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Holding SARL ou SAS : quel choix faire en 2026 ?

Sommaire :

1.Holding SAS ou SARL : tableau comparatif des points clés
2.L’aspect juridique : la flexibilité de la SAS face au cadre sécurisant de la SARL
3.Le statut social et la rémunération du dirigeant : un choix stratégique
4.La fiscalité et les objectifs à long terme
5.FAQ : Holding SARL ou SAS
6.FAQ :
En résumé :
  • SAS : très grande souplesse statutaire (gouvernance sur‑mesure, actions de préférence) idéale pour la croissance et l’entrée d’investisseurs ; SARL : cadre légal strict, sécurisant et adapté aux projets familiaux et patrimoniaux.

  • Statut social — SARL (gérant majoritaire) = TNS avec cotisations généralement plus faibles mais protection sociale moindre et dividendes soumis aux cotisations au‑delà de 10% ; SAS (président) = assimilé‑salarié avec meilleure protection sociale, fortes charges sur le salaire, mais dividendes non assujettis aux cotisations (seulement prélèvements sociaux/Flat Tax).

  • Fiscalité : SARL et SAS peuvent bénéficier du régime mère‑fille et de l’intégration fiscale (sous réserve d’option à l’IS et des seuils requis), ces outils d’optimisation étant indépendants de la forme juridique.

  • Cession et transmission : SARL = agrément strict et caractère intuitu personae, favorable au maintien du contrôle et aux transmissions familiales (pacte Dutreil) ; SAS = cessions plus libres et clauses statutaires modulables, facilitant l’entrée/sortie d’investisseurs.

  • Conclusion stratégique : choisissez la SARL pour sécuriser une transmission familiale et optimiser une rémunération salariée, la SAS pour flexibilité, levée de fonds et optimisation par dividendes ; la transformation est possible mais coûteuse — anticipez vos besoins sur 5–10 ans.

Vous envisagez de structurer votre patrimoine professionnel et de piloter vos différentes activités via une société holding ? C’est une étape stratégique majeure. Mais une question cruciale se pose immédiatement : quelle forme juridique adopter pour cette société mère ? Si la société civile est une option pour des activités patrimoniales pures, le choix pour une holding animatrice ou à vocation commerciale se resserre le plus souvent autour de la SARL et de la SAS.

Ce choix n’est pas anodin. Il aura des conséquences directes et durables sur votre gouvernance, votre statut social de dirigeant, votre fiscalité, et même sur vos futures stratégies de croissance ou de transmission. Pour vous aider à y voir plus clair, examinons en détail les critères qui vous permettront de choisir la structure la plus adaptée à vos ambitions.

Holding SAS ou SARL : tableau comparatif des points clés

Pour commencer, voici une synthèse des principales différences entre ces deux formes juridiques dans le contexte spécifique d’une société holding :

Tableau récapitulatif

Critère

Holding en SARL (ou EURL)

Holding en SAS (ou SASU)

Souplesse statutaire

Faible. Le fonctionnement est très encadré par la loi (Code de commerce).

Élevée. Grande liberté pour organiser la gouvernance, les pouvoirs et les décisions.

Statut du dirigeant

Gérant majoritaire : Travailleur Non Salarié (TNS).

Président (et autres dirigeants) : Assimilé-salarié.

Optimisation Rémunération

Idéale pour une rémunération sous forme desalaire, avec des charges sociales modérées (~45%).

Idéale pour une rémunération sous forme dedividendes, non soumis aux cotisations sociales.

Dividendes

Soumis aux cotisations sociales pour la part qui dépasse 10% du capital social et des comptes courants d’associés.

Soumis uniquement aux prélèvements sociaux (CSG/CRDS) via la Flat Tax (30% au total).

Cession des titres

Cession à des tiers soumise à une procédure d’agrément stricte des associés. Caractèreintuitu personae.

Cession des actions libre par principe, sauf clause contraire dans les statuts. Facilite l’entrée d’investisseurs.

Adapté pour…

Projets familiaux, structures stables, transmission préparée, optimisation de la rémunération du gérant.

Projets de croissance, ouverture du capital à des investisseurs, gouvernance complexe, optimisation par les dividendes.

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L’aspect juridique : la flexibilité de la SAS face au cadre sécurisant de la SARL

Le premier critère de différenciation majeur réside dans la souplesse de l’organisation et de la gouvernance. Votre vision à long terme pour le groupe de sociétés déterminera quelle approche est la plus pertinente.

La liberté statutaire : le grand atout de la SAS

La Société par Actions Simplifiée (SAS) est réputée pour sa très grande liberté contractuelle. Les associés peuvent, via les statuts, organiser le fonctionnement de la société holding de manière quasi sur-mesure. Cette souplesse se manifeste à plusieurs niveaux :

  • Organes de direction : Si la nomination d’un Président (personne physique ou morale) est obligatoire, vous êtes libre de créer d’autres organes comme un conseil d’administration, des directeurs généraux délégués, ou des comités spécifiques, et de définir leurs pouvoirs.

