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Comptabilité : Comment faire un bilan comptable pas à pas en 2026

Sommaire :

1.Qu’est-ce qu’un bilan comptable et pourquoi est-il essentiel ?
2.Comprendre la structure du bilan : Actif vs Passif
3.Les 8 étapes clés pour faire son bilan comptable pas à pas
4.FAQ :
En résumé :
  • Le bilan est une « photographie » du patrimoine à un instant T : Actif = Passif, complementaire au compte de résultat qui mesure les flux sur la période.

  • Il sert à piloter l’entreprise (analyse de solvabilité, Fonds de Roulement), à convaincre banques et investisseurs, et constitue la base du calcul de l’impôt sur les sociétés.

  • Réalisez-le pas à pas : finaliser la saisie des pièces, inventaire physique des immobilisations et des stocks, ajustements de cut‑off (CCA/PCA, FNP/FAE), calcul des amortissements, constitution de provisions, contrôles et rapprochements, puis édition du bilan, compte de résultat et annexe.

  • Priorisez les contrôles clés : lettrage des comptes clients/fournisseurs, rapprochement bancaire, valorisation correcte des stocks et estimation justifiée des provisions pour éviter erreurs et redressements.

  • Alliez outils digitaux (checklists, modèles Excel/CSV, automatisation bancaire) et accompagnement d’un expert‑comptable pour sécuriser les écritures, optimiser les ajustements fiscaux et finaliser la liasse fiscale.

La clôture de l’exercice approche et l’idée de faire votre bilan comptable vous semble être une montagne à gravir ? Loin d’être un simple exercice de style réservé aux experts, l’établissement du bilan est un moment crucial qui vous offre une vision claire de la santé financière de votre entreprise. C’est une photographie précise de son patrimoine à un instant T, un document indispensable pour piloter votre activité, rassurer vos partenaires et répondre à vos obligations légales.

Que vous soyez dirigeant de TPE/PME ou entrepreneur, comprendre les mécanismes du bilan vous donne les clés pour prendre des décisions éclairées. Ce guide complet vous détaille, pas à pas, la méthodologie pour préparer et réaliser votre bilan comptable en toute sérénité.

Qu’est-ce qu’un bilan comptable et pourquoi est-il essentiel ?

Avant de se lancer dans les étapes pratiques, il est fondamental de comprendre la nature et l’utilité du bilan. Il s’agit d’un des documents de synthèse qui composent les comptes annuels, au même titre que le compte de résultat et l’annexe.

Définition : une photographie du patrimoine de l’entreprise

Le bilan comptable est un tableau qui présente la situation patrimoniale de l’entreprise à une date précise, généralement la date de clôture de l’exercice comptable. Il se divise en deux parties qui doivent obligatoirement s’équilibrer :

  • L’Actif : Il recense tout ce que l’entreprise possède (ses biens et ses créances). Il représente l’emploi des ressources.
  • Le Passif : Il liste tout ce que l’entreprise doit (ses dettes et ses capitaux propres). Il représente l’origine des ressources.

La règle fondamentale est simple : Total Actif = Total Passif. Cet équilibre est la pierre angulaire de la comptabilité en partie double. Contrairement au compte de résultat qui analyse les flux (enrichissement ou appauvrissement) sur une période, le bilan offre une vision statique du patrimoine à un instant T.

L’utilité du bilan au-delà de l’obligation légale

Si l’établissement d’un bilan comptable est une obligation légale pour la majorité des entreprises (à l’exception notable des micro-entrepreneurs), son intérêt est multiple :

  • Pour le dirigeant : C’est un outil de pilotage indispensable. Il permet d’analyser la structure financière, d’évaluer la solvabilité et de préparer des décisions stratégiques, comme un nouvel investissement.
  • Pour les tiers : Les banques l’exigent pour toute demande de prêt afin d’évaluer la capacité de remboursement. Les investisseurs l’analysent pour estimer la valeur de l’entreprise avant d’entrer au capital.
  • Pour l’administration fiscale : Le résultat comptable qui apparaît au passif du bilan sert de base au calcul de l’impôt sur les sociétés (IS).

Comprendre la structure du bilan : Actif vs Passif

Pour lire et construire un bilan, il faut maîtriser sa structure. Les éléments sont classés selon leur nature et leur liquidité (pour l’actif) ou leur exigibilité (pour le passif).

L’Actif : ce que l’entreprise possède

Les actifs sont classés par ordre de liquidité croissante, c’est-à-dire de la facilité à les convertir en argent.

Tableau récapitulatif

Catégorie d’Actif

Description

Exemples

Actif immobilisé

Biens et droits destinés à rester durablement dans l’entreprise (> 1 an). C’est le patrimoine stable.

Incorporelles: Fonds de commerce, brevets, logiciels.Corporelles: Terrains, bâtiments, machines, véhicules, matériel informatique.Financières: Titres de participation, prêts accordés.

Actif circulant

Éléments liés au cycle d’exploitation, ayant vocation à se renouveler rapidement (< 1 an).

