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Micro-entreprise ou SASU en 2026 : Le comparatif pour bien choisir

Sommaire :

1.Le duel de la fiscalité : Impôt sur le Revenu (IR) vs. Impôt sur les sociétés (IS)
2.Protection sociale et charges : deux mondes opposés
3.Plafonds, gestion et obligations : la balance entre simplicité et flexibilité
4.Les coûts de création et de gestion au quotidien
5.Simulations : quel statut pour quel revenu ?
6.L’évolution : passer de la micro-entreprise à la SASU
7.FAQ :
En résumé :
  • Micro‑entreprise : simplicité de création et de gestion, imposition à l’IR avec abattement forfaitaire (71 % vente, 50 % BIC, 34 % BNC) et impossibilité de déduire les charges réelles — idéal pour tester à faible CA.

  • SASU : personne morale soumise par défaut à l’IS (15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %), possibilité de déduire toutes les charges, arbitrage salaire/dividendes pour piloter le revenu et option IR limitée à 5 ans.

  • Protection sociale et cotisations : micro = TNS avec cotisations proportionnelles au CA (≈12,3 % à 21,2 %) et protection plus limitée ; SASU (président assimilé‑salarié) = protection proche du régime général mais coût social élevé (~82 % sur la rémunération nette) et pas d’assurance chômage.

  • Plafonds et obligations : micro soumis aux seuils (188 700 € vente / 77 700 € services) et comptabilité allégée ; SASU sans plafond, formalités de création payantes et comptabilité complète (bilan, expert‑comptable recommandé).

  • Critères de choix et transition : rester micro si CA modéré et peu de charges réelles ; basculer en SASU si les charges réelles dépassent l’abattement (ex. >34 % pour BNC) ou si croissance/partenariat exigent une structure sociétaire — simuler plusieurs scénarios et consulter un expert‑comptable avant la transition.

Vous lancez votre activité en solo et le choix du statut juridique vous semble un véritable casse-tête ? Vous hésitez entre la simplicité de la micro-entreprise et la structure plus robuste de la SASU ? Ce n’est pas qu’une question administrative. Derrière cette décision se cachent des impacts majeurs sur votre fiscalité, votre protection sociale, vos charges et votre capacité à faire grandir votre projet. Que vous souhaitiez tester une idée, démarrer une activité complémentaire ou bâtir une entreprise ambitieuse, il est crucial de comprendre ce que chaque option implique pour faire le bon choix en 2026.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau comparatif synthétique des deux statuts :

Tableau récapitulatif

Critère

Micro-entreprise (Auto-entrepreneur)

SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)

Structure juridique

Entreprise Individuelle (EI). Pas de distinction entre vous et l’entreprise.

Société. Personne morale distincte de vous.

Responsabilité

Limitée au patrimoine professionnel.

Limitée aux apports (au capital social).

Plafonds de CA

Oui (188 700 € pour la vente, 77 700 € pour les services).

Non, aucun plafond de chiffre d’affaires.

Régime fiscal

Impôt sur le Revenu (IR) après abattement forfaitaire. Option pour le versement libératoire possible.

Impôt sur les Sociétés (IS) par défaut. Option pour l’IR possible (limitée à 5 ans).

Déduction des charges

Non, application d’un abattement forfaitaire pour frais.

Oui, déduction de toutes les charges réelles (achats, frais, rémunération…).

Régime social du dirigeant

Travailleur Non Salarié (TNS), affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).

Assimilé-salarié (si rémunéré), affilié au régime général de la Sécurité Sociale.

Calcul des cotisations

Pourcentage fixe du chiffre d’affaires encaissé (environ 12,3 % à 21,2 %).

Pourcentage élevé de la rémunération brute (environ 82 %). Pas de rémunération = pas de charges sociales.

Dividendes

N/A

Possible. Soumis à la “flat tax” de 30 % (ou option IR). Pas de cotisations sociales.

Formalités de création

Simples et gratuites (déclaration en ligne).

Plus complexes et payantes (rédaction de statuts, annonce légale, dépôt de capital…).

Gestion comptable

Très simplifiée (livre des recettes).

Comptabilité complète obligatoire (bilan, compte de résultat).

Le duel de la fiscalité : Impôt sur le Revenu (IR) vs. Impôt sur les sociétés (IS)

Le choix entre ces deux formes juridiques impacte directement la manière dont vos revenus seront imposés. C’est l’un des critères les plus importants, car il conditionne votre revenu net disponible.

Le micro-entrepreneur : la simplicité de l’Impôt sur le Revenu

En micro-entreprise, vous ne faites qu’un avec votre entreprise. Les bénéfices sont donc directement imposés entre vos mains, via votre déclaration d’impôt sur le revenu personnelle. Le fonctionnement est simple :

  1. Vous déclarez votre chiffre d’affaires (CA) brut encaissé.

  2. L’administration fiscale applique un abattement forfaitaire pour frais professionnels (71 % pour la vente, 50 % pour les prestations de services BIC, 34 % pour les BNC).

