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Modèle de CGV 2026 – prêt, clair et conforme

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Ce qu’il faut retenir

  • Les CGV constituent le contrat qui encadre chaque transaction : elles informent le client et protègent juridiquement l’entreprise.
  • Obligation : en B2C la communication des CGV est impérative avant contrat ; en B2B elles doivent être fournies si le professionnel en fait la demande.
  • Clauses indispensables à prévoir : objet, prix et modalités de paiement (pénalités), livraison et transfert des risques, droit de rétractation (B2C), garanties légales, responsabilité et force majeure, protection des données (RGPD) et règlement des litiges.
  • Pour qu’elles soient opposables, rendez-les accessibles (site, devis/factures), exigez une acceptation active (case à cocher/ signature) et conservez la preuve de leur communication et de leur validation.

Les CGV, bien plus qu’une simple formalité

Les Conditions Générales de Vente (CGV) constituent le contrat qui encadre chaque transaction entre votre entreprise et vos clients. Elles définissent les droits et obligations de chacun, de la commande au paiement, en passant par la livraison et les éventuels litiges. On peut les voir comme le mode d’emploi de votre relation commerciale. Leur objectif est double : informer le client en toute transparence et sécuriser juridiquement votre activité.

La création d’une entreprise, ça ne s’improvise pas : on s’en parle ?

Prendre un rendez-vous

En cas de désaccord ou de litige, ce sont elles qui serviront de référence. Des CGV claires et complètes permettent de réduire considérablement les risques d’impayés, de contestations sur la livraison ou de malentendus sur les garanties. Elles sont aussi un gage de crédibilité et de professionnalisme aux yeux de vos clients, qui savent précisément à quoi s’attendre en achetant vos produits ou services.

Il est courant de les confondre avec les Conditions Générales d’Utilisation (CGU). La distinction est simple :

  • Les CGV encadrent une relation commerciale (la vente d’un bien ou d’une prestation).
  • Les CGU régissent l’utilisation d’un service, comme la simple navigation sur votre site internet, sans qu’il y ait forcément une transaction.

Vos cgv sont-elles obligatoires ? la distinction B2B / B2C

L’obligation de communiquer vos CGV dépend directement de la nature de votre client. C’est un point de vigilance essentiel, car les règles diffèrent radicalement.

Si votre client est un particulier (B2C)

La communication des CGV est une obligation légale absolue. En tant que professionnel, vous devez fournir ces informations à votre client consommateur avant la conclusion du contrat. C’est ce qu’on appelle l’obligation précontractuelle d’information. Le droit considère le consommateur comme la partie la plus vulnérable, qu’il faut protéger en lui donnant tous les éléments pour qu’il s’engage en connaissance de cause. La preuve que cette communication a bien eu lieu vous incombe. En cas de manquement, vous risquez une amende administrative pouvant aller jusqu’à 15 000 €.

Si votre client est un professionnel (B2B)

Entre professionnels, la situation est plus souple. Il n’est pas obligatoire de présenter spontanément vos CGV. Cependant, vous devez obligatoirement les communiquer si un client professionnel en fait la demande. Le refus est sanctionné par une amende pouvant atteindre 75 000 € pour une personne morale. On connaît la tentation de ne pas les fournir à un concurrent curieux, mais la loi est claire : s’il peut prouver une intention de commande, vous êtes tenu de les transmettre.

Le cas du professionnel “assimilé consommateur” Attention, un client professionnel peut parfois bénéficier de la protection du droit de la consommation. C’est le cas s’il remplit trois conditions cumulatives : il emploie 5 salariés au maximum, le contrat est conclu hors de son champ d’activité principal, et la vente se fait à distance ou hors établissement (sur un salon, par exemple). Dans cette situation, ce sont les règles protectrices du B2C qui s’appliquent.


La structure de vos CGV : les clauses indispensables à ne jamais oublier

Un modèle de CGV sert de base, mais il doit impérativement être adapté à votre activité. Voici les clauses incontournables qui doivent y figurer pour garantir leur validité et leur efficacité.

Objet et champ d’application

Cette première clause sert à définir clairement ce que les CGV encadrent : la vente de quels produits ? La réalisation de quelles prestations de services ? S’appliquent-elles aux ventes en ligne, en magasin, ou les deux ? C’est le préambule qui pose le cadre général.

