Comment mettre en place un système de relance de factures efficace
Être accompagné →Pour mettre en place un système de relance de factures, il faut définir une procédure graduée (rappel préventif, relance 1, relance 2), choisir les bons outils (logiciel de facturation, CRM), configurer des scénarios automatiques basés sur les dates d’échéance et préparer des modèles de messages clairs et professionnels pour chaque étape.
Ce qu’il faut retenir
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Un système de relance structuré et progressif (rappel préventif J‑3, relance J+7, appel J+21, mise en demeure J+45) sécurise la trésorerie sans nuire à la relation client.
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Définir clairement les responsabilités (commercial, comptabilité, dirigeant) et prioriser les créances via une balance âgée permet un suivi efficace.
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Automatiser les scénarios dans un logiciel de facturation/CRM (déclencheurs selon date d’échéance, modèles d’emails personnalisés, exclusions clients) gère 80 % des cas simples.
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Préparer des modèles de messages clairs et des scripts d’appel professionnels pour chaque étape garantit cohérence, traçabilité et meilleure réponse client.
La boîte à outils du créateur d’entreprise
Pourquoi mettre en place un système de relance de facturation ?
Un système de relance est une procédure organisée qui vise à obtenir le paiement des factures arrivées à échéance. Son objectif n’est pas de harceler vos clients, mais de professionnaliser le suivi de vos créances pour transformer une tâche administrative redoutée en un levier de performance.
La création d’une entreprise, ça ne s’improvise pas : on s’en parle ?
Prendre un rendez-vousLa scène est familière : la prestation est terminée, la facture est envoyée… et le silence radio. Relancer un client est souvent vécu comme une tâche délicate, voire gênante. Pourtant, ce n’est pas un signe d’agressivité, mais une marque de bonne gestion. Un système de relance structuré est la clé pour sécuriser votre trésorerie sans abîmer votre relation client.
Ce guide pratique vous explique comment construire pas à pas une procédure de relance efficace, progressive et automatisable.
Les enjeux sont directs pour la santé de votre entreprise :
- Protéger votre trésorerie : Les retards de paiement sont la première cause de difficultés pour de nombreuses entreprises. Un suivi rigoureux garantit des rentrées d’argent régulières.
- Réduire les impayés : Plus une facture reste impayée longtemps, plus le risque de ne jamais la recouvrer augmente. Agir vite maximise vos chances.
- Gagner du temps : Une procédure claire et automatisée vous libère l’esprit et vous évite de naviguer à vue à chaque facture en retard.
- Maintenir une bonne relation client : Des relances cadrées, polies et progressives sont bien mieux perçues que des rappels désorganisés et tardifs.
Les éléments à préparer avant de lancer la procédure
Avant même d’envoyer le premier mail de rappel, une bonne organisation est nécessaire. C’est l’étape qui fait toute la différence entre un suivi chaotique et un processus fluide.
Lister les factures, échéances et statuts de paiement
La base de tout bon système est une vision claire de votre poste client. Vous devez pouvoir identifier en un clin d’œil :
- Toutes les factures émises.
- Leur date d’échéance.
- Leur statut : non échue, échue, payée, en retard.
Un simple tableur peut suffire au démarrage, mais un logiciel de facturation devient vite indispensable. Il centralise les informations, met à jour les statuts automatiquement et sert de base à l’automatisation.
Définir qui fait quoi entre gestion, comptabilité et commercial
Qui envoie la relance ? Qui appelle le client ? Qui décide de passer au recouvrement ? Pour éviter les malentendus, définissez un responsable pour chaque étape.
- Commercial : Peut être impliqué sur les premiers rappels, car il connaît bien le client et peut débloquer une situation (ex : facture non reçue).
- Administratif / Comptabilité : Prend le relais pour les relances plus formelles et le suivi des paiements.
- Dirigeant : Intervient sur les cas les plus critiques, juste avant le passage au contentieux.
La procédure de relance client étape par étape
Une relance efficace est toujours progressive. Le ton monte en fermeté à chaque étape, en partant du principe que le premier retard est un simple oubli.