  3. Le montant restant est ajouté aux autres revenus de votre foyer fiscal et soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

L’inconvénient majeur de ce système est que vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles. Si vos dépenses (logiciels, matières premières, loyer, déplacements…) dépassent le montant de l’abattement, ce régime peut devenir fiscalement désavantageux.

La SASU : le pilotage stratégique avec l’Impôt sur les Sociétés

La SASU est une société, une personne morale distincte de vous. Par défaut, elle est soumise à l’Impôt sur les Sociétés (IS). Cela change tout.

  • La société paie son propre impôt sur ses bénéfices réels (CA – charges déductibles). Le taux est réduit à 15 % sur la part des bénéfices allant jusqu’à 42 500 €, puis de 25 % au-delà.

  • Vous n’êtes imposé personnellement que sur les sommes que vous décidez de vous verser : soit une rémunération (salaires), soit des dividendes.

Cette distinction vous offre une flexibilité totale pour piloter vos revenus. Vous pouvez décider de vous verser un salaire, des dividendes, ou un mélange des deux. Vous pouvez aussi choisir de ne rien vous verser et de laisser les bénéfices dans la société pour les réinvestir. Cet arbitrage entre salaire et dividendes est une stratégie d’optimisation clé en SASU.

Protection sociale et charges : deux mondes opposés

La couverture sociale et le montant des cotisations à payer sont radicalement différents entre les deux statuts.

Le régime du micro-entrepreneur : des cotisations proportionnelles au CA

En tant que micro-entrepreneur, vous êtes considéré comme un Travailleur Non Salarié (TNS). Vos cotisations sociales sont calculées via un pourcentage fixe appliqué sur votre chiffre d’affaires encaissé :

  • 12,3 % pour les activités d’achat-revente de marchandises.

  • 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales (BIC).

  • 21,1 % pour les autres prestations de services et les professions libérales (BNC).

Ce système est prévisible et simple : pas de CA, pas de cotisations. Cependant, la protection sociale offerte est plus limitée que celle d’un salarié (retraite, indemnités journalières…).

Le président de SASU : le statut d’assimilé-salarié

Si vous vous versez une rémunération en tant que président de SASU, vous bénéficiez du statut d’assimilé-salarié. Vous êtes rattaché au régime général de la Sécurité Sociale, comme un salarié classique.

Avantages :

  • Vous bénéficiez d’une protection sociale complète (maladie, retraite de base et complémentaire, prévoyance) quasi identique à celle d’un salarié.

  • Si vous ne vous versez aucune rémunération, vous ne payez aucune cotisation sociale.

Inconvénient :

  • Le coût est très élevé. Les charges sociales représentent environ 82 % de votre rémunération nette. Pour percevoir 1 000 € net, votre SASU devra débourser environ 1 820 €.

  • Vous ne cotisez pas à l’assurance chômage.

Le cas particulier des allocations chômage (ARE)

Un avantage majeur de la SASU pour les créateurs bénéficiant de l’ARE est la possibilité de cumuler intégralement leurs allocations avec les revenus de leur société. En ne vous versant aucune rémunération et en capitalisant les bénéfices, vous pouvez continuer à percevoir 100% de vos droits au chômage. Les dividendes, n’étant pas considérés comme un revenu professionnel, ne sont pas pris en compte par Pôle Emploi. C’est impossible en micro-entreprise, où le CA déclaré vient systématiquement réduire vos allocations.

Plafonds, gestion et obligations : la balance entre simplicité et flexibilité

Les limites de la micro-entreprise : simplicité rime avec restrictions

Le régime de la micro-entreprise est plébiscité pour sa simplicité, mais celle-ci a un prix.

  • Plafonds de chiffre d’affaires : Vous ne pouvez pas dépasser 188 700 € de CA pour les activités de vente et 77 700 € pour les prestations de services. Au-delà, vous sortez du régime.

  • Impossibilité de s’associer : Le statut est strictement individuel. Pour faire entrer un partenaire, vous devrez changer de structure et créer une société.

  • Image moins professionnelle : Pour certains clients, notamment les grands comptes, une société (SASU) peut renvoyer une image plus solide et pérenne qu’une entreprise individuelle.

La gestion de la SASU : plus de complexité pour plus de potentiel

La SASU n’a aucune de ces limites. Vous n’avez pas de plafond de chiffre d’affaires, et la structure est conçue pour évoluer : vous pouvez facilement la transformer en SAS pour accueillir de nouveaux associés.

Cependant, cette flexibilité s’accompagne d’obligations plus lourdes. Vous devez tenir des obligations comptables strictes : bilan annuel, compte de résultat, etc. Le recours à un expert-comptable est quasi indispensable pour assurer la conformité et optimiser votre gestion. Heureusement, des solutions en ligne comme Keobiz permettent de simplifier et d’automatiser une grande partie de ces tâches à un coût maîtrisé.

Choisir un statut, c’est aussi choisir une manière de diriger son entreprise. La micro-entreprise est un excellent outil pour démarrer rapidement, tandis que la SASU est une fondation solide pour construire un projet à long terme.

Les coûts de création et de gestion au quotidien

Les formalités et les frais ne sont pas les mêmes au démarrage et en cours de vie.

