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Keobiz / Le Mag / Exercer un métier / Dropshipping : votre comptabilité de A à Z
Exercer un métier

Dropshipping : votre comptabilité de A à Z

Sommaire :

1.Les fondamentaux d’une gestion financière saine en dropshipping
2.Quel statut juridique choisir pour votre activité de dropshipping ?
3.La TVA en dropshipping : une complexité à maîtriser
4.Tenir sa comptabilité au quotidien : méthodes et outils
5.Comment anticiper et se préparer à un contrôle fiscal ?
6.FAQ :
En résumé :
  • Séparez vos finances personnelles et professionnelles dès le départ : compte bancaire dédié, registre détaillé des ventes, achats, remboursements et rapprochement régulier des opérations.

  • Choisissez votre statut en fonction du volume et des charges : la micro‑entreprise (plafond ~188 700€ pour l’achat‑revente) est simple mais n’autorise pas la déduction des charges ; SASU/EURL permettent la déduction réelle des frais, imposent une comptabilité d’engagement et rendent souvent l’expert‑comptable indispensable.

  • Maîtrisez la TVA : utilisez l’OSS pour les ventes B2C intra‑UE, l’IOSS pour les importations <150€ afin de collecter la TVA à la vente ; sans IOSS la TVA (et frais) sont perçus à la livraison, et pour >150€ la TVA et droits sont dus à l’importation.

  • Tenez une comptabilité rigoureuse : émettez et exigez des factures conformes, conservez justificatifs et relevés (Stripe/PayPal) 10 ans, tenez livre‑journal et grand‑livre et appliquez la comptabilité adaptée à votre statut.

  • Anticipez trésorerie et contrôles fiscaux : suivez les décaissements/encaisses (tableau de bord), automatisez via outils/OCR et intégrations (Shopify, Stripe), et préparez un dossier complet (statuts, liasses, preuves d’expédition et paiements) pour un éventuel contrôle.

Contrairement à une idée reçue, la comptabilité d’une activité de dropshipping n’est pas moins exigeante que celle d’un e-commerce traditionnel. Elle suit les mêmes grands principes que nous détaillons dans notre guide sur comment gérer la comptabilité d’un e-commerce. Le dropshipping séduit par sa promesse de simplicité : vendre en ligne sans jamais toucher un produit. Mais derrière cette façade de facilité se cache une réalité que de nombreux entrepreneurs découvrent trop tard. Avez-vous réellement mesuré les implications comptables et fiscales de ce modèle économique ? Une gestion financière rigoureuse est le pilier qui différencie une boutique éphémère d’une entreprise pérenne et rentable.

Loin d’être une simple formalité, la gestion comptable en dropshipping est un exercice complexe, jonglant avec des flux financiers internationaux, des règles de TVA spécifiques et des obligations déclaratives strictes. négliger cet aspect, c’est s’exposer à des contrôles fiscaux et mettre en péril la viabilité même de votre projet. Ce guide a pour but de démystifier ces obligations et de vous fournir une feuille de route claire pour assurer la conformité et la sérénité financière de votre activité.

Les fondamentaux d’une gestion financière saine en dropshipping

Contrairement à une idée reçue, la comptabilité d’une activité de dropshipping n’est pas moins exigeante que celle d’un e-commerce traditionnel. Les transactions sont certes dématérialisées, mais leur suivi est tout aussi crucial. Avant même de parler de fiscalité, la première étape est de maîtriser les concepts clés qui vous permettront de piloter votre entreprise :

  • Chiffre d’affaires (CA) : Le montant total des ventes encaissées auprès de vos clients.

  • Coûts d’exploitation : L’ensemble de vos dépenses, incluant le coût d’achat des produits auprès du fournisseur, les frais de port, les commissions des plateformes de paiement (Stripe, PayPal), les abonnements (Shopify), et surtout, les frais publicitaires.

  • Marge bénéficiaire : La différence entre votre chiffre d’affaires et vos coûts, qui détermine votre rentabilité réelle.

