisme juridique en cours de vie est quasi inexistant. Vous n’avez pas l’obligation de déposer vos comptes annuels au greffe du tribunal de commerce, ce qui représente une économie de temps et d’argent chaque année. Cette souplesse vous permet de piloter votre entreprise de manière agile et réactive.

La protection de votre patrimoine personnel : une sécurité nouvelle et essentielle

C’était autrefois le principal inconvénient de l’EI : la confusion entre le patrimoine personnel de l’entrepreneur et son patrimoine professionnel. Depuis la loi du 14 février 2022, entrée en vigueur le 15 mai 2022, ce risque a disparu.

Un nouveau statut unique d’entrepreneur individuel a été créé, instaurant une séparation automatique et de plein droit entre vos deux patrimoines. Concrètement, cela signifie que vos biens personnels (résidence principale, comptes bancaires privés, voiture personnelle, etc.) sont désormais protégés par défaut des dettes de votre entreprise. Seuls les biens “utiles à l’activité professionnelle” peuvent être saisis par les créanciers professionnels.

Qu’est-ce qu’un bien “utile à l’activité professionnelle” ?
La loi définit précisément ce patrimoine professionnel. Il inclut notamment : le fonds de commerce, le matériel, l’outillage, les marchandises, les biens immeubles servant à l’activité (y compris la partie de votre résidence principale utilisée pour le travail), le nom commercial, les brevets, les données clients et les sommes présentes sur le compte bancaire dédié à votre activité.

Cette protection est un avantage considérable. Elle vous offre une sécurité comparable à celle d’une société à responsabilité limitée (comme l’EURL), sans en avoir la complexité. L’ancienne EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) n’a d’ailleurs plus lieu d’être et ne peut plus être créée.

Attention aux dettes antérieures

Cette séparation automatique des patrimoines ne s’applique qu’aux nouvelles créances nées après le 15 mai 2022. Pour les dettes professionnelles contractées avant cette date, les créanciers conservent un droit de gage sur l’ensemble de votre patrimoine, personnel et professionnel.

Une fiscalité flexible pour s’adapter à votre rentabilité

L’un des grands atouts de l’entreprise individuelle est sa souplesse fiscale. Vous avez le choix entre plusieurs régimes pour coller au mieux à la situation et au développement de votre entreprise.

Le régime micro-entreprise : l’option de la simplicité extrême

Si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils, vous pouvez bénéficier du régime de la micro-entreprise. C’est l’option la plus simple pour démarrer. Ses avantages sont multiples :

  • Obligations comptables ultra-simplifiées : Pas de bilan ni de compte de résultat à produire. Vous devez simplement tenir un livre des recettes et, pour les activités de vente, un registre des achats.
  • Calcul des cotisations sociales simplifié (micro-social) : Vos charges sociales sont calculées en appliquant un pourcentage fixe sur votre chiffre d’affaires encaissé. C’est simple, prévisible, et si vous ne gagnez rien, vous ne payez rien.
  • Franchise en base de TVA : Sous certains seuils, vous ne facturez pas la TVA, ce qui simplifie votre facturation et peut vous rendre plus compétitif auprès des clients particuliers.
  • Option pour le versement libératoire : Sous conditions de revenus, vous pouvez opter pour payer votre impôt sur le revenu en même temps que vos cotisations sociales, via un pourcentage fixe sur votre chiffre d’affaires.

Le régime réel d’imposition : pour déduire vos charges

Si vous dépassez les seuils du régime micro ou si vos charges professionnelles sont importantes, vous basculez au régime réel d’imposition. Vos bénéfices sont alors imposés à l’impôt sur le revenu (IR) dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou des Bénéfices Non Commerciaux (BNC).

L’avantage principal est que vous pouvez déduire l’ensemble de vos charges réelles de votre chiffre d’affaires (achats de matières premières, loyer, assurances, frais de déplacement, etc.). Votre impôt et vos cotisations sociales sont calculés sur votre bénéfice net, ce qui est plus juste si vos marges sont faibles. Cela implique de tenir une comptabilité plus détaillée, mais c’est une étape logique dans la croissance d’une entreprise. Un expert-comptable peut vous accompagner pour optimiser vos obligations comptables et fiscales.