Stocks: Marchandises, matières premières, produits finis.Créances: Créances clients (factures non encore payées), créances fiscales (crédit de TVA).Disponibilités: Comptes bancaires, caisse.

Le Passif : ce que l’entreprise doit

Le passif est classé par ordre d’exigibilité croissante, des dettes les plus lointaines (capitaux propres) aux plus immédiates.

Tableau récapitulatif

Catégorie de Passif

Description

Exemples

Capitaux Propres

Ressources stables appartenant aux associés ou générées par l’activité. C’est la “dette” envers les propriétaires.

Capital social, réserves (bénéfices des années passées non distribués), report à nouveau, résultat de l’exercice.

Dettes

Ressources externes que l’entreprise devra rembourser à des tiers.

Dettes financières: Emprunts bancaires.Dettes d’exploitation: Dettes fournisseurs, dettes sociales (URSSAF, caisses de retraite), dettes fiscales (TVA à payer, IS à payer).

Le Fonds de Roulement : un indicateur clé

L’analyse du bilan permet de calculer des ratios essentiels comme le Fonds de Roulement Net Global (FRNG). Calculé par la différence entre les capitaux permanents (Capitaux Propres + Dettes financières à long terme) et l’actif immobilisé, il indique si les ressources stables de l’entreprise sont suffisantes pour financer ses investissements durables. Un FRNG positif est un signe de bonne santé financière.

Les 8 étapes clés pour faire son bilan comptable pas à pas

Réaliser son bilan est un processus méthodique qui se déroule après la fin de l’exercice comptable. Voici les étapes incontournables, appelées “travaux d’inventaire”.

1. Finaliser la saisie des pièces comptables

La première étape est de s’assurer que toutes les opérations de l’exercice ont été correctement enregistrées.

  • Collecte exhaustive : Rassemblez toutes les pièces justificatives (factures d’achat et de vente, relevés bancaires, notes de frais, bulletins de paie…).
  • Saisie chronologique : Vérifiez que chaque opération est saisie dans le bon journal comptable (achats, ventes, banque, opérations diverses) et à la bonne date.
  • Lettrage des comptes : Pointez les factures avec leurs règlements dans les comptes clients et fournisseurs pour n’y laisser que les soldes non réglés.

L’utilisation d’un logiciel de comptabilité connecté à vos comptes bancaires, comme ceux que nous mettons à disposition chez Keobiz, automatise une grande partie de ce travail et limite les risques d’oubli.

2. Réaliser l’inventaire physique

Il s’agit de contrôler physiquement l’existence et la valeur des actifs de l’entreprise à la date de clôture.

  • Inventaire des immobilisations : Listez tous les biens durables de l’entreprise, vérifiez leur présence et leur état. Sortez des comptes les actifs vendus ou mis au rebut durant l’année.
  • Inventaire des stocks : Comptez et valorisez l’ensemble de vos stocks : marchandises, matières premières, produits en cours et produits finis. Cette valorisation est cruciale car elle impacte directement votre résultat.

3. Effectuer les ajustements de “cut-off”

Le principe de séparation des exercices est fondamental en comptabilité. Seules les charges et les produits qui concernent l’exercice clos doivent figurer dans les comptes.

  • Charges Constatées d’Avance (CCA) : Une charge a été payée et comptabilisée sur l’exercice N, mais elle concerne en partie ou en totalité l’exercice N+1 (ex: prime d’assurance annuelle payée en octobre). Il faut neutraliser la partie qui concerne N+1.
  • Produits Constatés d’Avance (PCA) : Un produit a été facturé et encaissé en N, mais la prestation sera réalisée en N+1 (ex: abonnement annuel vendu en décembre).
  • Factures Non Parvenues (FNP) et Charges à Payer (CAP) : Des biens ou services ont été reçus en N, mais la facture du fournisseur n’arrivera qu’en N+1. Il faut rattacher cette charge à l’exercice N.
  • Factures à Établir (FAE) et Produits à Recevoir (PAR) : Des biens ou services ont été livrés en N, mais la facture ne sera émise qu’en N+1. Il faut rattacher ce produit à l’exercice N.

4. Calculer et comptabiliser les dotations aux amortissements

Les immobilisations perdent de la valeur avec le temps et l’usure. L’amortissement comptable constate cette dépréciation.

  • Dresser un tableau des immobilisations : Pour chaque bien, il faut connaître sa date d’acquisition, sa valeur d’origine et sa durée d’utilisation prévue.
  • Calculer l’annuité d’amortissement : Selon la méthode choisie (linéaire le plus souvent), on calcule la charge annuelle de dépréciation.
  • Enregistrer l’écriture : Cette dotation est une charge qui vient diminuer le résultat, mais qui ne correspond pas à une sortie de trésorerie.

5. Constater les provisions pour risques et charges

Une provision vise à couvrir un risque futur probable, dont l’échéance ou le montant ne sont pas connus avec certitude.