Dès le lancement de votre activité, une règle d’or s’impose : séparer vos finances personnelles et professionnelles. L’ouverture d’un compte bancaire dédié est indispensable. Cette séparation est la base d’une comptabilité claire. Elle simplifie le suivi des flux, facilite la justification de vos dépenses en cas de contrôle et constitue une preuve de votre professionnalisme. Tenir un registre précis de chaque transaction — ventes, achats, remboursements, frais divers — n’est pas une option, mais une obligation légale et une nécessité stratégique pour prendre des décisions éclairées.

Quel statut juridique choisir pour votre activité de dropshipping ?

Le choix de votre structure juridique est la décision la plus importante que vous prendrez, car elle conditionne l’intégralité de votre régime fiscal, social et de vos obligations comptables. Ce choix doit être mûri en fonction de vos ambitions et de votre chiffre d’affaires prévisionnel.

Le régime de la micro-entreprise : idéal pour débuter

Pour tester un concept ou se lancer avec un minimum de contraintes administratives, le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est souvent privilégié. Sa création est simple et sa gestion allégée.

  • Plafonds de chiffre d’affaires : Pour une activité d’achat-revente, le CA annuel ne doit pas dépasser 188 700 €. C’est le plafond standard pour tout vendeur, comme expliqué dans notre article sur comment gérer votre comptabilité de commerçant. Une vigilance constante est nécessaire, car un dépassement entraîne un basculement vers un régime réel bien plus complexe.

  • Imposition simplifiée : Vous payez des cotisations sociales sur la base de votre chiffre d’affaires encaissé (taux de 12,3 % pour la vente de marchandises). Pour l’impôt sur le revenu, l’administration fiscale applique un abattement forfaitaire de 71 % sur votre CA avant de le soumettre au barème progressif.

  • L’inconvénient majeur : L’impossibilité de déduire vos charges réelles. En dropshipping, les coûts d’achat des produits et les dépenses publicitaires (Facebook Ads, Google Ads) représentent une part très importante de vos sorties d’argent. Avec la micro-entreprise, ces dépenses ne sont pas déduites de votre base imposable, ce qui peut rendre le modèle fiscalement inefficace lorsque vos marges sont faibles.

Les sociétés (SASU/EURL) : pour une vision à long terme

Si vous visez le développement et la croissance, la création d’une société unipersonnelle comme la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) ou l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est plus pertinente.

  • Déduction des charges réelles : C’est le principal avantage. Tous vos frais professionnels (achats de produits, publicité, abonnements logiciels, frais de plateforme) sont déduits de votre chiffre d’affaires. Vous n’êtes imposé que sur votre bénéfice réel.

  • Imposition : Par défaut, la SASU est soumise à l’Impôt sur les Sociétés (IS) et l’EURL à l’Impôt sur le Revenu (IR), avec des options possibles dans les deux cas. L’IS permet de mieux maîtriser la fiscalité en ne taxant que les bénéfices de l’entreprise.

  • Obligations comptables renforcées : La contrepartie est une comptabilité beaucoup plus formelle. Il est obligatoire de tenir une comptabilité d’engagement, de produire un bilan annuel et une liasse fiscale. Le recours à un expert-comptable devient alors quasi indispensable pour garantir la conformité.

Conseil d’expert : Ne choisissez pas votre statut à la légère

Le statut juridique impacte directement votre rentabilité et votre protection sociale. La micro-entreprise est parfaite pour tester un marché, mais peut vite devenir un piège fiscal si vos charges sont élevées. Pour vous aider à faire le bon choix, nous vous accompagnons dès la phase de création d’entreprise. Nous analysons votre projet pour vous orienter vers la structure la plus adaptée et nous occupons de toutes les formalités administratives, 100% gratuitement.

La TVA en dropshipping : une complexité à maîtriser

La gestion de la TVA est sans doute l’aspect le plus complexe du suivi fiscal en dropshipping. Le modèle tripartite (client, vendeur, fournisseur) souvent réparti dans plusieurs pays crée des situations fiscales spécifiques qu’il est crucial de comprendre pour éviter les mauvaises surprises, tant pour vous que pour vos clients.

