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SASU ou Entreprise Individuelle : 6 critères clés pour choisir en 2026

Sommaire :

1.SASU vs Entreprise Individuelle : Deux Philosophies Distinctes
2.Les 6 Critères Clés pour Faire Votre Choix en 2026
3.Tableau Récapitulatif : EI vs SASU en un Coup d’Œil
4.Quand Passer de l’Entreprise Individuelle à la SASU ?
5.FAQ :
En résumé :
  • Choisissez l’EI pour la simplicité et les faibles coûts (micro‑régime possible : seuils 188 700 € / 77 700 €) : statut TNS avec cotisations réduites (~45 % du revenu) mais protection sociale et optimisation limitées.

  • Privilégiez la SASU si vous anticipez croissance, associés ou levée de fonds : personne morale distincte, protection patrimoniale totale et crédibilité accrue auprès des banques et investisseurs.

  • Fiscalité : l’EI est soumise par défaut à l’IR (possibilité d’option irrévocable pour l’IS), la SASU est soumise par défaut à l’IS (15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %) avec option IR temporaire possible — IS souvent avantageux si bénéfices importants.

  • Rémunération et charges sociales : président de SASU = assimilé‑salarié (protection forte, charges élevées ~75 % si salaire); EI = TNS (charges plus basses mais protection moindre) — la SASU permet d’arbitrer salaire/dividendes (attention aux conséquences sociales du « tout dividende »).

  • Signes qu’il faut basculer EI → SASU : dépassement des seuils micro, bénéfices en hausse rendant l’IS attractif, besoin d’associés ou d’investisseurs, ou volonté d’optimiser rémunération/protection ; la transformation implique cessation de l’EI et apport du fonds à la nouvelle société — faites un simulateur ou consultez un expert pour chiffrer le basculement.

Vous lancez votre projet en solo et le choix du statut juridique vous semble un véritable casse-tête ? C’est une étape cruciale qui conditionnera votre fiscalité, votre protection sociale et la gestion quotidienne de votre activité. Deux options principales s’offrent à vous : la simplicité de l’entreprise individuelle (EI) ou la structure plus formelle de la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU).

Loin d’être un simple choix administratif, cette décision a des implications profondes sur votre avenir d’entrepreneur. Pour vous aider à y voir clair, nous avons analysé en détail les 6 critères fondamentaux qui distinguent ces deux formes juridiques afin que vous puissiez faire le choix le plus éclairé pour votre projet en 2026.

SASU vs Entreprise Individuelle : Deux Philosophies Distinctes

Avant de plonger dans le comparatif, il est essentiel de comprendre la nature même de chaque structure.

L’Entreprise Individuelle (EI) : L’Activité en Nom Propre

L’entreprise individuelle est la forme la plus simple pour se lancer. Ici, il n’y a pas de distinction juridique entre vous et votre entreprise. Vous êtes l’entreprise. Vous exercez votre activité en votre nom propre, sans créer de personne morale distincte.

Depuis la réforme de mai 2022, ce statut a gagné en sécurité : votre patrimoine personnel est désormais automatiquement protégé et séparé de votre patrimoine professionnel. Seuls les biens “utiles à l’activité” peuvent être saisis par les créanciers.

L’EI offre la possibilité d’opter pour le régime simplifié de la micro-entreprise si votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas certains seuils :

  • 188 700 € pour les activités de vente de marchandises et de fourniture de logement.

  • 77 700 € pour les prestations de services et les activités libérales.

Ce régime permet de bénéficier d’obligations comptables et fiscales ultra-simplifiées, ce qui en fait un excellent choix pour démarrer une activité avec un minimum de contraintes.

La SASU : Une Véritable Société

La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) est une société à part entière. En créant une SASU, vous donnez naissance à une nouvelle personne morale, distincte de vous-même, avec son propre patrimoine. Vous êtes l’associé unique et généralement le président de cette société.

