Icone du topbar En ce moment : La création d’entreprise est offerte ! La création d’entreprise est offerte ! Je me lance
Keobiz / Le Mag / Gérer une entreprise / Déclarer les frais kilométriques aux impôts 2026 : Mode d’emploi complet
Gérer une entreprise

Déclarer les frais kilométriques aux impôts 2026 : Mode d’emploi complet

Sommaire :

1.Frais réels ou déduction forfaitaire de 10% : quel est le meilleur choix ?
2.Le barème kilométrique 2026 pour les revenus 2025 : comment ça marche ?
3.Calculer et déclarer vos frais kilométriques : le guide pas à pas
4.Les justificatifs : votre meilleure protection en cas de contrôle
5.Optimiser votre déclaration : que faire en cas de remboursement par l’employeur ?
6.FAQ :
En résumé :
  • Choix 10 % vs frais réels : l’administration applique par défaut un abattement forfaitaire de 10 % ; optez pour les frais réels seulement si vos dépenses justifiables (kilométriques, repas, péages…) dépassent ce forfait — simulez les deux options (impots.gouv.fr) : l’administration retiendra automatiquement la solution la plus favorable.

  • Barème et calcul : le montant dépend de la puissance fiscale (CV) et de la distance annuelle selon des formules par tranches ; les véhicules 100 % électriques bénéficient d’une majoration de 20 % (ex. : 6 000 km, voiture 5 CV → 3 537 € × 1,20 = 4 244,40 €).

  • Comment déclarer : calculez km professionnels, puissance fiscale et barème applicable ; reportez le total des frais réels (kilométriques + frais annexes) dans les cases 1AK à 1DK via l’option « frais réels » en ligne — ne modifiez pas le salaire pré-rempli (cases 1AJ–1DJ).

  • Justificatifs à conserver : conservez 3 ans copie de la carte grise, carnet de bord/agendas ou relevés de trajets, factures de péage/parking/garage, échéancier de crédit si besoin ; joignez une note détaillant le calcul dans la déclaration (rubrique « Détails/Informations » ou annexe papier).

  • Cas particuliers et vigilance : les remboursements employeur pour frais pro doivent être réintégrés au salaire si vous optez pour les frais réels ; les micro-entrepreneurs ne peuvent pas utiliser ce barème ; en cas de situation complexe (trajets mixtes, multi‑véhicules, VRP) sollicitez un expert-comptable pour optimiser et sécuriser la déclaration.

Vous utilisez votre véhicule personnel pour vous rendre au travail ou pour des déplacements professionnels et vous vous demandez si vous pouvez réduire le montant de vos impôts ? La réponse est très certainement oui. Chaque année, lors de la déclaration de revenus, vous avez le choix entre une déduction forfaitaire automatique de 10 % et la déduction de vos frais professionnels pour leur montant réel. Si vos dépenses de transport sont importantes, opter pour les frais réels, et notamment pour la déclaration des indemnités kilométriques, peut s’avérer bien plus avantageux.

Ce guide complet vous explique pas à pas comment évaluer, calculer et déclarer vos frais kilométriques pour la déclaration 2026 sur vos revenus de 2025, en se basant sur les barèmes officiels.

Frais réels ou déduction forfaitaire de 10% : quel est le meilleur choix ?

Par défaut, l’administration fiscale applique automatiquement un abattement forfaitaire de 10 % sur vos salaires déclarés. Cette déduction est censée couvrir l’ensemble de vos frais professionnels courants : transport, repas, documentation, etc. C’est la solution la plus simple, car elle ne demande aucun calcul ni justificatif de votre part.

Cependant, si vous estimez que vos dépenses réelles dépassent ce forfait, vous avez tout intérêt à opter pour la déduction des frais réels. Cette option vous permet de déduire le montant exact de vos dépenses professionnelles, à condition qu’elles soient :

  • Nécessitées par votre activité professionnelle (ex: trajet domicile-travail, déplacements chez des clients).
  • Payées au cours de l’année d’imposition (pour la déclaration 2026, il s’agit des frais payés en 2025).
  • Justifiées par des factures, tickets ou un suivi rigoureux.

