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Monter une SCI familiale en 2026 : La méthode complète en 10 étapes

Sommaire :

1.Qu’est-ce qu’une SCI familiale et pourquoi y recourir ?
2.Monter sa SCI familiale : la méthode en 10 étapes
3.Coûts et délais pour la création d’une SCI familiale
4.La fiscalité de la SCI familiale : IR ou IS ?
5.Gérer la SCI au quotidien : ce qu’il faut savoir
6.FAQ :
En résumé :
  • La SCI familiale est une société civile permettant à des membres d’une même famille de détenir et gérer ensemble un ou plusieurs biens immobiliers (min. 2 associés), dirigée par un gérant et organisée par des statuts contractuels.

  • Elle simplifie la gestion par rapport à l’indivision, facilite la transmission progressive du patrimoine (donation de parts) et offre des avantages fiscaux pour les donations (abattement de 100 000 € par parent/enfant et prise en compte du passif).

  • La création suit 10 étapes clés : définir le projet et les associés, rédiger des statuts (clauses de majorité et clause d’agrément essentielles), constituer les apports (numéraire ou nature), nommer le gérant, publier l’annonce légale, déclarer les bénéficiaires effectifs et immatriculer la SCI (formulaire M0) pour obtenir le Kbis.

  • Fiscalité : par défaut la SCI est transparente (IR) — les associés déclarent leur quote‑part de revenus fonciers — mais l’option pour l’IS est possible et irrévocable ; attention, la location meublée entraîne généralement un basculement en fiscalité commerciale/IS.

  • Au quotidien, le gérant assure la gestion courante tandis que les décisions importantes se prennent en assemblée selon les statuts ; les associés ont une responsabilité indéfinie et solidaire, la comptabilité et les coûts (rédaction statuts, annonce légale, frais de greffe, notaire pour apports en nature) doivent être anticipés.

Vous envisagez de gérer un patrimoine immobilier en famille, de préparer sa transmission ou d’investir à plusieurs dans la pierre ? La création d’une Société Civile Immobilière (SCI) familiale est souvent présentée comme la solution idéale, mais par où commencer pour concrétiser ce projet ?

La SCI familiale est un outil juridique puissant pour détenir et gérer un ou plusieurs biens immobiliers entre membres d’une même famille. Elle permet de regrouper des maisons, appartements ou terrains sous une seule entité, simplifiant ainsi la gestion quotidienne et anticipant les successions. Mais attention, même entre proches, il s’agit d’une véritable société avec ses règles, ses obligations et ses formalités. Suivez notre guide complet pour monter votre SCI familiale en 10 étapes claires et sécurisées.

Qu’est-ce qu’une SCI familiale et pourquoi y recourir ?

Une Société Civile Immobilière est une structure juridique où plusieurs personnes (les associés) mettent en commun un ou plusieurs biens immobiliers pour en partager les bénéfices et faciliter leur gestion. Lorsqu’elle est constituée exclusivement entre membres d’une même famille (liens de parenté ou d’alliance), on parle de SCI familiale.

Contrairement à une société commerciale (SARL, SAS), son objet est purement civil : la gestion d’un patrimoine immobilier. Elle est dirigée par un gérant, qui peut être l’un des associés, et son fonctionnement est régi par des statuts, véritable “contrat” entre les membres de la famille.

Les avantages concrets de la SCI familiale

Le principal intérêt de cette structure est d’éviter les situations de blocage souvent rencontrées dans le cadre de l’indivision, le régime qui s’applique par défaut lorsqu’un bien appartient à plusieurs personnes (suite à un héritage, par exemple).

  • Gestion simplifiée : Dans une indivision, les décisions les plus importantes (comme la vente du bien) exigent l’unanimité, ce qui peut paralyser la gestion en cas de désaccord. Dans une SCI, les statuts définissent les règles de majorité pour chaque type de décision. Le gérant désigné peut prendre en charge la gestion courante (payer les charges, signer un bail, etc.), ce qui fluidifie le fonctionnement.
  • Transmission facilitée du patrimoine : La SCI est un formidable outil pour transmettre progressivement un patrimoine à ses enfants. Plutôt que de donner un bien immobilier en une seule fois, les parents peuvent donner des parts sociales de la SCI. Cette méthode permet de conserver la gestion du bien (en restant gérant) tout en transférant la propriété petit à petit.
  • Optimisation fiscale des successions : Les donations de parts sociales bénéficient d’un abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans. De plus, la valeur des parts sociales transmises tient compte du passif de la société (les emprunts en cours, par exemple), ce qui diminue la base taxable et donc les droits de donation ou de succession.

Monter sa SCI familiale : la méthode en 10 étapes

La création d’une SCI familiale suit un processus administratif précis. Chaque étape est essentielle pour garantir la validité et le bon fonctionnement de votre société.