La nouvelle option pour l’Impôt sur les Sociétés (IS)

C’est une autre avancée majeure de la réforme de 2022. L’entrepreneur individuel peut désormais choisir d’être imposé à l’IS, une option auparavant réservée aux sociétés.

Cette option est particulièrement intéressante si :

  • Vos bénéfices sont élevés : Le taux de l’IS (15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %) peut être plus avantageux que les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu.
  • Vous souhaitez réinvestir vos bénéfices : Avec l’IS, vous pouvez laisser une partie des bénéfices dans l’entreprise pour financer son développement. Seule la rémunération que vous vous versez est taxée à l’IR.

Cette flexibilité permet à l’entreprise individuelle de s’adapter à toutes les phases de développement, du petit projet d’appoint à l’entreprise rentable en pleine croissance. Le choix entre IR et IS est stratégique ; il est vivement conseillé de réaliser des simulations avant de se décider et de se faire conseiller pour opter pour l’impôt sur les sociétés au bon moment.

Notre conseil d’expert : Micro-entreprise ou Régime Réel ?

Le choix n’est pas anodin. Le régime micro applique un abattement forfaitaire pour charges (par ex, 71% pour l’achat-revente, 50% pour les prestations de services BIC, 34% pour les BNC). Si vos charges réelles (achats, loyer, logiciels, etc.) dépassent ce pourcentage, le régime réel est probablement plus avantageux pour vous. Prenez le temps de lister et chiffrer vos dépenses prévisionnelles avant de faire votre choix.

Malgré tout, quelques limites à considérer

Si les bénéfices de l’entreprise individuelle sont nombreux, il est juste d’en connaître les quelques inconvénients pour faire un choix éclairé, surtout en matière de développement et de perception.

  • Une crédibilité parfois moindre : Aux yeux de certains partenaires (banques, grands comptes, fournisseurs), une société (SARL ou SAS) peut paraître plus structurée et plus fiable qu’une entreprise en nom propre. Cela peut être un frein pour obtenir un financement important ou répondre à de gros appels d’offres. Pour pallier cela, il est essentiel d’élaborer un business plan solide.
  • Le développement est limité au solo : Par définition, l’entreprise individuelle ne permet pas de s’associer. Si votre projet a vocation à grandir en intégrant des associés ou en levant des fonds, il faudra inévitablement évoluer vers une forme de société.
  • Des charges sociales potentiellement élevées au régime réel : Les cotisations sociales sont calculées sur la totalité du bénéfice. Contrairement au dirigeant de SASU qui peut arbitrer entre rémunération et dividendes, l’entrepreneur individuel ne peut pas optimiser de la même manière.

En résumé, l’entreprise individuelle est une structure idéale pour tester une idée, démarrer une activité de services ou artisanale avec des investissements limités, ou pour tout entrepreneur qui souhaite conserver une gestion simple et une autonomie totale. C’est une porte d’entrée dans l’entrepreneuriat qui est à la fois souple et désormais très sécurisante.

FAQ :

Quelle est la différence entre une entreprise individuelle et une micro-entreprise ?

La micro-entreprise n’est pas un statut juridique, mais un régime fiscal et social simplifié de l’entreprise individuelle. Autrement dit, un micro-entrepreneur est avant tout un entrepreneur individuel qui a opté pour ce régime simplifié (ou qui en bénéficie par défaut) car son chiffre d’affaires est sous certains plafonds. S’il dépasse ces seuils, il reste un entrepreneur individuel mais passe au régime réel d’imposition.

Puis-je embaucher des salariés en entreprise individuelle ?

Oui, absolument. Le statut d’entreprise individuelle ne vous empêche en rien d’embaucher un ou plusieurs salariés. Vous devrez alors vous conformer à toutes les obligations d’un employeur : rédaction d’un contrat de travail, déclaration préalable à l’embauche (DPAE), établissement des fiches de paie, paiement des cotisations sociales, etc.

Comment passer de l'entreprise individuelle à une société (EURL/SASU) ?

Il n’est pas possible de “transformer” directement une entreprise individuelle en société. La démarche consiste à cesser l’activité de l’EI et à créer une nouvelle structure (la société). Vous pouvez alors apporter le fonds de commerce de votre ancienne EI à la nouvelle société. Cette opération peut être complexe sur le plan fiscal et juridique, il est donc fortement recommandé de se faire accompagner par un expert-comptable pour gérer cette transition et obtenir un nouvelextrait Kbispour votre société.

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