La question centrale est donc de comparer le montant de vos frais réels au 10 % de votre salaire net imposable. Si le total de vos frais (kilométriques, repas, télétravail…) est supérieur, l’option pour les frais réels réduira votre revenu imposable et donc votre impôt. Chaque membre du foyer fiscal peut faire son propre choix, indépendamment des autres.

Conseil d’expert

Avant de vous lancer, prenez le temps de simuler les deux scénarios. L’administration fiscale met à disposition un simulateur d’impôt sur le revenu qui vous permet d’évaluer l’impact de chaque option. Si vous optez pour les frais réels alors que la déduction forfaitaire était plus favorable, le calcul le plus avantageux pour vous sera automatiquement appliqué.

Le barème kilométrique 2026 pour les revenus 2025 : comment ça marche ?

Pour simplifier le calcul des frais liés à l’utilisation de votre véhicule personnel, l’administration fiscale publie chaque année un barème kilométrique. Ce barème forfaitise la plupart des coûts liés à votre voiture ou deux-roues.

  • La dépréciation du véhicule (usure et perte de valeur).
  • Les frais d’entretien et de réparation.
  • Les dépenses en pneumatiques.
  • La consommation de carburant.
  • Les primes d’assurance.

En revanche, certains frais ne sont pas inclus et peuvent être ajoutés en plus du montant calculé avec le barème, à condition de fournir les justificatifs :

  • Les frais de péage.
  • Les frais de stationnement (parking, garage).
  • Les intérêts de l’emprunt si vous avez acheté votre véhicule à crédit, au prorata de son usage professionnel.

Ce calcul concerne principalement les trajets entre votre domicile et votre lieu de travail, ainsi que les déplacements effectués pendant vos heures de service.

[image alt=”Tableau récapitulatif du barème kilométrique 2026 pour la déclaration d’impôt”]

Barème 2026 applicable aux voitures

Le barème pour les voitures dépend de la puissance administrative de votre véhicule (exprimée en chevaux fiscaux – CV) et de la distance totale parcourue à titre professionnel durant l’année. Les barèmes pour la déclaration 2026 (revenus 2025) devraient être publiés début 2026. À titre indicatif, voici celui appliqué pour les revenus 2024 :

Tableau récapitulatif

Puissance administrative (CV)

Distance (d) jusqu’à 5 000 km

Distance (d) de 5 001 à 20 000 km

Distance (d) au-delà de 20 000 km

3 CV et moins

d x 0,529

(d x 0,316) + 1 065

d x 0,370

4 CV

d x 0,606

(d x 0,340) + 1 330

d x 0,407

5 CV

d x 0,636

(d x 0,357) + 1 395

d x 0,427

6 CV

d x 0,665

(d x 0,374) + 1 457

d x 0,447

7 CV et plus

d x 0,697

(d x 0,394) + 1 515

d x 0,470

Exemple : Pour 6 000 km parcourus à titre professionnel en 2025 avec un véhicule de 5 CV, le calcul sera : (6 000 km x 0,357) + 1 395 = 2 142 + 1 395 = 3 537 €. Vous pourrez donc déclarer 3 537 € de frais kilométriques.

Barème 2026 applicable aux deux-roues

Le principe est le même pour les motocyclettes et les cyclomoteurs, avec des barèmes spécifiques. Voici ceux utilisés pour la déclaration 2025 à titre d’information :

Motocyclettes :

Tableau récapitulatif

Puissance administrative (CV)

Distance (d) jusqu’à 3 000 km

Distance (d) de 3 001 à 6 000 km

Distance (d) au-delà de 6 000 km

1 ou 2 CV

d x 0,395

(d x 0,099) + 891

d x 0,248

3, 4 ou 5 CV

d x 0,468

(d x 0,082) + 1 158

d x 0,275

Plus de 5 CV

d x 0,606

(d x 0,079) + 1 583

d x 0,343

Cyclomoteurs (moins de 50 cm³) :

Tableau récapitulatif

Distance (d) jusqu’à 3 000 km

Distance (d) de 3 001 à 6 000 km

Distance (d) au-delà de 6 000 km

d x 0,315

(d x 0,079) + 711

d x 0,198

Le cas particulier des véhicules électriques

Si vous utilisez un véhicule 100% électrique (voiture, moto ou scooter), une bonne nouvelle vous attend. Le montant des frais de déplacement calculé à partir des barèmes ci-dessus est majoré de 20 %.