  • Identifier les risques : Litige avec un salarié ou un client, garantie donnée aux clients, créances douteuses (risque de non-recouvrement), risque de change, etc.
  • Évaluer le montant : L’estimation doit être la plus fiable possible.
  • Comptabiliser la provision : Comme l’amortissement, c’est une charge calculée qui vient impacter le résultat.
L’œil de l’expert : ne sous-estimez pas les provisions

La constitution de provisions est souvent négligée par les entrepreneurs. C’est pourtant un levier important du principe de prudence en comptabilité. Omettre une provision pour une créance client qui ne sera probablement jamais payée revient à surévaluer votre résultat et votre patrimoine. Un expert-comptable saura vous guider pour identifier et chiffrer ces risques de manière justifiée.

6. Justifier les soldes des comptes

Cette étape de contrôle est essentielle pour garantir la fiabilité des comptes.

  • Effectuer le rapprochement bancaire : Assurez-vous que le solde du compte “Banque” en comptabilité correspond bien au solde du relevé bancaire, après ajustement des opérations en cours (chèques non encaissés, etc.).
  • Vérifier les comptes de tiers : Le solde des comptes clients doit correspondre à la somme des factures non payées ; idem pour les comptes fournisseurs.
  • Contrôler la cohérence des comptes de capitaux propres, de charges sociales et de TVA avec les déclarations effectuées durant l’année.

7. Calculer l’impôt final

Une fois le résultat comptable avant impôt déterminé (total des produits – total des charges), il faut calculer l’impôt sur les sociétés (IS) dû. Ce calcul peut nécessiter des ajustements fiscaux (réintégrations et déductions extra-comptables). L’impôt calculé est ensuite enregistré comme la dernière charge de l’exercice.

8. Éditer les comptes annuels et la liasse fiscale

La dernière étape consiste à éditer les documents de synthèse définitifs :

  • Le bilan.
  • Le compte de résultat.
  • L’annexe (document qui commente et complète les informations du bilan et du compte de résultat).

Ces documents, qui forment un tout indissociable, sont ensuite regroupés dans la liasse fiscale pour être transmis à l’administration.

Les erreurs à éviter absolument

Certaines erreurs peuvent remettre en cause la sincérité de vos comptes et vous exposer à un redressement fiscal. Les plus fréquentes sont : un mauvais “cut-off”, l’oubli de provisions pour créances douteuses, une valorisation incorrecte des stocks, l’absence de justificatifs pour certaines charges, ou encore des erreurs dans le calcul des amortissements. La rigueur est votre meilleure alliée.

L’établissement d’un bilan comptable est un exercice rigoureux qui demande méthode et expertise. Si les étapes peuvent sembler complexes, elles sont la garantie d’une vision fidèle et juste de la performance de votre entreprise. C’est sur cette base solide que vous pourrez piloter votre croissance, convaincre vos partenaires financiers et satisfaire vos obligations.

Aujourd’hui, s’appuyer sur un cabinet d’expertise comptable en ligne comme Keobiz vous permet de combiner le meilleur des deux mondes : la puissance d’outils digitaux qui automatisent la collecte et la saisie, et l’accompagnement d’un chargé de mission dédié qui sécurise les étapes clés, de l’inventaire à la validation du bilan final. Vous gagnez ainsi en temps, en sérénité et en fiabilité.

FAQ :

Quelle est la différence entre un bilan comptable et un compte de résultat ?

Le bilan est une photo du patrimoine (ce que l’on possède et ce que l’on doit) à un instant T. Le compte de résultat est un film qui retrace l’activité sur une période (généralement un an) en listant les produits et les charges pour déterminer si l’entreprise a réalisé un bénéfice ou une perte. Le résultat de ce “film” vient s’inscrire dans le bilan.

Qui est obligé de faire un bilan comptable ?

Toutes les sociétés commerciales (SARL, SAS, SA…) et les entreprises individuelles (sauf celles au régime micro-entreprise) ont l’obligation légale d’établir des comptes annuels, incluant un bilan, à la clôture de chaque exercice. Les micro-entrepreneurs bénéficient d’une comptabilité allégée et sont dispensés de bilan. Pour les autres, il existe la possibilité d’opter pour unbilan simplifié.

Puis-je faire mon bilan comptable seul ?

Techniquement, un entrepreneur peut faire son bilan lui-même s’il dispose de solides connaissances comptables et d’un logiciel adapté. Cependant, le risque d’erreurs est élevé et peut avoir des conséquences fiscales importantes. Faire appel à un expert-comptable est fortement recommandé. Il engage sa responsabilité, garantit la conformité des comptes et vous apporte un conseil précieux pour l’analyse financièreet l’optimisation.

Quand faut-il établir le bilan ?

Le bilan doit être établi à la date de clôture de l’exercice comptable. La plupart des entreprises clôturent leur exercice le 31 décembre, mais il est possible de choisir une autre date. Une fois la clôture passée, l’entreprise dispose de plusieurs mois (généralement entre 3 et 6) pour finaliser ses comptes, tenir son assemblée générale d’approbation et déposer ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce.

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