1. Avant l’échéance : le rappel préventif (J-3)
Quelques jours avant la date d’échéance, un simple mail de courtoisie peut éviter 90 % des retards. Ce n’est pas une relance, mais un service rendu au client.
- Canal : Email.
- Ton : Amical et serviable.
- Objectif : S’assurer que la facture a bien été reçue et que tout est en ordre pour le paiement.
2. Après l’échéance : première relance par mail (J+7)
La date d’échéance est dépassée d’une semaine. C’est le moment d’envoyer une première relance officielle, en supposant toujours un oubli.
- Canal : Email.
- Ton : Poli mais direct.
- Objectif : Rappeler l’échéance dépassée et demander une date de paiement. Joignez à nouveau la facture en pièce jointe.
3. Deuxième relance : message plus ferme et appel (J+21)
Sans réponse après la première relance, il est temps de changer de méthode. Un contact direct permet de comprendre la raison du retard (litige, difficultés financières, etc.).
- Canaux : Email + appel téléphonique.
- Ton : Ferme et factuel.
- Objectif : Obtenir un engagement de paiement ferme et daté. L’appel sert à créer un contact direct, et l’email qui suit confirme par écrit ce qui a été convenu.
4. Dernière relance et préparation du recouvrement amiable (J+45)
Si les démarches précédentes n’ont rien donné, l’étape suivante est plus formelle. On envoie une lettre de mise en demeure. Ce document, souvent envoyé en recommandé avec accusé de réception, est le dernier avertissement avant une éventuelle procédure judiciaire.
- Canal : Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR).
- Ton : Formel et juridique.
- Objectif : Informer le client que sans paiement sous un délai précis (ex: 8 jours), le dossier sera transmis à un service de recouvrement.
Comment configurer une relance automatique par facture ?
L’automatisation est votre meilleure alliée pour suivre cette procédure sans y passer vos journées. La plupart des outils modernes permettent de créer des scénarios très précis.
Règles de déclenchement selon la date d’échéance
Le principe est simple : vous programmez des actions basées sur des déclencheurs temporels liés à la date d’échéance de chaque facture.
Voici un exemple de workflow :
- Déclencheur 1 : Si “Date d’échéance” est dans 3 jours, ALORS envoyer l’email de “Rappel préventif”.
- Déclencheur 2 : Si “Statut” est “En retard de 7 jours”, ALORS envoyer l’email de “Première relance”.
- Déclencheur 3 : Si “Statut” est “En retard de 21 jours”, ALORS créer une tâche “Appeler le client” pour le responsable et envoyer l’email de “Deuxième relance”.
Scénarios avec un logiciel de facturation ou un CRM
Les plateformes de gestion comme Pennylane, couplées à l’expertise d’un cabinet comme Keobiz, permettent de mettre en place ces scénarios en quelques clics. Vous pouvez :
- Créer des modèles d’emails pour chaque étape.
- Définir les délais de déclenchement.
- Personnaliser les messages avec des variables (nom du client, numéro de facture, montant).
- Exclure certains clients du processus automatique si nécessaire.
L’automatisation gère les 80 % de cas simples, vous laissant le temps de vous concentrer sur les 20 % de situations complexes qui demandent une intervention humaine.
Gardez toujours un œil humain
L’automatisation est un gain de temps précieux, mais elle ne remplace pas le bon sens. Pour un client stratégique ou un dossier sensible, il est parfois préférable de suspendre les relances automatiques et de privilégier un appel direct pour comprendre la situation.
Exemples de messages de relance efficaces
La clarté et le professionnalisme de vos messages sont essentiels pour être payé tout en préservant la relation.
Modèle de mail pour la première relance (J+7)
Objet : Relance – Facture [Numéro de la facture]
Corps du mail :
Bonjour [Nom du contact],
Sauf erreur de notre part, nous n’avons pas encore reçu le règlement de la facture n°[Numéro de la facture] d’un montant de [Montant] €, qui est arrivée à échéance le [Date d’échéance].
