Pour immatriculer une EURL, le dossier doit contenir le formulaire M0, les statuts signés, l’attestation de parution de l’annonce légale et le certificat de dépôt des fonds.
S’ajoutent un justificatif d’occupation du siège, les pièces du gérant (identité, non-condamnation, filiation) et la déclaration des bénéficiaires effectifs.
Pour les apports en nature dépassant 30 000 € (ou la moitié du capital), un rapport de commissaire aux apports est exigé.
Tout passe désormais par le Guichet Unique de l’INPI, où un dossier complet permet d’obtenir rapidement l’extrait Kbis.
Prêt à lancer votre EURL, mais la liste des pièces justificatives à rassembler vous semble interminable ? La création d’une entreprise est une étape exaltante, mais le dossier d’immatriculation peut rapidement devenir un véritable casse-tête administratif. Un seul document manquant ou mal rempli, et c’est tout le processus qui est retardé. Pour éviter cet écueil, une préparation méthodique est indispensable. Comprendre chaque pièce demandée, son rôle et ses exigences vous permettra de constituer un dossier solide et d’obtenir votre extrait K-Bis sans encombre.
Créez votre entreprise en ligne, rapidement et gratuitement
Je me lanceLa checklist des documents systématiquement requis pour immatriculer votre EURL
Pour que votre demande d’immatriculation soit acceptée par le greffe via le guichet unique des formalités des entreprises, un socle de documents est systématiquement exigé, quelle que soit la nature de votre activité. Considérez cette liste comme la base incontournable de votre dossier. Un dossier complet est la clé pour une immatriculation rapide et sans accroc.
Voici un tableau récapitulatif des pièces à fournir dans tous les cas :
Tableau récapitulatif
Nature du document
Description et finalité
Déclaration de constitution (Formulaire M0)
C’est le formulaire officiel de création d’une société. Il synthétise toutes les informations clés : dénomination, siège, capital, gérant, options fiscales (IS ou IR)…
Exemplaire original des statuts
Daté et signé par l’associé unique, ce document est l’acte fondateur de votre société. Il en définit les règles de fonctionnement.
Attestation de parution de l’avis de constitution
Preuve que vous avez bien publié un avis dans un support d’annonces légales (SHAL) pour informer les tiers de la création de votre EURL.
Certificat du dépositaire des fonds
Attestation délivrée par la banque (ou le notaire) prouvant que vous avez bien déposé les apports en numéraire constituant le capital social sur un compte bloqué.
Justificatif d’occupation du siège social
Document prouvant que vous avez le droit d’établir votre société à l’adresse déclarée (bail commercial, facture, contrat de domiciliation…).
Pièces relatives au gérant
Il s’agit d’une copie de sa pièce d’identité, d’une attestation de filiation et d’une déclaration sur l’honneur de non-condamnation.
Déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE)
Document obligatoire identifiant la ou les personnes physiques qui contrôlent en dernier lieu la société.
Règlement des frais de greffe
Le paiement des émoluments du greffe est nécessaire pour finaliser la formalité.
Ce premier ensemble de pièces constitue le cœur de votre dossier. Assurez-vous que chaque document est correctement rempli, daté et signé selon les exigences pour éviter tout refus.
Zoom sur les pièces maîtresses de votre dossier de création
Certains documents méritent une attention particulière tant ils sont fondamentaux. Une erreur sur l’un d’eux peut avoir des conséquences juridiques ou fiscales importantes.
La rédaction des statuts de l’EURL
Les statuts sont la colonne vertébrale de votre société. Ils doivent contenir plusieurs mentions obligatoires :
La forme juridique (EURL)
La dénomination sociale
L’adresse du siège social
L’objet social (décrivant précisément les activités)
La durée de vie de la société (généralement 99 ans)
Le montant du capital social
L’évaluation des éventuels apports en nature
Les modalités de libération des apports
La rédaction de ce document juridique est une étape cruciale. Des statuts bien rédigés anticipent le fonctionnement de l’entreprise et protègent l’associé unique. Il est vivement recommandé de se faire accompagner pour cette démarche. Chez Keobiz, la rédaction des statuts est une étape que nous maîtrisons et que nous incluons dans notre offre de création d’entreprise gratuite, vous assurant une conformité parfaite.
Si vous êtes l’associé unique et que vous assurez également la gérance, vous devrez joindre au formulaire M0 un intercalaire TNS (Travailleur Non Salarié) pour votre affiliation à la sécurité sociale des indépendants.
La domiciliation de la société
Vous devez prouver au greffe l’occupation légale des locaux de votre siège social. Plusieurs options s’offrent à vous, chacune avec son justificatif :
Chez le gérant : Une attestation de domiciliation et un justificatif de domicile de moins de 3 mois (facture d’électricité, de gaz, etc.). Attention, si votre bail ou le règlement de copropriété l’interdit, cette domiciliation est limitée à 5 ans.
Dans un local commercial : Une copie du bail commercial.
Via une société de domiciliation : Une copie du contrat de domiciliation.