Cette structure est réputée pour sa souplesse et son adaptabilité. Elle est souvent choisie par les entrepreneurs qui anticipent une croissance rapide, qui envisagent d’accueillir des associés ou des investisseurs, ou qui souhaitent une optimisation fine de leur rémunération.

Les 6 Critères Clés pour Faire Votre Choix en 2026

Pour arbitrer entre ces deux statuts, analysez votre projet à travers les six prismes suivants.

1. Le Régime Social du Dirigeant

C’est l’une des différences les plus importantes, avec un impact direct sur vos cotisations et votre couverture sociale.

  • En Entreprise Individuelle : le statut de TNS

    L’entrepreneur individuel est un Travailleur Non Salarié (TNS). Il est affilié à la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).

    • Avantage : Les cotisations sociales sont plus faibles, représentant environ 45 % du revenu imposable.

    • Inconvénient : La protection sociale est moins complète que celle d’un salarié. La couverture pour la retraite est moins avantageuse et il n’y a pas de protection contre les accidents du travail. De plus, des cotisations minimales (environ 1 000 € par an) sont dues même en l’absence de rémunération.

  • En SASU : le statut d’Assimilé-Salarié

    Le président de SASU qui se rémunère est assimilé-salarié. Il est affilié au Régime Général de la Sécurité Sociale.

    • Avantage : Il bénéficie d’une protection sociale très complète, quasi identique à celle d’un salarié (retraite, maladie, etc.), à l’exception de l’assurance chômage.

    • Inconvénient : Les charges sociales sont bien plus élevées, représentant environ 75 % de sa rémunération nette.

    • Flexibilité majeure : Si le président ne se verse pas de salaire, il ne paie aucune cotisation sociale. Il peut alors choisir de se rémunérer via des dividendes.

2. La Fiscalité des Bénéfices

Le mode d’imposition des profits est un autre point de divergence fondamental.

  • En Entreprise Individuelle : l’Impôt sur le Revenu par défaut

    Par défaut, les bénéfices de l’EI sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), dans la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) ou des BNC (Bénéfices Non Commerciaux).

    Depuis 2022, l’entrepreneur individuel a la possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS). Cette option est irrévocable.

  • En SASU : l’Impôt sur les Sociétés par défaut

    La SASU est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés (IS).

    • Taux réduit de 15 % sur les bénéfices jusqu’à 42 500 €.

    • Taux normal de 25 % au-delà.

    La rémunération du président est une charge déductible du bénéfice imposable, ce qui permet de réduire l’assiette de l’IS. La SASU peut opter pour l’IR, mais cette option est limitée à une durée de 5 ans.

IR ou IS : quel impact ?

Le choix entre IR et IS dépend de votre situation. Si vous prévoyez des bénéfices importants, l’IS est souvent plus avantageux car son taux est plafonné (25 %), alors que la tranche marginale de l’IR peut atteindre 45 %. Inversement, si vous anticipez des pertes au démarrage, l’IR peut permettre d’imputer ce déficit sur les autres revenus de votre foyer fiscal.

3. La Protection de Votre Patrimoine Personnel

Même si l’EI a progressé, la SASU conserve un avantage en termes de clarté juridique.

  • En Entreprise Individuelle : une protection récente

    Le nouveau statut unique de l’entrepreneur individuel, en vigueur depuis 2022, instaure une séparation automatique entre le patrimoine personnel et professionnel. Votre responsabilité est limitée aux biens utiles à votre activité. C’est une avancée majeure, mais la définition de “bien utile” peut parfois être sujette à interprétation en cas de litige.

  • En SASU : une protection par nature

    La SASU étant une personne morale distincte, la séparation des patrimoines est totale et native. Votre responsabilité financière est strictement limitée au montant de vos apports en capital. C’est une protection claire, robuste et historiquement reconnue, qui rassure davantage les partenaires financiers et les créanciers.

4. La Souplesse de Création et les Coûts de Gestion

La simplicité a un coût, et inversement.