Prix et conditions de paiement

La clarté sur le prix est non-négociable.

  • Prix : Pour une clientèle de particuliers (B2C), les prix doivent toujours être indiqués Toutes Taxes Comprises (TTC). Pour les professionnels (B2B), il est d’usage d’afficher les prix Hors Taxes (HT), car la gestion de la TVA est un élément central de leur comptabilité. Précisez la devise et la durée de validité de vos offres.
  • Modalités de paiement : Listez les moyens de paiement acceptés (carte bancaire, virement, etc.).
  • Délais de paiement : Indiquez quand le paiement est exigible (à la commande, à la livraison, à 30 jours…).
  • Pénalités de retard : En B2B, il est obligatoire de mentionner le taux des pénalités de retard et le montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement (40 € minimum). En B2C, cette mention est possible mais moins systématique.

Livraison ou exécution de la prestation

Cette section détaille tout le processus logistique.

  • Délais : Fournissez une estimation du délai de livraison ou de la date d’exécution de la prestation.
  • Coûts et zones : Précisez les frais de livraison et les zones géographiques desservies.
  • Transfert de propriété et des risques : Indiquez à quel moment le bien devient la propriété du client et qui est responsable en cas de perte ou de dommage durant le transport.
  • Procédure de réception : Expliquez ce que le client doit faire s’il reçoit un produit endommagé.

Droit de rétractation : la protection clé du consommateur

Cette clause est cruciale et obligatoire en B2C pour les contrats conclus à distance ou hors établissement.

  • Délai : Le consommateur dispose d’un délai légal de 14 jours pour changer d’avis, sans avoir à se justifier.
  • Modalités : Expliquez clairement comment exercer ce droit (formulaire à renvoyer, contact du service client…).
  • Remboursement : Précisez les conditions de retour du produit et le délai de remboursement.
  • Exclusions : Listez les cas où le droit de rétractation ne s’applique pas (biens personnalisés, produits périssables, etc.).

Garanties légales

Vous devez informer vos clients de l’existence des garanties légales qui s’imposent à tout vendeur professionnel.

  • Garantie légale de conformité : Elle protège le consommateur contre les défauts de conformité du produit (bien qui ne correspond pas à la description, impropre à l’usage attendu…).
  • Garantie contre les vices cachés : Elle couvre les défauts non apparents au moment de l’achat qui rendent le produit inutilisable ou diminuent fortement son usage.

Si vous proposez une garantie commerciale supplémentaire, ses conditions (durée, étendue, exclusions) doivent être détaillées ici.

Responsabilité et cas de force majeure

Cette clause vise à délimiter votre responsabilité. Vous pouvez prévoir des cas où votre responsabilité ne pourra être engagée, comme une mauvaise utilisation du produit par le client. Mentionnez également les cas de force majeure (événements imprévisibles, irrésistibles et extérieurs) qui suspendent vos obligations contractuelles.

Clause de réserve de propriété

Particulièrement utile en B2B, cette clause stipule que vous restez propriétaire des biens vendus jusqu’au paiement intégral du prix par le client. En cas de non-paiement, elle vous permet de revendiquer et récupérer votre marchandise plus facilement.

Protection des données personnelles (RGPD)

Depuis l’entrée en vigueur du RGPD, cette mention est indispensable. Vous devez informer vos clients sur :

  • Les données personnelles que vous collectez (nom, adresse, email…).
  • La finalité de cette collecte (gestion de la commande, livraison, marketing…).
  • La durée de conservation des données.
  • Les droits des personnes concernées (accès, rectification, suppression…).

Règlement des litiges et droit applicable

Précisez le droit applicable au contrat (généralement le droit français) et la juridiction compétente en cas de litige. Pour les clients consommateurs, vous devez également mentionner la possibilité de recourir à un médiateur de la consommation, en indiquant ses coordonnées.


Comment rédiger et mettre en place vos conditions générales de vente ?

Structurer ses CGV est une chose, les rendre opposables à vos clients en est une autre. La méthode est cruciale pour que le document ait une réelle valeur juridique.

