Créer son activité de VTC : le guide complet 2026
Se lancer en tant que VTC →Ce que vous devez retenir pour vous lancer en VTC :
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Devenir VTC impose des prérequis réglementaires non négociables : formation, examen, carte professionnelle et inscription au registre VTC (REV). Sans ça, pas de première course.
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Le choix du statut juridique (auto-entrepreneur, SASU, EURL) impacte directement votre revenu net. Sur un CA de 60 000 euros, l’écart peut dépasser 5 000 euros par an selon la structure choisie.
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Travailler avec Uber, Bolt ou Heetch ne s’improvise pas : chaque plateforme prélève entre 20 et 25 % de commission, avec ses propres conditions d’accès et règles du jeu.
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Un expert-comptable spécialisé VTC vous évite les erreurs de TVA, d’immatriculation et de gestion qui coûtent cher dès la première année.
Boîte à outils du créateur d’entreprise
La plupart de ces démarches administratives peuvent être fastidieuses. C’est pourquoi, chez Keobiz, la création d’entreprise est offerte. Nous gérons les formalités de A à Z pour que vous puissiez vous concentrer sur vos premiers clients.
Créer mon entrepriseLancer son activité de VTC en 6 étapes
C’est la première douche froide pour beaucoup de candidats : on ne devient pas VTC en téléchargeant une application. Le métier est réglementé. Sans carte professionnelle VTC délivrée par le préfet de votre département, vous ne pouvez pas effectuer une seule course légalement.
Pour l’obtenir, trois conditions à remplir :
Être titulaire du permis B depuis au moins trois ans.
Avoir un casier judiciaire vierge (bulletin n°2).
Et réussir l’examen VTC, qui couvre la réglementation des transports, la sécurité routière, la gestion d’entreprise et la relation client. Si vous avez déjà un an d’expérience professionnelle en tant que chauffeur (taxi, ambulance, transport de personnes), une équivalence peut remplacer l’examen. C’est un raccourci qui vaut le coup d’être vérifié avant de s’inscrire à une formation.
Côté délais, soyez réaliste : entre la formation (quelques jours à quelques semaines selon la formule), l’examen, puis l’instruction du dossier en préfecture, comptez 2 à 3 mois minimum avant d’avoir votre carte en main. Anticipez.Et si vous hésitez encore entre VTC et taxi, prenez le temps de comparer. Les deux métiers ne fonctionnent pas de la même façon : accès aux courses, liberté tarifaire, investissement de départ, réglementation. Ce sont deux modèles économiques différents.
Vos ressources pour cette étape :
La création d’une entreprise ça ne s’improvise pas, on s’en parle ?
Statut juridique, immatriculation, obligations fiscales… Nous prenons en charge toutes vos démarches de A à Z.
Créer mon entreprise gratuitement Créer mon entrepriseCarte en poche, la vraie question arrive : combien allez-vous réellement gagner ?
On va être francs. Le chiffre d’affaires brut d’un chauffeur VTC et son revenu net sont deux réalités très différentes. Entre les commissions plateforme (20 à 25 % en moyenne), les charges sociales, le carburant, l’assurance et le crédit véhicule, la marge se réduit vite. Un chauffeur qui facture 5 000 euros par mois peut se retrouver avec 2 000 à 2 500 euros nets selon son statut et ses charges. C’est une réalité que beaucoup découvrent trop tard.
Uber reste la plateforme de référence en France, mais Bolt et Heetch proposent des conditions différentes. Certains chauffeurs se multi-plateforment pour maximiser leur taux de remplissage. D’autres développent une clientèle directe (hôtels, conciergeries, entreprises) pour s’affranchir des commissions. Chaque modèle a ses avantages et ses contraintes.
La question à trancher dès le départ : vous lancez-vous seul ou rejoignez-vous une flotte ? En flotte, vous roulez avec un véhicule fourni et un cadre déjà en place, mais vous cédez une part de vos revenus. En indépendant, vous gardez le contrôle, mais tout repose sur vous.
Prenez le temps de simuler votre CA réaliste avant de signer quoi que ce soit. Ce n’est pas du pessimisme, c’est du bon sens.rn
Vos ressources pour cette étape :
C’est l’étape qui paralyse le plus de futurs chauffeurs. Auto-entreprise, SASU, EURL… les options s’empilent et personne autour de vous ne donne le même conseil. On vous comprend.
Voici comment trancher.
L’auto-entreprise est la plus simple à ouvrir. Zéro capital, zéro statuts, comptabilité allégée. Mais elle est plafonnée à 77 700 euros de CA par an (prestations de services) et ne permet pas de déduire vos charges réelles (carburant, véhicule, assurance). Au-delà de 40 000 à 50 000 euros de CA, vous payez des cotisations sur de l’argent que vous n’avez pas vraiment gagné.
