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GUIDE COMPLET 5 min de lecture

LOA ou LLD pour VTC : quel leasing booste vraiment votre rentabilité ?

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Vous avez 12 onglets ouverts. Des comparateurs, des forums, le site d’un constructeur, peut-être même déjà une simulation de prêt. LOA ou LLD ? La question tourne en boucle. Votre recherche va au-delà d’une simple voiture : vous avez besoin d’un outil de travail fiable et rentable. Un mauvais choix, et c’est votre marge qui dérape pendant 36 mois.

Stop. Fermez les autres onglets. On va décortiquer ensemble les options, chiffres en main, pour que vous puissiez prendre la bonne décision et vous concentrer sur la route. Le jargon comme “valeur résiduelle” ou “loyer majoré” peut vite devenir un parcours du combattant, surtout quand toutes les offres se ressemblent. Ce guide est conçu pour faire le tri et vous aider à choisir l’option de leasing VTC la plus intelligente pour votre situation.

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Ce qu’il faut retenir

  • LLD (Location Longue Durée) : Idéale pour maîtriser votre budget avec des loyers fixes incluant l’entretien, sans vous soucier de la revente du véhicule.
  • LOA (Location avec Option d’Achat) : Offre la flexibilité de devenir propriétaire à la fin du contrat, mais attention à la valeur de rachat fixée.
  • Fiscalité : La TVA sur les loyers est rarement récupérable pour un véhicule de tourisme, et une partie du loyer (l’amortissement non déductible) n’est pas déductible de votre résultat.
  • Le contrat est roi : Analysez le forfait kilométrique, les frais de remise en état et les assurances pour éviter les mauvaises surprises financières à la fin.

LOA ou LLD pour VTC : le match en 2 minutes chrono

Avant de plonger dans les détails, comparons les deux formules pour décider rapidement laquelle correspond le mieux à votre vision. Cette décision dépasse la simple question du financement et du choix du véhicule

Critère Location Longue Durée (LLD) Location avec Option d’Achat (LOA)
Propriété finale Non. Vous restituez le véhicule. Oui. Vous pouvez acheter le véhicule à la fin.
Apport initial Souvent sans apport (ou premier loyer majoré faible). Souvent avec un apport (premier loyer majoré).
Flexibilité Rigide. Le kilométrage est fixe et les dépassements coûtent cher. Plus souple sur le kilométrage (ajustable).
Coût total Généralement plus faible si vous ne rachetez pas le véhicule. Plus élevé si vous levez l’option d’achat.
Services inclus Package complet (entretien, assistance, assurance…). Entretien et assurance souvent en option.
Impact sur le bilan Les loyers sont des charges, le véhicule n’est pas au bilan. Le véhicule n’est pas au bilan, mais l’option d’achat y figure.

Ce tableau vous donne déjà une bonne direction. Maintenant, creusons ce que ça signifie concrètement pour votre quotidien de chauffeur VTC.


La LLD : pilotez votre budget, pas vos soucis mécaniques

Choisir la LLD VTC, c’est opter pour la tranquillité d’esprit. L’objectif est simple : maîtriser et anticiper vos coûts pour sécuriser votre rentabilité.

Le vrai plus : une visibilité totale sur vos coûts

C’est l’argument massue de la Location Longue Durée. Le loyer mensuel est un package “tout-en-un” qui inclut la location, l’entretien, l’assistance et parfois même l’assurance perte financière. Concrètement ? Pas de facture de 400 € qui tombe pour une révision imprévue ou un changement de plaquettes de frein. Votre seule variable, c’est le carburant. Cette prévisibilité est un atout majeur pour piloter votre trésorerie au plus juste et dormir sur vos deux oreilles.

La fin de contrat : rendre les clés et repartir à neuf

La crainte de tous, ce sont les fameux frais de remise en état. C’est normal. Votre véhicule est votre outil de travail, il subit une usure plus rapide que la moyenne. Pour éviter les mauvaises surprises, un conseil : documentez l’état du véhicule tout au long du contrat. Une rayure ou un petit choc doit être signalé. Le jour de la restitution, un expert distinguera l’usure normale (micro-rayures, usure des sièges) des dommages facturables (bosse, jante abîmée). En moyenne, ces frais oscillent entre 300 et 800 €, un coût à anticiper dans votre business plan.

Attention au compteur : le piège du kilométrage

C’est LE point de vigilance sur un contrat de LLD pour VTC. Les forfaits kilométriques (par exemple, 40 000 km/an) sont souvent stricts. Chaque kilomètre supplémentaire vous sera facturé. Le coût peut sembler faible, mais il grimpe vite. Un exemple : 0,20 € par kilomètre supplémentaire. Si vous dépassez de 5 000 km sur l’année, c’est une facture de 1 000 € qui s’ajoute. Avant de signer, évaluez très précisément vos prévisions de courses. Parfois, une location courte durée pour démarrer peut être une bonne option pour estimer votre kilométrage réel.


