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Kiné libéral : quelles obligations et guide pratique votre comptabilité

Sommaire :

1.Les Fondamentaux de la Gestion pour Kinésithérapeute Libéral
2.Quel Régime Fiscal Choisir ? Micro-BNC vs. Déclaration Contrôlée
3.La Gestion Comptable au Quotidien : Les Bonnes Pratiques
4.Les Déclarations Fiscales et Sociales : Le Calendrier à Ne Pas Manquer
5.Faut-il Gérer sa Comptabilité Seul ou Faire Appel à un Expert-Comptable ?
6.FAQ :
En résumé :
  • TVA : les actes de masso‑kinésithérapie sont exonérés de TVA — vous ne la facturez pas et ne la récupérez pas ; conservez soigneusement toutes les pièces justificatives (factures, feuilles de soins, relevés bancaires) en cas de contrôle.

  • Choix du régime : micro‑BNC possible si recettes ≤ 77 700 € (abattement forfaitaire de 34 % sur les recettes, obligations comptables allégées) ; le passage obligatoire au réel intervient après deux années consécutives au‑dessus du seuil.

  • Régime réel (déclaration contrôlée) : tenue d’un livre‑journal recettes/dépenses, registre des immobilisations et amortissements, déclaration 2035 à télétransmettre — déduction des charges réelles (loyer, cotisations, matériel, formations, déplacements) pour diminuer la base imposable.

  • Gestion quotidienne et calendrier : séparer compte pro/perso, enregistrer date/libellé/mode de paiement/montant pour chaque opération, suivre une checklist de clôture annuelle et respecter les échéances (déclaration 2035 au printemps, DSI/DAS2 si applicable) ; anticiper les régularisations de cotisations les deux premières années.

  • Outils et externalisation : utiliser un logiciel spécialisé (synchronisation bancaire, numérisation justificatifs, catégories) ou confier à un expert‑comptable pour sécuriser déclarations, optimiser les charges et gagner du temps — réalisez une simulation : si vos charges réelles > 34 % du CA, le régime réel est généralement plus avantageux.

Vous êtes kinésithérapeute en libéral et la gestion administrative vous semble parfois aussi complexe qu’un diagnostic différentiel ? Entre le suivi des patients, les feuilles de soins et la vie du cabinet, les obligations comptables peuvent vite devenir une charge mentale. Pourtant, une bonne gestion financière est le pilier de la pérennité de votre activité. Alors, comment transformer cette contrainte en un véritable outil de pilotage pour votre cabinet ?

La majorité des kinésithérapeutes exercent en indépendant et relèvent de la catégorie fiscale des Bénéfices Non Commerciaux (BNC). À ce titre, vous êtes soumis à l’impôt sur le revenu (IR), mais vos obligations en matière de suivi financier varient radicalement selon le régime fiscal que vous choisissez ou qui vous est imposé. Faisons le point sur les règles à connaître pour une gestion sereine et optimisée.

Les Fondamentaux de la Gestion pour Kinésithérapeute Libéral

Avant de plonger dans le détail des régimes fiscaux, clarifions deux points essentiels qui concernent tous les praticiens.

Premièrement, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). En tant que professionnel de santé effectuant des actes médicaux et paramédicaux, votre activité est exonérée de TVA. C’est une simplification notable : vous n’avez pas à facturer la TVA à vos patients, mais en contrepartie, vous ne pouvez pas la récupérer sur vos achats professionnels (matériel, loyer, etc.).

Deuxièmement, quel que soit votre régime, la conservation des pièces justificatives est une obligation légale. Factures d’achat, notes de frais, relevés bancaires, doubles des feuilles de soins… tous ces documents doivent être conservés précieusement. Ils sont la preuve de la réalité de vos dépenses et recettes en cas de contrôle de l’administration fiscale.

Quel Régime Fiscal Choisir ? Micro-BNC vs. Déclaration Contrôlée

Le choix de votre régime fiscal est la décision la plus structurante pour votre comptabilité. Il dépend principalement de votre chiffre d’affaires, mais aussi du montant de vos charges professionnelles.

Le Régime Micro-BNC : La Simplicité Avant Tout

Si vos recettes annuelles ne dépassent pas 77 700 € pendant deux années consécutives, vous pouvez opter pour le régime micro-BNC. Ce régime est particulièrement apprécié pour sa grande simplicité administrative.

Les avantages :

  • Abattement forfaitaire : L’administration fiscale applique automatiquement un abattement de 34 % sur vos recettes encaissées. Vous n’êtes donc imposé que sur 66 % de votre chiffre d’affaires. Cet abattement est censé couvrir l’ensemble de vos charges professionnelles.
  • Obligations comptables allégées : Pas de bilan ni de compte de résultat à produire. Votre principale obligation est la tenue d’un livre des recettes, qui retrace chronologiquement tous les honoraires perçus (nom du patient, date, montant, mode de paiement).
  • Déclaration simplifiée : Il vous suffit de reporter le montant total de vos recettes brutes sur la déclaration complémentaire de revenus n° 2042 C PRO.