  • Décisions collectives : Les conditions de vote (quorum, majorité) peuvent être librement fixées dans les statuts pour la plupart des décisions.

  • Catégories d’actions : La SAS permet de créer des actions de préférence. Celles-ci peuvent offrir des droits différents aux associés, comme un droit de vote double ou des dividendes majorés. C’est un outil puissant pour dissocier le capital du pouvoir et structurer l’entrée d’investisseurs sans perdre le contrôle.

Cette flexibilité fait de la SAS le véhicule idéal pour les projets nécessitant une gouvernance complexe ou destinés à accueillir rapidement de nouveaux partenaires financiers.

Le cadre légal strict de la SARL

À l’inverse, la Société à Responsabilité Limitée (SARL) est beaucoup plus rigide. Son fonctionnement est largement dicté par le Code de commerce, ce qui laisse peu de place à la personnalisation statutaire. Les règles de quorum et de majorité pour les assemblées générales sont fixées par la loi. De plus, le principe “une part sociale = une voix” est intangible, interdisant la création de parts à droits de vote multiples.

Le gérant d’une SARL doit obligatoirement être une personne physique, alors qu’une SAS peut être présidée par une autre société (par exemple, la holding personnelle du dirigeant). Ce cadre légal strict, bien que contraignant, peut aussi être perçu comme un avantage : il offre un cadre sécurisant et prévisible, particulièrement adapté aux projets familiaux où la stabilité et le maintien du contrôle sont prioritaires. Si vous envisagez la création d’une SARL pour votre holding, vous optez pour une structure éprouvée et rassurante.

La cession des titres et l’implication du conjoint

La différence est également marquée en matière de transmission des titres. Dans une SAS, les cessions d’actions sont en principe libres, bien qu’il soit courant d’insérer des clauses d’agrément ou de préemption dans les statuts ou un pacte d’associés. En SARL, le caractère intuitu personae (basé sur la personne des associés) est fort : toute cession de parts à un tiers extérieur est soumise à un agrément obligatoire des autres associés.

Un autre point juridique important concerne le conjoint. Dans une SARL, l’apport de biens communs nécessite l’accord du conjoint, qui peut également revendiquer la qualité d’associé pour la moitié des parts souscrites. Cette disposition n’existe pas en SAS, offrant plus d’autonomie à l’associé.

Le statut social et la rémunération du dirigeant : un choix stratégique

C’est souvent le critère le plus décisif pour les entrepreneurs. Le choix entre SARL et SAS aura un impact direct sur votre statut social, le coût de votre rémunération et la manière dont vous percevrez les bénéfices de votre groupe.

Le conseil de l’expert Keobiz

Votre stratégie de rémunération doit être le moteur de votre décision. Posez-vous la question : préférez-vous percevoir des revenus réguliers et optimisés en termes de charges (salaire) ou des revenus variables non soumis aux cotisations sociales (dividendes) ? La réponse orientera naturellement votre choix vers la SARL ou la SAS.

Holding en SARL : le gérant majoritaire TNS

Si vous êtes gérant majoritaire de votre holding SARL (détention de plus de 50% des parts), vous serez affilié au régime social des Travailleurs Non Salariés (TNS).

  • Avantages : Les cotisations sociales sur votre rémunération sont plus faibles que pour un salarié (environ 45% du net). Cela rend le versement d’une rémunération depuis la holding fiscalement attractif. La holding peut refacturer cette rémunération à ses filiales via une convention de management (management fees), optimisant ainsi les flux financiers.

  • Inconvénients : La protection sociale est moins complète (pas d’assurance chômage, indemnités journalières parfois plus faibles). Surtout, les dividendes que vous vous versez sont assujettis aux cotisations sociales pour la fraction excédant 10% du capital social et des sommes versées en compte courant d’associé. Cela rend la stratégie de rémunération par dividendes beaucoup moins intéressante.

Pour approfondir ce sujet, il est essentiel de comprendre les règles de rémunération du gérant de SARL et ses implications.

Holding en SAS : le président Assimilé-Salarié

Le président d’une holding SAS est rattaché au régime général de la Sécurité Sociale en tant qu’assimilé-salarié.

  • Avantages : Vous bénéficiez d’une protection sociale quasi-identique à celle d’un salarié (retraite, maladie), à l’exception de l’assurance chômage. Le principal atout est que les dividendes ne sont jamais soumis aux cotisations sociales. Ils ne supportent que les prélèvements sociaux (17,2%) inclus dans la Flat Tax de 30%. C’est la structure reine pour une stratégie de rémunération basée sur la remontée de dividendes.

  • Inconvénients : Si vous décidez de vous verser une rémunération, celle-ci supportera des charges sociales très élevées (environ 82% du net), ce qui la rend peu efficiente.

En pratique, le montage le plus courant avec une holding SAS consiste à ne pas se verser de salaire (ou un salaire très faible) et à piloter sa rémunération via les dividendes distribués par la holding, eux-mêmes alimentés par les dividendes quasi-exonérés remontant des filiales. Cet arbitrage entre salaire et dividendes en SASU est au cœur de la réflexion.