La LOA : un pari sur l’avenir (et sur la valeur de votre véhicule)

La LOA VTC, ou Location avec Option d’Achat, séduit par sa flexibilité finale. C’est une stratégie différente : vous pariez sur le fait qu’à la fin du contrat, posséder le véhicule sera un bon calcul.

L’option d’achat : la flexibilité qui peut coûter cher

À la signature, le contrat fixe la “valeur résiduelle” du véhicule. C’est le prix que vous devrez payer pour en devenir propriétaire à l’échéance. C’est tentant de se dire qu’on pourra posséder son outil de travail après l’avoir “testé” pendant 3 ou 4 ans.

La mise en garde est simple : comparez cette valeur résiduelle avec la cote réelle du marché pour un véhicule du même âge et, surtout, avec un kilométrage intensif de VTC. La décote d’un véhicule utilisé professionnellement est bien plus rapide. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Calculez si le montant total (loyers + valeur résiduelle) n’est pas supérieur à un achat à crédit classique.

L’apport initial : un levier pour réduire vos mensualités

La plupart des contrats de LOA demandent un premier loyer majoré, qui fonctionne comme un apport. Il peut représenter 10 à 15 % du prix du véhicule. L’avantage est qu’il permet de réduire significativement le montant de vos mensualités. L’arbitrage est le suivant : préférez-vous préserver votre trésorerie au démarrage pour faire face aux imprévus, ou alléger vos charges mensuelles fixes ? La réponse dépend de votre situation. Pensez à l’intégrer dans votre plan global pour Financer son lancement : crédit, apport personnel et aides.


Fiscalité du leasing VTC : ce que votre comptable doit optimiser

C’est ici que le choix entre LLD et LOA a des conséquences directes sur votre résultat net. La fiscalité du leasing VTC est un sujet technique, mais on va le rendre simple.

La TVA sur les loyers : comment la récupérer ?

La règle est directe : pour les véhicules de tourisme (la grande majorité des VTC), la TVA sur les loyers n’est pas récupérable. Que votre loyer soit de 500 € HT + 100 € de TVA, vous payez bien 600 €, mais vous ne pourrez pas déduire ces 100 € de la TVA que vous collectez. L’exception concerne les véhicules utilitaires (2 places) ou les véhicules spécifiques (transport de personnes à mobilité réduite), mais c’est rare dans le secteur VTC.

L’amortissement non déductible (AND) : le calcul à maîtriser

C’est le terme qui fait peur, mais on va le décrypter. L’administration fiscale considère qu’une partie du loyer correspond à l’amortissement d’un véhicule de luxe et ne doit donc pas être déduite de votre résultat imposable. Le plafond de déductibilité dépend du taux d’émission de CO2 de votre véhicule :

  • 30 000 € pour les véhicules électriques (moins de 20g/km).
  • 20 300 € pour les hybrides rechargeables (entre 20 et 49g/km).
  • 18 300 € pour les autres.

Concrètement, votre loueur doit vous fournir le montant de l’amortissement non déductible (AND) chaque année. Cette part du loyer sera réintégrée dans votre bénéfice avant le calcul de l’impôt. C’est un point crucial, surtout si vous envisagez de choisir un véhicule électrique ou hybride pour ses avantages fiscaux.

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Verdict : quel leasing choisir pour votre projet VTC ?

Alors, LLD ou LOA ? Pour trancher, oubliez les généralités et demandez-vous quel profil d’entrepreneur vous êtes.

Profil 1 : Le marathonien de la rentabilité (LLD) Vous visez plus de 50 000 km/an. Votre priorité absolue est un budget fixe, sans aucune surprise mécanique ou administrative. Vous voulez changer de véhicule tous les 3 ans pour maintenir une image premium et bénéficier des dernières technologies. La LLD est votre alliée pour piloter votre croissance en toute sérénité.

Profil 2 : L’investisseur prudent (LOA) Vous démarrez votre activité. Votre kilométrage annuel est encore incertain. L’idée de posséder, à terme, un véhicule que vous connaissez par cœur vous rassure. Vous voulez garder la porte ouverte : si l’activité décolle, vous le rachetez ; sinon, vous le restituez. La LOA vous offre cette souplesse pour vous lancer.

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Prêt à passer la première ?

Au final, il n’y a pas de mauvais choix, seulement un choix inadapté à votre stratégie. La LLD sécurise, la LOA flexibilise. Le “meilleur” leasing VTC est celui qui s’aligne parfaitement avec votre business plan, votre prévisionnel de courses et votre appétit pour le risque.

Cette décision est l’une des premières pierres de votre entreprise. Pour poser les suivantes sur des bases solides, un bon copilote est indispensable. C’est tout l’enjeu quand on se lance : bien s’entourer pour créer mon activité de VTC : le guide.

Lancer mon activité VTC avec le bon copilote comptable

Hugues Husson De Sampigny
Hugues Husson De Sampigny Expert-comptable depuis plus de 20 ans et président de Keobiz Finance

Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.