La SASU offre plus de souplesse. Vous pouvez vous verser un petit salaire et compléter avec des dividendes, ce qui réduit significativement vos cotisations sociales. C’est le statut le plus populaire chez les chauffeurs VTC qui roulent à plein temps.
L’EURL fonctionne différemment : le dirigeant est au régime TNS (Travailleur Non Salarié), avec des cotisations plus basses mais une couverture sociale réduite. À étudier si vous avez une couverture santé par ailleurs.rnrnLe bon statut dépend de votre niveau de CA anticipé, de votre situation familiale et de vos projets à 2-3 ans. Un passage en revue avec un expert-comptable spécialisé coûte quelques centaines d’euros et vous en fait économiser plusieurs milliers dès la première année.
Pas de VTC sans véhicule. Et pas n’importe lequel : les plateformes imposent des critères (année de mise en circulation, nombre de places, état général) et la réglementation exige un véhicule de 4 à 9 places.
La vraie question, c’est comment le financer sans mettre votre trésorerie à genoux dès le départ.
L’achat comptant fonctionne si vous avez un apport conséquent, mais il immobilise du capital dont vous aurez besoin ailleurs (assurance, fonds de roulement, premiers mois d’activité).
Le leasing (LOA ou LLD) est la formule la plus répandue chez les VTC. Loyers mensuels fixes, entretien souvent inclus, pas de surprise. Comptez entre 400 et 800 euros par mois selon le véhicule. La LLD est plus souple (vous rendez le véhicule en fin de contrat), la LOA vous laisse l’option d’achat.
La location courte durée peut dépanner pour démarrer rapidement sans engagement, le temps de valider votre activité. Certains loueurs proposent des formules spécifiques pour les VTC.
Et si vous hésitez entre thermique, hybride et électrique : l’électrique coûte plus cher à l’achat mais divise la facture énergie par 3 à 4 et bénéficie d’avantages fiscaux (amortissement majoré, exonération de TVS). Sur 3 ans, le calcul penche souvent en sa faveur.
Côté assurance, anticipez : l’assurance VTC (RC Pro + couverture circulation professionnelle) coûte entre 3 000 et 6 000 euros par an selon votre profil et votre véhicule. C’est un poste lourd, à intégrer dans votre prévisionnel dès le départ.
Vos ressources pour cette étape :
Votre statut est choisi, votre véhicule est financé. Place aux démarches officielles. Elles sont plus mécaniques qu’on ne le croit, à condition de les enchaîner dans le bon ordre.
L’immatriculation de l’entreprise passe par le Guichet Unique de l’INPI (pour une société) ou directement auprès de l’URSSAF (pour l’auto-entreprise). Comptez quelques jours à deux semaines pour obtenir votre numéro SIRET.
L’inscription au Registre des VTC (REV) est une étape supplémentaire obligatoire, spécifique à votre métier. C’est ce registre qui vous autorise officiellement à exercer en tant que VTC. Sans cette inscription, votre carte professionnelle ne suffit pas.
La TVA est un sujet à cadrer tout de suite. En auto-entreprise, vous bénéficiez de la franchise en base (pas de TVA à facturer) tant que vous restez sous les seuils. En société, vous êtes assujetti dès le premier euro. Le régime choisi impacte vos tarifs, vos marges et vos obligations déclaratives.
Ajoutez à cela les obligations quotidiennes : signalétique sur le véhicule (macarons, vignettes), facturation conforme pour chaque course hors plateforme, et respect des règles de la réglementation VTC en vigueur.
Vos ressources pour cette étape :
Le lancement est fait. La première course est derrière vous. Et maintenant, la vraie vie commence : rouler, facturer, déclarer, payer les charges, et faire en sorte qu’il reste quelque chose en fin de mois.
La comptabilité d’un chauffeur VTC a ses pièges. Les commissions plateforme ne sont pas des charges déductibles de la même façon selon votre statut. La TVA sur les courses a ses propres règles. Les frais de carburant, péages, téléphone, entretien du véhicule peuvent être déduits en charges réelles (en société) ou pas du tout (en auto-entreprise). Mal gérer ces postes, c’est perdre de l’argent chaque mois sans s’en rendre compte.
Si votre activité décolle, d’autres questions arrivent naturellement. À quel moment recruter un premier chauffeur salarié ? Comment structurer le passage de solo à flotte ? Faut-il changer de statut quand le CA dépasse un certain seuil ? Ce sont des décisions qui se préparent avec des chiffres à jour, pas au feeling.
Vos ressources pour cette étape :
Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.