  • En micro-entreprise : La création est gratuite. Il suffit de remplir un formulaire en ligne sur le site du guichet unique. Les coûts de gestion sont quasi nuls si vous gérez vous-même votre facturation et votre livre de recettes.

  • En SASU : La création est payante. Il faut prévoir plusieurs centaines d’euros pour :

    • La publication d’une annonce dans un support d’annonces légales.

    • Les frais d’immatriculation au greffe.

    • L’éventuelle aide d’un professionnel pour la rédaction des statuts.

Ensuite, il faut ajouter les frais de gestion annuels, comme les honoraires de l’expert-comptable, les frais de dépôt des comptes, et le coût d’un compte bancaire professionnel dédié.

Créer sa SASU sans frais, c’est possible

Les coûts de création peuvent être un frein pour se lancer en société. C’est pourquoi chez Keobiz, nous avons décidé d’offrir l’intégralité des démarches de création de votre SASU. Nous rédigeons vos statuts, gérons les formalités administratives et couvrons même les frais d’annonce légale et de greffe. Vous démarrez votre projet sur des bases solides, sans aucun coût de création.

Simulations : quel statut pour quel revenu ?

Pour vous aider à visualiser l’impact de votre choix, voici une simulation simplifiée pour un consultant en informatique (activité libérale, BNC) facturant ses prestations.

Hypothèses :

  • Micro-entrepreneur : Taux de cotisations de 21,2 %. Abattement fiscal de 34 %.

  • SASU : Le président se verse 100% du bénéfice disponible en rémunération. Pas de dividendes. Charges de fonctionnement estimées à 15% du CA.

Tableau récapitulatif

Chiffre d’Affaires Annuel

Revenu net après impôts et charges (Micro-entrepreneur)

Revenu net après impôts et charges (Président de SASU)

Statut le plus avantageux

30 000 €

~ 20 500 €

~ 12 500 €

Micro-entreprise

60 000 €

~ 39 000 €

~ 25 000 €

Micro-entreprise

90 000 €

Sortie du régime micro (dépassement du seuil de 77 700 €)

~ 37 500 €

SASU (par obligation)

Analyse :

  • Pour des chiffres d’affaires modérés et peu de frais, la micro-entreprise est financièrement plus intéressante grâce à ses cotisations sociales plus faibles.

  • Dès que vos charges réelles dépassent l’abattement forfaitaire (34% dans cet exemple), la SASU devient plus attractive car elle permet de tout déduire.

  • Au-delà des seuils, la question ne se pose plus : la transformation en société de type SASU devient une obligation.

L’évolution : passer de la micro-entreprise à la SASU

Il est très courant de commencer en micro-entreprise pour tester son activité et de basculer en SASU une fois le projet validé et le chiffre d’affaires en croissance. Cette transition n’est pas une transformation directe, mais une procédure en deux étapes :

  1. Clôturer la micro-entreprise : une démarche simple et rapide en ligne.

  2. Créer une nouvelle SASU : en suivant toutes les étapes d’immatriculation d’une SASU.

Ce passage est un moment clé dans la vie de votre entreprise. C’est l’occasion de réfléchir à votre stratégie de rémunération, d’optimiser votre fiscalité et de structurer votre activité pour l’avenir. Un accompagnement par un expert-comptable est fortement recommandé pour sécuriser cette transition.

En définitive, il n’y a pas de “meilleur” statut dans l’absolu. La micro-entreprise est un tremplin idéal pour démarrer avec un minimum de risques et de contraintes. La SASU est un véhicule plus puissant, conçu pour la croissance, l’optimisation et la pérennité. Le choix dépend entièrement de la nature de votre projet, de vos ambitions et de votre situation personnelle.

FAQ :

Peut-on cumuler une micro-entreprise et une présidence de SASU ?

Oui, c’est légalement possible, mais à une condition stricte : les deux activités doivent être de nature distincte. Par exemple, vous ne pouvez pas être consultant en marketing via votre SASU et facturer des prestations similaires via une micro-entreprise. Cette situation est très surveillée par l’administration, qui peut y voir une tentative d’optimisation abusive. Il est crucial de bien séparer les deux périmètres d’activité.

Quel statut est le meilleur pour un freelance qui débute ?

Pour unfreelance qui débute, la micro-entreprise est souvent le choix le plus judicieux. Sa simplicité de création et de gestion permet de se concentrer sur le développement de sa clientèle sans se soucier d’une comptabilité complexe. Les charges sociales étant directement proportionnelles au chiffre d’affaires, le risque financier est très limité. C’est le statut parfait pour tester son marché et valider son offre.

À partir de quel niveau de charges la SASU devient-elle plus intéressante que la micro-entreprise ?

La bascule s’opère lorsque le montant de vos charges réelles (achats, logiciels, loyer, sous-traitance, etc.) dépasse le montant de l’abattement forfaitaire appliqué en micro-entreprise. Pour une activité de prestation de services (BNC), l’abattement est de 34%. Si vos charges professionnelles représentent plus de 34% de votre chiffre d’affaires, il est mathématiquement plus intéressant de passer en SASU pour pouvoir les déduire intégralement de votre résultat imposable.

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