  • En Entreprise Individuelle : simplicité et économie

    La création d’une entreprise individuelle est rapide, simple et peu coûteuse (souvent gratuite). Les formalités sont minimales : pas de statuts à rédiger, pas de capital social à déposer. Les obligations comptables sont allégées (voire inexistantes en micro-entreprise) et il n’y a pas d’obligation de publier les comptes annuels.

  • En SASU : formalisme et rigueur

    La création d’une SASU est plus complexe et onéreuse. Elle implique :

    • La rédaction de statuts juridiques.

    • Le dépôt d’un capital social en banque.

    • La publication d’une annonce dans un journal d’annonces légales.

    • L’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS).

    La gestion annuelle est également plus lourde : tenue d’une assemblée générale pour l’approbation des comptes, dépôt des comptes annuels au greffe, etc.

Simplifiez la création de votre société

Le formalisme de la création d’une société peut effrayer. Pour vous concentrer sur votre cœur de métier, il est judicieux de déléguer ces démarches. Chez Keobiz, nous vous accompagnons dans le choix de votre statut et nous prenons en charge gratuitement toutes les formalités pour la création de votre SASU, de la rédaction des statuts à l’immatriculation finale.

5. Le Potentiel de Croissance et d’Association

Votre vision à long terme est déterminante.

  • En Entreprise Individuelle : un statut pour les “solos”

    Cette forme juridique est par nature pensée pour une personne seule. Accueillir un nouvel associé est impossible sans transformer l’entreprise en société, ce qui implique des démarches complexes. De même, lever des fonds auprès d’investisseurs en capital est inenvisageable.

  • En SASU : conçue pour évoluer

    La SASU est un tremplin idéal pour la croissance.

    • Accueillir des associés : Il suffit de céder une partie de vos actions pour transformer la SASU en SAS.

    • Lever des fonds : Vous pouvez facilement faire entrer des investisseurs au capital en créant de nouvelles actions.

    • Crédibilité : La structure de société rassure les banques, les investisseurs et les grands comptes, facilitant l’accès au financement et à des marchés plus importants.

6. La Rémunération et l’Optimisation des Revenus

La SASU offre une palette d’options bien plus large pour piloter vos revenus.

  • En Entreprise Individuelle : une rémunération directe

    Votre rémunération correspond au bénéfice de l’entreprise. Il n’y a pas de distinction. Ce bénéfice est soumis aux cotisations sociales des TNS et à l’impôt sur le revenu. La marge de manœuvre pour l’optimisation est très limitée.

  • En SASU : l’art de l’arbitrage

    Le président de SASU dispose de plusieurs leviers pour se rémunérer, ce qui permet une véritable stratégie d’optimisation :

    • Le salaire : Il procure une forte protection sociale mais est lourdement chargé.

    • Les dividendes : Moins taxés socialement (soumis uniquement aux prélèvements sociaux de 17,2 %), ils ne génèrent aucun droit social (ni retraite, ni maladie).

    • La combinaison des deux : C’est souvent la solution la plus prisée. Un salaire modéré pour valider les trimestres de retraite et bénéficier d’une couverture sociale, complété par des dividendes pour augmenter ses revenus nets.

Attention au “tout dividende”

La tentation de ne se verser que des dividendes pour éviter les cotisations sociales est grande. Cependant, cette stratégie vous prive de toute protection sociale. Sans salaire, pas de validation de trimestres pour la retraite, pas d’indemnités journalières en cas d’arrêt maladie. C’est un calcul à faire avec précaution, en fonction de votre situation personnelle.