Les règles générales de la TVA et le Guichet Unique (OSS)

Depuis le 1er juillet 2021, les règles de TVA sur le e-commerce en Europe ont été harmonisées. En tant que dropshipper vendant à des particuliers (B2C) au sein de l’UE, vous devez facturer la TVA au taux du pays de votre client. Pour éviter de devoir vous immatriculer à la TVA dans chaque pays où vous vendez, le Guichet Unique de TVA (OSS – One-Stop Shop) a été mis en place. Il vous permet de déclarer et de payer l’ensemble de la TVA collectée dans l’UE via une seule déclaration trimestrielle en France.

Cas pratique : ventes de produits importés d’un pays hors UE

C’est le scénario le plus courant : votre fournisseur est en Chine et votre client en France.

Le principe clé : Toute importation de biens dans l’UE est soumise à la TVA. Cette gestion des flux internationaux et des droits de douane rappelle les obligations comptables de l’industrie qui importe ses matières premières. C’est le dropshipper qui est considéré comme le vendeur et qui est donc redevable de cette taxe.

Pour les envois dont la valeur est inférieure à 150 €, vous avez deux options :

  1. Utiliser le Guichet Unique à l’Importation (IOSS – Import One-Stop Shop) : En vous inscrivant à ce guichet, vous collectez la TVA française (20 %) directement au moment de la vente sur votre site. Le colis est alors exonéré de TVA à son arrivée en douane. C’est la solution idéale pour une expérience client fluide, sans frais imprévus à la livraison.

  2. Ne pas utiliser l’IOSS : Dans ce cas, c’est le transporteur (La Poste, DHL…) qui se chargera de collecter la TVA auprès de votre client final au moment de la livraison, en ajoutant souvent des frais de dossier. C’est une très mauvaise expérience pour le client, qui peut refuser le colis et nuire à votre réputation.

Pour les envois de plus de 150 €, la TVA à l’importation et d’éventuels droits de douane sont systématiquement perçus à l’arrivée du colis.

Schéma explicatif des flux de TVA en dropshipping avec un fournisseur hors UE
Schéma explicatif des flux de TVA en dropshipping avec un fournisseur hors UE

Attention à la TVA non gérée

Ignorer les règles de TVA est l’une des erreurs les plus graves en dropshipping. Non seulement vous risquez un redressement fiscal avec de lourdes pénalités, mais vous mettez également en péril votre relation client. Un client qui doit payer des taxes imprévues pour recevoir son colis est un client perdu qui laissera probablement un avis négatif.

Tenir sa comptabilité au quotidien : méthodes et outils

Une comptabilité de dropshipping rigoureuse repose sur l’organisation et l’utilisation des bons outils pour automatiser ce qui peut l’être.

Les obligations comptables essentielles

Quelle que soit la taille de votre entreprise (hors micro-entreprise), vous devez tenir des registres précis et conserver tous les justificatifs :

  • Factures de vente : Vous devez émettre une facture pour chaque vente réalisée.

  • Factures d’achat : Exigez des factures en bonne et due forme de la part de vos fournisseurs. Cette rigueur sur l’origine des produits est aussi critique que pour la comptabilité d’une librairie où chaque article doit être identifié.

  • Justificatifs de frais : Conservez toutes les factures liées à vos dépenses (publicité, abonnements Shopify, applications, etc.).

  • Relevés bancaires et des plateformes de paiement : Les relevés de Stripe et PayPal sont essentiels pour rapprocher les transactions de votre comptabilité.

Ces documents doivent être conservés pendant 10 ans. Une bonne pratique consiste à les numériser et à les classer méthodiquement dans un cloud sécurisé.

Le suivi des transactions et la gestion de la trésorerie

Le décalage de trésorerie est un défi majeur en dropshipping. Vous encaissez l’argent du client immédiatement, mais les plateformes comme Stripe ou Shopify peuvent mettre plusieurs jours à vous le verser, tandis que vous payez votre fournisseur.

Un suivi précis des flux de trésorerie est donc vital pour ne pas vous retrouver à découvert. Utilisez un tableau de bord pour suivre :

  • Les sommes encaissées.

  • Les fonds en attente de versement.

  • Les paiements à effectuer aux fournisseurs.

  • Les dépenses publicitaires à venir.