Reprenons l’exemple précédent : pour 6 000 km avec une voiture électrique de 5 CV, le calcul devient : 3 537 € x 1,20 = 4 244,40 €.

Calculer et déclarer vos frais kilométriques : le guide pas à pas

Maintenant que vous maîtrisez les principes, passons à la pratique. Déclarer vos frais kilométriques est un processus en trois étapes simples.

Étape 1 : Rassembler les informations et calculer le montant total

Avant de remplir votre déclaration, vous devez calculer le montant total de vos frais réels. Pour les frais kilométriques, il vous faut :

  1. Le nombre de kilomètres professionnels parcourus dans l’année. Soyez précis : notez chaque jour travaillé la distance aller-retour domicile-travail.
  2. La puissance fiscale de votre véhicule, indiquée sur votre carte grise.
  3. Le barème applicable à votre situation (voiture, moto, électrique).

Utilisez la formule correspondante ou le simulateur de frais kilométriques de l’administration fiscale pour obtenir le montant de base. N’oubliez pas d’y ajouter les frais annexes justifiés (péages, parking…).

Étape 2 : Remplir votre déclaration de revenus en ligne

Le moment est venu de reporter ces informations dans votre déclaration en ligne.

  1. Connectez-vous à votre espace personnel sur impots.gouv.fr et accédez à votre déclaration.
  2. À l’étape 3 (“Revenus et charges”), dans la section “Traitements, salaires”, cochez la case “Traitements, salaires” puis cliquez sur “Suivant”.
  3. Une nouvelle page s’affiche. C’est ici que vous devez cliquer sur le bouton “Option frais réels”.
  4. Indiquez le montant total de vos frais réels (frais kilométriques + autres frais) dans les cases 1AK à 1DK, en fonction du déclarant.
Point de vigilance crucial

Vous ne devez PAS soustraire le montant de vos frais réels de votre salaire pré-rempli (cases 1AJ à 1DJ). L’administration fiscale s’occupera de faire la déduction elle-même. Si vous modifiez votre salaire, le calcul sera erroné.

Étape 3 : Détailler la nature de vos frais

L’administration fiscale a besoin de comprendre d’où vient le montant que vous avez déclaré en case 1AK. Vous devez donc joindre une note détaillant vos calculs.

  • En ligne : utilisez la rubrique “Informations” ou la zone “Détails” qui apparaît après avoir choisi l’option frais réels.
  • Sur papier : joignez une note annexe sur papier libre à votre déclaration.

Votre note doit être claire et précise. Par exemple :

  • Frais de transport : 6 000 km parcourus avec un véhicule de 5 CV. Calcul : (6000 * 0.357) + 1395 = 3 537 €.
  • Frais de péage : 150 € (justificatifs à l’appui).
  • Frais de repas : XX repas à XX € = XXX €.
  • TOTAL DES FRAIS RÉELS : 3 687 €.

Ce montant total est celui que vous reporterez dans la case 1AK. La gestion rigoureuse de ces éléments est fondamentale pour établir un bilan comptable précis et justifiable, que ce soit pour un salarié ou un indépendant.

Les justificatifs : votre meilleure protection en cas de contrôle

Vous n’avez pas à joindre vos factures et tickets à votre déclaration de revenus. En revanche, vous devez impérativement les conserver pendant une durée de 3 ans suivant l’année de la déclaration. En cas de demande de l’administration, vous devrez être en mesure de prouver la réalité et le montant de vos dépenses.

Voici une checklist des justificatifs à conserver :

  • Pour le véhicule : une copie de la carte grise pour prouver la puissance fiscale.
  • Pour la distance : un agenda, un carnet de bord, des relevés de pointage ou une application mobile où vous notez quotidiennement les kilomètres parcourus. Mentionnez la date, le lieu de départ et d’arrivée, et le motif du déplacement.
  • Pour les frais annexes : toutes les factures (péages, tickets de parking, factures de garage, contrat d’assurance, échéancier de crédit…).

Une bonne organisation de ces documents est essentielle. Chez Keobiz, nous savons que la rigueur administrative est la clé d’une gestion saine, c’est pourquoi nous intégrons des outils de traitement intelligent des documents pour nos clients entrepreneurs, simplifiant la comptabilité de trésorerie au quotidien.