Ce régime est idéal pour les kinésithérapeutes en début d’activité ou ceux dont les charges réelles (loyer, cotisations, matériel, etc.) sont inférieures à 34 % de leur chiffre d’affaires.

Le Régime de la Déclaration Contrôlée : La Déduction des Frais Réels

Vous relevez automatiquement de ce régime si vos recettes dépassent le seuil de 77 700 € deux ans de suite. Vous pouvez également opter volontairement pour ce régime même si vous êtes en dessous du seuil. C’est le régime par défaut pour les professions libérales.

Son principal atout est de vous permettre de déduire l’ensemble de vos dépenses professionnelles réelles pour leur montant exact. Votre bénéfice imposable est alors calculé ainsi : Total des recettes encaissées – Total des charges déductibles.

Les obligations sont plus importantes :

  • Comptabilité de trésorerie : Vous devez tenir un livre-journal détaillant toutes les recettes et toutes les dépenses professionnelles.
  • Registre des immobilisations et amortissements : Les biens durables (table de massage, appareil à ultrasons, ordinateur…) d’une valeur supérieure à 500 € HT doivent être inscrits dans ce registre pour étaler leur coût sur plusieurs années (c’est l’amortissement).
  • Déclaration fiscale complète : Vous devez remplir la déclaration n° 2035 et ses annexes, qui détaillent vos revenus et charges, pour déterminer votre bénéfice imposable. Ce résultat est ensuite reporté sur votre déclaration 2042 C PRO.
Comment choisir le régime le plus avantageux ?

Le calcul est simple : si le total de vos charges professionnelles réelles (loyer, URSSAF, CARPIMKO, assurances, matériel, déplacements…) dépasse 34 % de votre chiffre d’affaires, le régime de la déclaration contrôlée est très probablement plus intéressant pour vous. Il vous permettra de réduire votre base imposable et donc de payer moins d’impôts. N’hésitez pas à réaliser une simulation pour prendre la bonne décision.

La Gestion Comptable au Quotidien : Les Bonnes Pratiques

Une comptabilité bien tenue tout au long de l’année est le secret pour aborder la période de déclaration fiscale sans stress. Voici une feuille de route pratique.

Tenir son Livre-Journal des Recettes et Dépenses

Que ce soit sur un cahier, un tableur ou via un logiciel spécialisé, la rigueur est votre meilleure alliée. Pour chaque opération, notez systématiquement :

  • La date de l’opération (encaissement ou décaissement).
  • Le libellé (nom du patient, nature de la dépense : loyer, achat petit matériel, etc.).
  • Le mode de paiement (chèque, virement, carte bancaire, espèces).
  • Le montant.

Pensez à bien séparer votre compte bancaire professionnel de votre compte personnel. Cela simplifie considérablement le suivi et évite toute confusion en cas de contrôle.

Gérer les Charges Déductibles et les Immobilisations

Au régime réel, la chasse aux frais déductibles est ouverte ! Une dépense est déductible si elle est engagée dans l’intérêt direct de votre activité professionnelle et si vous possédez un justificatif.

Voici une liste non exhaustive des charges les plus courantes pour un kiné :

  • Loyer et charges locatives du cabinet.
  • Frais de déplacement : indemnités kilométriques pour les visites à domicile (selon le barème fiscal), frais de transport.
  • Achats de matériel et fournitures : crèmes de massage, bandes, draps d’examen…
  • Cotisations sociales obligatoires : URSSAF, caisse de retraite (CARPIMKO).
  • Primes d’assurance : Responsabilité Civile Professionnelle (RCP), prévoyance (contrat Madelin), mutuelle.
  • Frais de formation continue (FIF PL, DPC).
  • Abonnements professionnels : logiciels de gestion, revues spécialisées.
  • Honoraires : expert-comptable, avocat.
  • Frais de téléphonie et internet (au prorata de l’usage professionnel).

Focus sur l’amortissement : L’achat d’une nouvelle table électrique à 2 000 € n’est pas une simple charge de l’année. C’est un investissement (une “immobilisation”). Vous n’allez pas déduire 2 000 € la première année, mais répartir cette dépense sur sa durée d’utilisation estimée (par exemple, 400 € par an pendant 5 ans). C’est le principe de l’amortissement, qui lisse l’impact des gros achats sur votre résultat.

Les Déclarations Fiscales et Sociales : Le Calendrier à Ne Pas Manquer

La gestion au quotidien culmine avec la période des déclarations annuelles, généralement au printemps.

La Déclaration 2035 : Le Pilier du Régime Réel

C’est le document central qui synthétise votre activité de l’année N-1. Il doit être télétransmis à l’administration fiscale avant une date limite fixée chaque année en mai. La précision est de mise, car ce document sert de base au calcul de votre impôt sur le revenu et de vos cotisations sociales.