Vous trouverez une copie de la facture en pièce jointe.
Pourriez-vous nous informer de la date à laquelle nous pouvons attendre votre règlement ? S’il s’agit d’un simple oubli, nous vous remercions de ne pas tenir compte de ce message.
Bien cordialement,
[Votre Nom/Nom de l’entreprise]
Script d’appel de relance (J+21)
Voici les points clés à aborder lors de l’appel :
- Présentation : “Bonjour [Nom du contact], [Votre Nom] de la société [Votre entreprise]. Je vous appelle concernant la facture n°[Numéro de la facture].”
- Rappel du contexte : “Elle était à régler pour le [Date d’échéance] et nous vous avons envoyé un rappel par mail la semaine dernière. L’avez-vous bien reçu ?”
- Question ouverte : “Y a-t-il une raison particulière pour ce retard ? Un problème avec la facture ou la prestation ?” (Laissez le client s’exprimer).
- Recherche de solution : “Je comprends. Quelle solution pouvons-nous trouver ? Quand pensez-vous pouvoir effectuer le virement ?”
- Engagement : “Parfait. Je note donc que le règlement sera effectué le [Date convenue]. Je vous enverrai un mail pour confirmer notre accord.”
Quels indicateurs suivre pour améliorer votre processus ?
Pour savoir si votre système de relance est performant, suivez quelques indicateurs clés :
- Le délai moyen de paiement client (DSO) : Le nombre de jours moyen que vos clients mettent à vous payer. Votre objectif est de le réduire.
- La balance âgée : La répartition de vos créances par ancienneté (non échues, en retard de 1-30 jours, 31-60 jours, etc.). Elle vous aide à prioriser vos actions.
- Le taux d’impayés : Le pourcentage de votre chiffre d’affaires qui passe en perte.
Quand passer des relances au recouvrement ?
Lorsque la mise en demeure reste sans réponse, la phase de relance “amiable” est terminée. Il est temps de passer à une procédure de recouvrement contentieux.
Cette étape implique généralement de faire appel à des professionnels :
- Une société de recouvrement : Elle prend en charge les démarches pour vous, contre une commission sur les sommes récupérées.
- Un huissier de justice ou un avocat : Pour lancer une procédure judiciaire (injonction de payer) afin d’obtenir un titre exécutoire forçant le client à payer.
Cette décision ne doit pas être prise à la légère, car elle a un coût et met généralement fin à la relation commerciale. Il est crucial que votre contrat initial soit solide pour sécuriser vos droits.
FAQ sur la relance de facture
Comment faire une relance de facture ?
Pour faire une relance de facture efficace, suivez une procédure progressive :
- Envoyez un rappel amical 3 jours avant l’échéance.
- Adressez une première relance par mail 7 jours après l’échéance.
- Combinez un mail plus ferme et un appel téléphonique 21 jours après l’échéance.
- Envoyez une lettre de mise en demeure en recommandé après 45 jours de retard si les étapes précédentes ont échoué.
Comment automatiser les relances clients ?
L’automatisation des relances se fait via un logiciel de facturation, un CRM ou un outil comptable. Configurez des scénarios basés sur la date d’échéance des factures. Le système enverra alors automatiquement des emails pré-rédigés à des intervalles définis (ex: J-3, J+7, J+21), vous faisant gagner un temps considérable.
Pour aller plus loin :
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Comment facturer les frais de relance à un client ?
La facturation de frais de relance est encadrée. Entre professionnels, vous pouvez appliquer des pénalités de retard (dont le taux doit être mentionné sur vos factures et conditions générales de vente) ainsi qu’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
Vérifiez toujours le cadre réglementaire
Les règles concernant les pénalités de retard et les frais de recouvrement peuvent varier. Il est prudent de vérifier les dispositions légales et réglementaires applicables à votre situation et de vous assurer que vos conditions générales de vente sont claires sur ce point. Cet article ne constitue pas un conseil juridique personnalisé.
Vos ressources complémentaires sur ce sujet :
Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.