Tableau Récapitulatif : EI vs SASU en un Coup d’Œil

Tableau récapitulatif

Critère

Entreprise Individuelle (EI)

SASU

Statut Social

TNS (Travailleur Non Salarié)

Assimilé-salarié (si rémunéré)

Cotisations Sociales

Environ 45 % du revenu

Environ 75 % du salaire net (0 si pas de salaire)

Protection Sociale

Limitée (SSI)

Complète (Régime Général), hors chômage

Fiscalité par défaut

Impôt sur le Revenu (IR)

Impôt sur les Sociétés (IS)

Protection Patrimoine

Limitée aux biens professionnels

Limitée aux apports en capital (protection totale)

Création

Simple, rapide, peu coûteuse

Formelle, rédaction de statuts, plus coûteuse

Gestion

Simplifiée (surtout en micro)

Plus lourde (AG, dépôt des comptes)

Évolution

Limitée (solo)

Facile (passage en SAS, entrée d’investisseurs)

Rémunération

Bénéfice = Rémunération

Arbitrage possible entre salaire et dividendes

Quand Passer de l’Entreprise Individuelle à la SASU ?

Le passage d’une EI à une SASU est une étape logique dans la vie d’une entreprise en croissance. Les signaux qui doivent vous alerter sont :

  • Le dépassement des seuils de la micro-entreprise qui vous fait perdre le bénéfice de la simplicité.

  • Une forte augmentation de vos bénéfices, rendant l’impôt sur les sociétés plus attractif que l’impôt sur le revenu.

  • Le besoin d’accueillir un ou plusieurs associés pour développer le projet.

  • L’opportunité de lever des fonds auprès d’investisseurs.

  • La volonté d’optimiser votre rémunération et votre protection sociale.

Cette transformation nécessite de cesser l’activité de l’EI et de créer une nouvelle structure, en y apportant éventuellement le fonds de commerce de l’ancienne.

En définitive, il n’y a pas un statut meilleur que l’autre dans l’absolu. L’entreprise individuelle est parfaite pour tester une idée, démarrer une activité de freelance ou de consultant avec un minimum de frais et de contraintes. La SASU est le véhicule idéal pour les projets ambitieux, qui nécessitent une structure crédible, protectrice et évolutive.

Le bon choix est celui qui correspond à votre projet, à votre ambition et à votre situation personnelle. Prenez le temps d’évaluer chaque critère, et n’hésitez pas à vous faire accompagner. Nos experts sont à votre disposition pour analyser votre situation et vous guider gratuitement vers le statut le plus adapté, avant de prendre en charge l’immatriculation de votre SASU si cette option s’avère la meilleure pour vous.

FAQ :

Peut-on être micro-entrepreneur avec une SASU ?

Non, le régime de la micro-entreprise est une option spécifique à l’entreprise individuelle. Une SASU ne peut pas y prétendre. Cependant, une SASU peut bénéficier de la “franchise en base de TVA”, qui l’exonère de déclarer et de payer la TVA en dessous de certains seuils de chiffre d’affaires, un avantage souvent associé au régime micro.

Quel statut coûte le moins cher au quotidien ?

Sans conteste, l’entreprise individuelle, et plus particulièrement sous le régime micro-entrepreneur, est la structure la moins coûteuse à gérer. Les frais de comptabilité sont réduits voire nuls, les cotisations sociales sont proportionnelles au chiffre d’affaires encaissé et les formalités administratives sont quasi inexistantes. La SASU engendre des frais plus importants (expert-comptable, dépôt des comptes, etc.).

Quelle structure offre la meilleure retraite ?

La SASU offre une meilleure pension de retraite. En tant que président assimilé-salarié, vous cotisez au Régime Général, qui est généralement plus avantageux que celui de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) auquel est rattaché l’entrepreneur individuel. Chaque salaire versé en SASU permet de valider des trimestres et des points pour votre retraite de base et complémentaire.

En EI, ma résidence principale est-elle vraiment protégée ?

Oui, depuis la loi du 14 février 2022, l’ensemble de votre patrimoine personnel est protégé par défaut. Votre résidence principale est donc insaisissable par les créanciers professionnels, sauf si vous décidez explicitement d’y renoncer (ce qui est fortement déconseillé) ou si le bien est utilisé pour l’activité professionnelle et est listé comme un “bien utile”. La SASU offre une séparation encore plus nette et sans ambiguïté.

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