Les Autres Déclarations Indispensables

  • La Déclaration Sociale des Indépendants (DSI) : Bien que remplacée progressivement par une déclaration unique fusionnée avec la déclaration de revenus, il est crucial de vérifier que les informations sur vos revenus sont bien transmises à l’URSSAF pour le calcul de vos cotisations.
  • La déclaration DAS2 : Si vous versez plus de 1 200 € d’honoraires par an à un même prestataire (un remplaçant, un avocat, un expert-comptable), vous devez le déclarer via ce formulaire.
Attention aux cotisations sociales des premières années

Lors de vos deux premières années d’activité, vos cotisations sociales (URSSAF, CARPIMKO) sont calculées sur une base forfaitaire. Une fois vos revenus réels déclarés, une régularisation intervient. Il est donc très important d’anticiper cette régularisation en mettant de côté une partie de votre trésorerie pour ne pas être pris au dépourvu.

Faut-il Gérer sa Comptabilité Seul ou Faire Appel à un Expert-Comptable ?

C’est la question que se posent de nombreux praticiens. Les deux options ont leurs mérites et dépendent de votre temps, de vos compétences et de votre besoin de tranquillité.

L’option “Do It Yourself” : Logiciels et Autonomie

Gérer soi-même sa comptabilité est tout à fait possible, surtout en micro-BNC. Au régime réel, cela demande plus de rigueur. Des logiciels de comptabilité dédiés aux professions libérales peuvent vous y aider en automatisant une partie des tâches (synchronisation bancaire, catégorisation des dépenses, etc.).

  • Avantages : Coût réduit, maîtrise totale de vos chiffres.
  • Inconvénients : Très chronophage, risque d’erreurs ou d’oublis, pas de conseil en optimisation.

L’Externalisation : Gagner du Temps et de la Sérénité

Confier la gestion de sa comptabilité à un professionnel libère un temps précieux que vous pouvez consacrer à vos patients. Mais l’apport d’un expert-comptable va bien au-delà de la simple saisie.

Chez Keobiz, nous avons conçu une approche qui allie le meilleur de la technologie et l’accompagnement humain. Grâce à notre plateforme, vous suivez vos chiffres en temps réel, vous numérisez vos justificatifs d’un simple clic et vous bénéficiez des conseils d’un chargé de mission dédié à votre secteur. Notre rôle est de :

  • Sécuriser vos déclarations pour éviter tout risque de redressement.
  • Optimiser votre situation fiscale en identifiant toutes les charges déductibles et les bons choix de gestion.
  • Vous accompagner dans les moments clés de la vie de votre cabinet (investissement, embauche, passage en société).
  • Simplifier toutes vos démarches, de la déclaration 2035 à la gestion de vos cotisations sociales.

Un suivi rigoureux de votre activité libérale est essentiel non seulement pour être en règle avec l’administration, mais aussi pour piloter efficacement votre cabinet. Que vous choisissiez de le faire vous-même ou d’être accompagné, l’important est de mettre en place une organisation claire dès le départ. C’est la clé pour vous concentrer sur ce que vous faites de mieux : prendre soin de vos patients.

FAQ : Vos questions sur la comptabilité du kiné libéral

FAQ :

Un kiné libéral est-il assujetti à la TVA ?

Non, en tant que professionnel de santé réglementé, les actes de masso-kinésithérapie sont exonérés de TVA, conformément à l’article 261 du Code Général des Impôts. Vous ne facturez donc pas de TVA et ne la récupérez pas sur vos achats.

Puis-je rester en micro-BNC si je dépasse le seuil une seule année ?

Oui. Le passage au régime de la déclaration contrôlée n’est obligatoire que si vous dépassez le seuil de 77 700 € de recettes durant deux années civiles consécutives. Si vous ne dépassez le seuil qu’une seule année, vous pouvez rester au régime micro-BNC l’année suivante (si vous êtes à nouveau sous le seuil).

Quelles sont les charges professionnelles les plus courantes pour un kiné ?

Les charges les plus fréquentes incluent le loyer du cabinet, les cotisations sociales (URSSAF, CARPIMKO), les assurances professionnelles (RC Pro, prévoyance), les frais de déplacement pour les visites à domicile, l’achat de petit matériel (crèmes, bandes), les frais de formation, les abonnements à des logiciels ou revues, et les honoraires de votre expert-comptable.

Comment un expert-comptable en ligne peut-il m'aider concrètement ?

Un expert-comptable en ligne comme Keobiz vous offre une solution complète pour vous décharger de la complexité administrative. Concrètement, nous nous occupons de la tenue de vos comptes, de l’établissement de toutes vos déclarations fiscales (2035, etc.), et de l’optimisation de votre situation. Grâce à notre plateforme, vous avez une vision en temps réel de votre activité financière, ce qui vous aide à prendre de meilleures décisions pour votre cabinet, le tout avec l’appui d’un conseiller dédié qui comprend les spécificités de votre métier.

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