Étape 1 : Définir le projet et réunir les associés

Avant toute chose, rassemblez les membres de votre famille souhaitant s’associer et définissez clairement l’objectif de la SCI : acheter un nouveau bien ensemble, gérer une résidence familiale existante, préparer la transmission, etc. Cette phase de discussion est cruciale pour s’assurer que tout le monde partage la même vision. Il faut au minimum deux associés pour créer une SCI.

Étape 2 : Rédiger les statuts, le pacte fondateur

C’est l’étape la plus importante. Les statuts sont le document juridique qui organise la vie de votre SCI. Vous pouvez les rédiger vous-même (acte sous seing privé) ou faire appel à un professionnel (avocat, notaire) pour plus de sécurité. Ils doivent obligatoirement contenir plusieurs informations :

  • La dénomination sociale : le nom de votre société, qui doit inclure la mention “SCI”.
  • Le siège social : l’adresse administrative de la SCI.
  • L’objet social : la description des activités de la société (ex : acquisition, gestion et location de biens immobiliers).
  • La durée de vie : elle ne peut excéder 99 ans.
  • Le montant du capital social et la répartition des parts.
Le conseil de l’expert : les clauses statutaires à ne pas oublier

Portez une attention particulière aux clauses régissant les prises de décision (majorité simple, qualifiée, unanimité selon l’importance de l’acte), les pouvoirs du gérant (sont-ils étendus ou limités ?) et surtout, la clause d’agrément. Cette dernière impose l’accord des autres associés pour toute cession de parts à un tiers, permettant ainsi de garder le contrôle sur l’entrée de nouvelles personnes dans la SCI.

Étape 3 : Constituer et déposer le capital social

Le capital social d’une SCI est formé par les apports de chaque associé. Il n’y a pas de minimum légal. Les apports peuvent être :

  • En numéraire : une somme d’argent. Ces fonds doivent être déposés sur un compte bancaire ouvert au nom de la société en formation.
  • En nature : un bien immobilier. Cet apport nécessite obligatoirement l’intervention d’un notaire pour rédiger l’acte d’apport et effectuer la publicité foncière.

En contrepartie de leurs apports, les associés reçoivent des parts sociales proportionnelles à leur investissement, qui déterminent leur poids dans les votes et leur part dans les bénéfices.

Étape 4 : Signer les statuts définitifs

Une fois les apports réalisés, tous les associés doivent dater et signer les statuts en autant d’exemplaires que nécessaire. Cet acte marque la naissance juridique de l’engagement mutuel.

Étape 5 : Nommer le ou les gérants

Le gérant est le représentant légal de la SCI. Il est généralement désigné dans les statuts ou via un acte séparé. Il peut s’agir d’un ou plusieurs associés, ou même d’une personne extérieure à la famille. Le gérant doit fournir une attestation sur l’honneur de non-condamnation qui certifie qu’il n’est sous le coup d’aucune interdiction de gérer une entreprise.

Étape 6 : Publier un avis de constitution

Pour informer les tiers de la création de votre société, vous devez publier une annonce dans un Journal d’Annonces Légales (JAL) du département du siège social. Cette annonce reprend les informations clés des statuts. Vous recevrez en retour une attestation de parution, indispensable pour la suite.

[image alt=”Checklist des documents nécessaires pour monter une SCI familiale”]

Étape 7 : Compléter les documents pour l’immatriculation

Le dossier d’immatriculation se prépare en parallèle. Il doit être déposé sur le site du Guichet unique des formalités des entreprises. Vous devrez remplir le formulaire M0 de création de société et y joindre plusieurs documents, notamment la déclaration des bénéficiaires effectifs.

Cette déclaration obligatoire vise à identifier les personnes physiques qui contrôlent réellement la société. Pour une SCI, il s’agit généralement des associés détenant plus de 25% du capital ou des droits de vote. Vous pouvez consulter les détails sur la déclaration des bénéficiaires effectifs d’une SCI pour vous assurer de la conformité de votre démarche.

Étape 8 : Déposer le dossier d’immatriculation

Le dossier complet est à soumettre en ligne. Il contient généralement :

  • Un exemplaire des statuts signés.
  • L’attestation de parution de l’annonce légale.
  • Le formulaire M0 rempli.
  • La déclaration des bénéficiaires effectifs.
  • Un justificatif du siège social.
  • La pièce d’identité et l’attestation de non-condamnation du gérant.
  • Le règlement des frais de greffe.

Confier ces démarches à un expert-comptable peut vous faire gagner un temps précieux et vous éviter des rejets de dossier. Chez Keobiz, nous proposons un service de création d’entreprise 100% gratuit pour nos futurs clients, incluant la rédaction des statuts et la gestion de toutes les formalités administratives.

Étape 9 : Recevoir l’extrait Kbis

Après validation de votre dossier par le greffe, votre SCI est officiellement immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS). Vous recevez alors votre extrait Kbis, la “carte d’identité” de votre société. Toutes les démarches d’immatriculation de la SCI sont alors terminées.

Étape 10 : Tenir la première assemblée générale

Bien que non obligatoire pour la création, il est recommandé de tenir une première assemblée générale pour acter les premières décisions, comme la nomination définitive du gérant si elle n’a pas été faite dans les statuts, et organiser le fonctionnement pratique de la société.