Cette adresse est importante : c’est l’adresse administrative et juridique de votre entreprise. Elle figurera sur tous vos documents officiels, comme vos factures et devis.
La publication de l’annonce légale
Avant de déposer votre dossier, vous devez rendre publique la création de votre EURL. Cette formalité s’effectue en publiant un avis dans un support habilité à recevoir des annonces légales (journal papier ou service de presse en ligne) du département de votre siège social. Cet avis doit comporter des informations clés comme la dénomination, la forme, le capital, l’objet social et l’identité du gérant. Une fois le paiement effectué, le support vous délivre une attestation de parution, pièce indispensable à joindre à votre dossier. Le coût de cette annonce légale est forfaitaire et varie selon le département.
L’accumulation de ces documents et le respect des formalismes peuvent sembler décourageants. Chez Keobiz, nous gérons 100 % des formalités de création pour vous, de la rédaction des statuts au dépôt du dossier, avec une assurance anti-rejet du greffe. Concentrez-vous sur votre projet, on s’occupe de l’administratif.
Les documents spécifiques : adaptez votre dossier à votre situation
Au-delà du tronc commun, certaines situations particulières exigent des justificatifs complémentaires. Il est essentiel de les identifier en amont pour éviter un rejet de votre dossier.
En cas d’apport en nature
Si vous apportez au capital de l’EURL un bien autre que de l’argent (matériel, véhicule, fonds de commerce…), il s’agit d’un apport en nature. L’évaluation de ce bien est une étape délicate. La nomination d’un commissaire aux apports, chargé d’évaluer la valeur du bien, est en principe obligatoire. Son rapport devra être joint au dossier.
Toutefois, vous pouvez en être dispensé si deux conditions cumulatives sont remplies :
La valeur de chaque apport en nature est inférieure à 30 000 €.
La valeur totale des apports en nature ne dépasse pas la moitié du capital social.
Dans ce cas, l’associé unique décide de ne pas recourir à un commissaire et engage sa responsabilité sur la valeur qu’il a attribuée aux biens.
Si le gérant n’est pas nommé dans les statuts
Le plus souvent, le gérant est désigné directement dans les statuts de la société. Cependant, il est possible de le nommer dans un acte séparé. Si vous optez pour cette solution, un exemplaire de cet acte de nomination du gérant, certifié conforme par le représentant légal, devra être ajouté à votre dossier d’immatriculation. Cette méthode offre plus de souplesse en cas de changement de gérant, car elle évite une modification statutaire, procédure plus lourde et coûteuse.
Pour l’exercice d’une activité réglementée
Certaines activités sont dites “réglementées”, c’est-à-dire qu’elles nécessitent une autorisation, un agrément, une carte professionnelle ou un diplôme pour être exercées. C’est le cas pour de nombreux artisans et commerçants, des professions du transport, des débits de boissons, etc. Si votre projet est concerné, vous devrez impérativement joindre au dossier une copie de l’autorisation d’exercice, du diplôme ou du titre requis. Il est crucial de vous renseigner auprès des organismes compétents (chambre de métiers, préfecture, syndicats professionnels) bien avant d’entamer les formalités de création.
N’attendez pas le dernier moment pour obtenir les autorisations nécessaires à une activité réglementée. Ces démarches peuvent prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Intégrez ces délais dans votre rétroplanning pour ne pas retarder le lancement de votre activité.
Constituer le dossier d’immatriculation de votre EURL est une étape formelle mais fondatrice. Chaque document a son importance et atteste de la conformité de votre projet avec la réglementation. Une bonne organisation et, si besoin, l’accompagnement d’un professionnel, vous permettront de franchir cette étape sereinement et de vous consacrer pleinement au développement de votre entreprise.
FAQ :
Quels sont les frais à prévoir pour l'immatriculation d'une EURL ?
Les coûts directs liés à l’immatriculation se composent principalement des frais de greffe (environ 40 € pour une création commerciale) et du coût de lapublication de l’annonce légale(forfait d’environ 120 € HT, variable selon le département). À cela peuvent s’ajouter des honoraires si vous faites appel à un professionnel pour vous accompagner (avocat, expert-comptable). Chez Keobiz, le service de création d’entreprise est gratuit, seuls les frais administratifs obligatoires restent à votre charge.
Où et comment déposer le dossier de création ?
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise doivent obligatoirement être réalisées en ligne sur le site du guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l’INPI. C’est sur cette plateforme que vous devrez déposer l’ensemble de vos documents numérisés. Le guichet unique se charge ensuite de transmettre votre dossier aux organismes compétents (greffe, services fiscaux, URSSAF).
Que se passe-t-il si mon dossier est incomplet ou refusé ?
Si votre dossier est incomplet, le greffe du tribunal de commerce vous adressera une notification de rejet, en précisant le ou les documents manquants ou erronés. Vous devrez alors corriger votre dossier et le soumettre à nouveau, ce qui entraîne un retard dans votre immatriculation. Pour éviter ce désagrément, une vérification minutieuse de chaque pièce est essentielle. C’est l’un des principaux avantages d’un accompagnement : s’assurer que le dossier est complet et conforme dès le premier envoi.