Cela vous permettra d’établir des prévisions financières réalistes et de vous assurer que vous disposez toujours des liquidités nécessaires pour faire fonctionner votre entreprise. L’automatisation est votre meilleure alliée. Un expert-comptable en ligne peut synchroniser votre compte bancaire, votre plateforme e-commerce (Shopify, WooCommerce) et vos régies publicitaires pour centraliser toutes les données en temps réel, vous offrant une vision claire de votre santé financière sans effort manuel.

Comment anticiper et se préparer à un contrôle fiscal ?

L’administration fiscale porte une attention particulière aux activités d’e-commerce et de dropshipping, en raison de la complexité des flux financiers et des risques de fraude. Un contrôle fiscal n’est pas une fatalité, mais il faut s’y préparer en permanence en maintenant une comptabilité irréprochable.

La meilleure défense est une organisation sans faille. En cas de contrôle, vous devrez être en mesure de fournir rapidement :

  • Vos statuts d’entreprise et Kbis.

  • L’ensemble de vos livres comptables (livre-journal, grand-livre).

  • Toutes les factures d’achat et de vente, classées et numérotées.

  • Les preuves de paiement correspondantes (relevés bancaires).

  • Vos déclarations de TVA et la justification des montants déclarés.

  • Les justificatifs de toutes les charges que vous avez déduites.

Un dossier comptable bien tenu, avec des pièces justificatives claires pour chaque écriture, est le signe d’une gestion sérieuse et rassurera l’inspecteur. C’est là que l’accompagnement par un expert-comptable prend tout son sens : il garantit non seulement la conformité de vos déclarations, mais prépare et organise également votre documentation pour qu’elle soit prête à tout moment.

L’automatisation comme bouclier fiscal

Les plateformes comptables modernes, comme celles que nous proposons, utilisent des technologies de reconnaissance de caractères (OCR) et des intégrations directes avec vos outils (Stripe, Shopify, Payfit…). Chaque transaction est automatiquement catégorisée et le justificatif y est associé. Cela élimine les risques d’oubli, assure une traçabilité parfaite et facilite grandement la justification de vos comptes en cas de contrôle.

Le dropshipping reste un modèle d’affaires attractif, mais son succès durable repose sur une discipline financière et une connaissance approfondie de ses obligations. Le choix du statut juridique, la maîtrise des règles de TVA internationales et la tenue d’une comptabilité rigoureuse ne sont pas des contraintes, mais les fondations de votre réussite. En adoptant les bonnes pratiques dès le départ et en vous faisant accompagner par des professionnels, vous transformez ces défis comptables en un avantage stratégique, vous permettant de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : développer votre boutique et satisfaire vos clients.

FAQ :

Suis-je obligé de facturer la TVA en micro-entreprise ?

En tant que micro-entrepreneur, vous bénéficiez du régime de la “franchise en base de TVA” tant que votre chiffre d’affaires reste sous certains seuils. Vous ne facturez donc pas de TVA à vos clients français. Cependant, cette simplicité a ses limites en dropshipping : si vous importez des biens de moins de 150 € hors UE, vous ne pouvez pas utiliser le guichet IOSS. Votre client devra donc payer la TVA à la livraison, ce qui est fortement déconseillé. Pour éviter cela, vous pouvez demander à être assujetti à la TVA, même en micro-entreprise.

Comment déduire mes frais publicitaires (Facebook Ads, Google Ads) ?

La déduction des charges professionnelles, y compris les importants budgets publicitaires, n’est possible que si vous optez pour un régime réel d’imposition. Cela exclut donc le régime de la micro-entreprise, où l’imposition est calculée sur le chiffre d’affaires après un abattement forfaitaire. Pour déduire vos frais, vous devez créer une société (SASU, EURL) ou opter pour le régime réel en Entreprise Individuelle.

Un expert-comptable est-il obligatoire pour le dropshipping ?

Légalement, un expert-comptable n’est pas obligatoire si vous êtes en micro-entreprise. Toutefois, il devient fortement recommandé, voire indispensable, dès que vous créez une société (SASU/EURL). Les obligations comptables (bilan, liasse fiscale), la complexité de la gestion de la TVA internationale et le risque élevé de contrôle fiscal rendent l’accompagnement par un professionnel essentiel pour sécuriser votre activité et optimiser votre fiscalité.

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