Optimiser votre déclaration : que faire en cas de remboursement par l’employeur ?

Il est fréquent que les employeurs versent des allocations ou des remboursements pour couvrir une partie des frais professionnels de leurs salariés (indemnités de transport, titres-restaurant, etc.). Si vous optez pour les frais réels, la gestion de ces sommes est très importante.

La règle est simple : toute allocation ou remboursement pour frais professionnels versé par votre employeur doit être ajouté à votre salaire brut imposable (cases 1AJ à 1DJ).

Pourquoi ? Parce que ces sommes sont exonérées d’impôt lorsque vous êtes au forfait de 10 %. Si vous choisissez de déduire vos frais réels, vous ne pouvez pas bénéficier en plus de cette exonération. Vous déclarez donc la totalité de vos revenus (salaire + allocations) et déduisez la totalité de vos frais. Omettre de réintégrer ces allocations est une erreur fréquente qui peut entraîner un redressement fiscal. Cette rigueur est la même que celle exigée pour une déclaration de TVA, où chaque flux doit être correctement justifié.

Le choix entre la déduction forfaitaire et les frais réels est une décision stratégique qui peut vous faire économiser plusieurs centaines d’euros sur votre impôt. Prenez le temps de faire le calcul, de rassembler vos justificatifs et de remplir votre déclaration avec soin. Pour les entrepreneurs et les dirigeants de TPE, cette optimisation fiscale est un levier de performance non négligeable. C’est pourquoi un accompagnement par un expert-comptable peut faire toute la différence, en assurant non seulement la conformité mais aussi l’optimisation de toutes vos déclarations.

FAQ :

Est-il toujours plus avantageux de choisir les frais réels ?

Non, pas toujours. L’option pour les frais réels n’est avantageuse que si le montant total de vos dépenses professionnelles justifiables (transport, repas, etc.) est supérieur à 10 % de votre salaire net imposable. Si vous avez peu de frais ou si vous habitez très près de votre lieu de travail, la déduction forfaitaire de 10 % est souvent plus simple et parfois plus rentable.

Que se passe-t-il si j'opte pour les frais réels mais que la déduction de 10 % était plus favorable ?

L’administration fiscale est tenue d’appliquer le régime le plus favorable pour le contribuable. Si, après calcul, il s’avère que la déduction forfaitaire de 10 % est plus avantageuse pour vous que les frais réels que vous avez déclarés, c’est la déduction de 10 % qui sera automatiquement retenue pour le calcul de votre impôt final. Vous ne pouvez donc pas être pénalisé.

Je suis auto-entrepreneur, puis-je déduire mes frais kilométriques de cette manière ?

Non, le système des frais réels et du barème kilométrique ne s’applique qu’aux contribuables dont les revenus sont imposés dans la catégorie des traitements et salaires ou des bénéfices non commerciaux (BNC) au régime de la déclaration contrôlée. Les auto-entrepreneurs (micro-entrepreneurs) bénéficient d’un abattement forfaitaire sur leur chiffre d’affaires, qui est réputé couvrir toutes leurs charges, y compris les frais de déplacement. Il est crucial pour un indépendant de bien gérer ses finances, notamment via uncompte bancaire professionnel dédié.

Comment gérer les allocations versées par mon employeur ?

Si vous optez pour les frais réels, vous devez impérativement ajouter à votre salaire brut imposable (case 1AJ) la totalité des allocations et remboursements versés par votre employeur pour couvrir vos frais professionnels (prime de transport, indemnités kilométriques, participation aux repas…). En contrepartie, vous déduisez 100% de vos frais réels en case 1AK.

Nos derniers articles de
gérer une entreprise

Établissement complémentaire : Comment ouvrir et déclarer votre structure en 2026
Votre activité se développe et vos locaux actue...
Fiscalité de la SASU en 2026 : IR, IS, dividendes et cotisations sociales
C’est une étape cruciale qui déterminera ...
Transformer une SA en SAS : Procédure, étapes et formalités en 2026
Votre Société Anonyme (SA) est-elle devenue tro...
Transformer une SARL en SAS : Le guide pratique complet 2026
Votre SARL atteint ses limites et vous envisage...
Nous contacter