La fiscalité et les objectifs à long terme

Même si les deux formes de société permettent de bénéficier des régimes fiscaux de groupe, vos ambitions futures peuvent orienter votre choix.

Régime mère-fille et intégration fiscale : un avantage commun

Il est crucial de noter que les deux principaux avantages fiscaux d’une holding sont accessibles que vous choisissiez la SARL ou la SAS (sous réserve d’une option à l’impôt sur les sociétés) :

  1. Le régime mère-fille : Il permet à la holding de recevoir les dividendes de ses filiales (détenues à 5% minimum) en quasi-exonération d’impôt. Seule une quote-part de frais et charges de 1% ou 5% est réintégrée et taxée.

  2. L’intégration fiscale : Ce régime (accessible si la holding détient au moins 95% de la filiale) permet de consolider les résultats fiscaux de toutes les sociétés du groupe. Les pertes d’une filiale peuvent ainsi compenser les bénéfices d’une autre, optimisant l’impôt sur les sociétés global.

Le choix de la forme juridique de votre holding n’est donc pas discriminant sur l’accès à ces outils fondamentaux d’optimisation.

Une forme juridique alignée sur votre stratégie

Votre stratégie à moyen et long terme est un excellent guide.

  • La holding SARL est souvent privilégiée pour des projets de transmission familiale. Son cadre rigide et le fort intuitu personae permettent de maîtriser l’actionnariat. Elle se combine parfaitement avec des dispositifs de transmission comme le pacte Dutreil, qui permet de bénéficier d’abattements fiscaux importants sur les droits de donation ou de succession.

  • La holding SAS est l’outil de la croissance. Si votre projet implique des levées de fonds, l’entrée d’investisseurs, ou une future cession à un groupe industriel, la souplesse de la SAS pour émettre différents types d’actions et faciliter les transferts de titres est un avantage concurrentiel indéniable. Les formalités de création d’une SAS sont le point de départ d’une structure agile et évolutive.

Anticipez vos besoins futurs

Le choix de la forme juridique n’est pas figé. Il est possible de transformer une SARL en SAS et inversement. Cependant, cette opération a un coût et engendre des formalités administratives. Il est donc préférable de choisir dès le départ la structure la mieux alignée sur vos objectifs pour les 5 à 10 prochaines années.

Le choix entre une holding SAS et une holding SARL n’est pas une simple formalité administrative, mais une décision stratégique fondamentale. Il n’y a pas de réponse unique : la meilleure structure est celle qui sert vos objectifs personnels et professionnels. La SARL offre un cadre sécurisé, idéal pour une gestion patrimoniale et familiale, avec une optimisation de la rémunération du gérant. La SAS, quant à elle, est un instrument de flexibilité et de croissance, parfait pour piloter sa rémunération par les dividendes et ouvrir son capital.

Prendre le temps d’analyser votre projet avec un expert-comptable est indispensable pour valider la structure qui accompagnera au mieux le développement de votre groupe. Chez Keobiz, nous accompagnons chaque jour des dirigeants dans la structuration de leur projet, en prenant en compte toutes les spécificités d’une holding pour faire le choix le plus éclairé.

FAQ : Holding SARL ou SAS

FAQ :

Peut-on transformer une holding SARL en SAS (ou l'inverse) ?

Oui, la transformation d’une forme de société en une autre est tout à fait possible au cours de la vie de la holding. Cette décision, généralement prise en assemblée générale extraordinaire, implique des démarches juridiques (rapport d’un commissaire à la transformation, modification des statuts, publication d’une annonce légale) et un certain coût. Il est donc recommandé d’anticiper au mieux ses besoins pour éviter cette procédure.

Une holding doit-elle obligatoirement être "animatrice" ?

Non. Une holding peut être “passive”, son unique rôle étant la détention et la gestion de ses participations financières. Une holding est qualifiée d’”animatrice” lorsqu’en plus de cette gestion, elle participe activement à la conduite de la politique de son groupe et au contrôle de ses filiales et leur rend, le cas échéant, des services spécifiques (administratifs, juridiques, comptables, etc.). Le statut de holding animatrice offre des avantages fiscaux supplémentaires, notamment en matière d’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) et de transmission (pacte Dutreil). Le choix entre SARL et SAS n’influence pas le caractère animateur, qui dépend des faits.

Quel est l'impact du choix sur les frais de création et de fonctionnement ?

Les coûts de création sont globalement similaires pour une SARL et une SAS, incluant les frais de greffe et de publication d’annonce légale. Cependant, la rédaction des statuts d’une SAS peut être plus coûteuse si vous souhaitez mettre en place une gouvernance complexe nécessitant l’intervention d’un avocat spécialisé. En termes de fonctionnement, les obligations comptables et fiscales sont identiques. La principale différence de coût viendra des charges sociales sur la rémunération du dirigeant, comme détaillé précédemment.

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