Coûts et délais pour la création d’une SCI familiale

Le budget à prévoir pour monter votre SCI varie selon le niveau d’accompagnement choisi.

Tableau récapitulatif

Type de Frais

Estimation

Détails

Rédaction des statuts

0 € à 2 500 €

Gratuit si vous les rédigez seul. Entre 1 500 € et 2 500 € chez un notaire ou avocat.

Annonce légale

185 € à 217 €

Tarif forfaitaire qui varie légèrement selon le département.

Frais de greffe

Environ 70 €

Pour l’immatriculation au RCS.

Frais de notaire

Variable

Uniquement en cas d’apport d’un bien immobilier (pourcentage de la valeur du bien).

Le délai total pour créer une SCI familiale est généralement de quelques semaines, le temps de rédiger les statuts, de rassembler les pièces et d’obtenir l’immatriculation.

La fiscalité de la SCI familiale : IR ou IS ?

Par défaut, une SCI est dite “transparente fiscalement”. Elle est soumise à l’Impôt sur le Revenu (IR).

  • Fonctionnement : La société elle-même n’est pas imposée. Ce sont les associés qui déclarent leur quote-part des revenus fonciers (loyers perçus moins les charges déductibles) directement sur leur feuille d’impôt personnelle.
  • Avantage : Ce régime est simple et souvent adapté si les associés ne sont pas dans les tranches d’imposition les plus élevées.

Il est possible d’opter pour l’Impôt sur les Sociétés (IS).

  • Fonctionnement : C’est la SCI qui est imposée sur ses bénéfices (taux réduits et standards de l’IS). Si les associés se versent des dividendes, ceux-ci sont à nouveau imposés au niveau personnel.
  • Avantage : Cette option peut être intéressante si les associés ont une tranche marginale d’imposition élevée ou si l’objectif est de réinvestir les bénéfices dans la société.
Attention au choix de l’IS

L’option pour l’impôt sur les sociétés est irrévocable. Une fois choisie, il est impossible de revenir en arrière. De plus, si votre SCI familiale pratique la location meublée, cette activité est considérée comme commerciale et entraîne une soumission automatique et obligatoire à l’IS. Pesez bien les conséquences avant de vous décider.

Gérer la SCI au quotidien : ce qu’il faut savoir

Une fois la SCI créée, sa gestion implique des responsabilités. Le gérant assure la gestion courante, mais les décisions importantes (vente d’un bien, gros travaux…) doivent être prises en assemblée générale par les associés.

Le point le plus important à comprendre est la responsabilité indéfinie des associés. Cela signifie qu’en cas de dettes de la SCI (un emprunt non remboursé, par exemple), les créanciers peuvent se retourner contre le patrimoine personnel des associés, à proportion de leurs parts dans le capital. C’est un engagement fort qui impose une gestion rigoureuse.

Enfin, même une SCI à l’IR doit tenir une comptabilité minimale (un registre des recettes et des dépenses). Si elle est à l’IS, elle doit se conformer aux obligations comptables des sociétés commerciales, ce qui inclut l’établissement d’un bilan annuel. Un expert-comptable est alors indispensable pour garantir la conformité et optimiser la gestion fiscale.

Monter une SCI familiale est une démarche structurante pour votre patrimoine. C’est un outil de gestion et de transmission d’une grande efficacité, mais qui engage ses membres sur le long terme. Une bonne préparation et, si nécessaire, l’accompagnement par des professionnels sont les clés du succès pour que ce projet familial soit une réussite pérenne.

FAQ :

Quel est le capital social minimum pour une SCI familiale ?

Il n’existe aucun capital social minimum imposé par la loi. Vous pouvez théoriquement créer une SCI avec un capital de 1 €. Cependant, il est conseillé de prévoir un capital symbolique (par exemple 1 000 €) pour donner une certaine crédibilité à la société, notamment vis-à-vis des banques.

Peut-on monter une SCI familiale seul ?

Non, il est impossible de créer une SCI seul. Le principe même d’une société civile est de regrouper au moins deux associés. Si un associé venait à racheter toutes les parts, la société devrait être dissoute dans un délai d’un an ou transformée.

Un enfant mineur peut-il être associé d'une SCI familiale ?

Oui, un enfant mineur peut tout à fait être associé d’une SCI. Il sera alors représenté par ses administrateurs légaux (généralement ses parents) pour les actes importants. C’est d’ailleurs l’un des intérêts de la SCI pour organiser la transmission de son patrimoine à ses enfants de manière progressive.

La SCI familiale peut-elle faire de la location meublée ?

Oui, mais avec une conséquence fiscale majeure. La location meublée étant une activité commerciale, si une SCI la pratique de manière habituelle, elle sera automatiquement assujettie à l’impôt sur les sociétés (IS). Cette bascule est irréversible et modifie en profondeur la fiscalité des revenus et des plus-values immobilières. Il est crucial d’anticiper cet impact.

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