D’abord, partez d’un modèle fiable mais personnalisez-le scrupuleusement. Chaque activité a ses spécificités (type de produits, logistique, clientèle…). Un simple copier-coller des CGV d’un concurrent est une erreur dangereuse qui peut vous exposer à des sanctions et laisser votre entreprise sans protection adéquate.

Ensuite, assurez-vous de leur accessibilité et de leur acceptation. Pour un site e-commerce, elles doivent être facilement accessibles (un lien dans le pied de page, par exemple). Surtout, le client doit activement les accepter avant de valider sa commande, généralement via une case à cocher avec une phrase du type “Je reconnais avoir lu et accepté les Conditions Générales de Vente”. Cette action formalise son consentement et rend le contrat applicable. Pour une prestation de service, faites-les figurer au dos de vos devis et factures et mentionnez sur le recto que la signature du devis vaut acceptation des CGV.

Faites valider vos CGV par un professionnel

La rédaction de clauses juridiques engage votre responsabilité. Pour dormir sur vos deux oreilles, il est fortement recommandé de faire relire et valider vos CGV par un professionnel (avocat ou juriste). Un expert-comptable en ligne peut également vous orienter sur les aspects financiers et fiscaux à intégrer, assurant une cohérence parfaite avec votre gestion.


Les erreurs fréquentes à éviter pour des CGV conformes

Certains pièges sont courants et peuvent invalider vos CGV ou affaiblir votre protection. On les a tous vus, et il est simple de les éviter.

  1. Copier-coller sans adapter : C’est l’erreur la plus fréquente. Les CGV d’un autre site ne correspondront jamais parfaitement à votre activité, à vos processus de livraison ou à votre politique de retour.
  2. Utiliser un langage trop complexe : Vos CGV doivent être lisibles et compréhensibles, surtout en B2C. Le jargon juridique excessif peut être considéré comme une clause abusive.
  3. Oublier des mentions obligatoires : L’absence d’une information clé, comme les modalités du droit de rétractation, peut entraîner des sanctions et l’annulation de certaines clauses.
  4. Ne pas les mettre à jour : La législation évolue. Des CGV rédigées il y a cinq ans ne sont probablement plus conformes. Pensez à les réviser régulièrement.
  5. Mélanger les règles B2B et B2C : Appliquer des conditions B2B (comme l’absence de droit de rétractation) à un client particulier est illégal. Il est souvent plus simple de prévoir deux documents distincts.

Les Conditions Générales de Vente ne sont pas qu’un document légal à produire pour être en règle. Elles sont le reflet de votre professionnalisme et la pierre angulaire d’une relation commerciale transparente et saine. En y consacrant le temps nécessaire, vous ne faites pas que vous conformer à la loi : vous investissez dans la confiance de vos clients et dans la pérennité de votre entreprise. C’est un effort initial qui sécurise d’innombrables transactions futures.

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FAQ

Oui, il est possible de rédiger soi-même ses CGV en s’appuyant sur des modèles. Cependant, compte tenu des enjeux juridiques et des spécificités de chaque activité, il est fortement conseillé de les faire relire et valider par un professionnel du droit (avocat, juriste) pour s’assurer de leur conformité et de leur efficacité protectrice.

L’absence de CGV ou la présence de clauses incomplètes ou non conformes vous expose à plusieurs risques. D’une part, des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une société. D’autre part, en cas de litige avec un client, vous serez en position de faiblesse, car c’est le droit commun qui s’appliquera, souvent moins favorable au vendeur.

C’est la pratique la plus recommandée. Les obligations légales sont bien plus strictes en B2C (droit de rétractation, informations sur les garanties…). Avoir deux documents distincts permet d’appliquer le bon cadre juridique à chaque type de client et d’éviter toute confusion ou application de clauses illégales à un consommateur.

Si vos clients sont des consommateurs ou des utilisateurs finaux en France, l’emploi de la langue française est obligatoire, conformément à la loi Toubon. Entre professionnels, cette obligation ne s’applique pas, mais il est évidemment préférable de fournir des CGV dans une langue comprise par votre client pour assurer la validité de son consentement.

Hugues Husson De Sampigny
Hugues Husson De Sampigny Expert-comptable depuis plus de 20 ans et président de Keobiz Finance

Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.