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Votre rémunération nette : combien coûte votre salaire de Président ou DG à votre entreprise ?

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Vous êtes devant votre prévisionnel financier, la cellule “Rémunération Dirigeant” clignote. Vous tapez un montant net, mais un doute s’installe. Quel est le coût total que la société va devoir décaisser ? C’est le moment où beaucoup d’entrepreneurs naviguent à vue. Le statut “assimilé salarié” du Président de SAS est une excellente protection, mais il a un coût que vous devez absolument maîtriser dès le premier jour. On décortique ensemble le calcul des cotisations sociales de l’assimilé salarié, sans jargon, pour que vous puissiez piloter votre budget avec précision.

Ce qu’il faut retenir

  • En tant que Président ou DG de SAS/SASU, vous bénéficiez de la même protection sociale qu’un salarié classique (santé, retraite).
  • Attention, ce statut protecteur n’inclut pas l’assurance chômage, c’est un point clé à anticiper dans votre stratégie personnelle.
  • Pour budgéter, retenez ce ratio simple : un salaire net de 1000 € coûte environ 1850 € au total à votre entreprise.
  • Même seul et sans salaire, un procès-verbal de non-rémunération est nécessaire ; si vous vous payez, un bulletin de paie est obligatoire.

Assimilé salarié en SAS : le confort du Régime général, sans le parachute

On parie que vous avez choisi la SAS ou la SASU pour ça : la même protection sociale qu’un salarié classique. C’est le principal avantage du statut de mandataire social (Président, Directeur Général) lorsqu’il est rémunéré. Décryptons ce que ça signifie concrètement pour vous.

Comprendre ces chiffres est la première étape pour dormir sur vos deux oreilles. Si vous voulez aller plus loin et optimiser votre situation dès maintenant, faites le point avec un expert Keobiz.

Être “assimilé salarié”, c’est être rattaché au Régime général de la Sécurité sociale. Cela vous permet de sécuriser votre quotidien avec des bénéfices tangibles :

  • Une couverture santé solide : vos frais médicaux, hospitalisations et médicaments sont remboursés dans les mêmes conditions qu’un salarié.
  • Des indemnités journalières : en cas d’arrêt maladie ou de congé maternité/paternité, vous percevez un revenu de remplacement.
  • Une retraite de base et complémentaire : chaque salaire versé vous permet de cotiser et de valider des trimestres pour votre retraite de base (Sécurité Sociale) et votre retraite complémentaire de cadre (AGIRC-ARRCO).

Cette protection est un véritable atout pour anticiper les aléas de la vie et construire votre avenir sereinement. C’est un point clé qui définit le statut social des dirigeants de votre société.

Le point de vigilance majeur, c’est l’absence de parachute. Le statut d’assimilé salarié ne comprend aucune cotisation à l’assurance chômage. En clair : si votre activité s’arrête, vous n’aurez pas le droit aux allocations chômage au titre de votre mandat. C’est le prix de l’indépendance, un risque à mesurer et à couvrir par d’autres moyens si vous le jugez nécessaire (assurance privée, épargne de précaution).


Le coût réel de votre salaire : la décomposition des charges sociales

Assez de théorie. Sortons la calculatrice pour visualiser l’impact des cotisations sociales de l’assimilé salarié. L’idée est de comprendre la mécanique qui transforme votre salaire brut en net, et ce salaire brut en coût total pour l’entreprise. C’est cette vision complète qui vous permettra de piloter efficacement votre trésorerie.

Les charges salariales : ce qui est déduit de votre salaire brut

Les charges salariales, ou cotisations salariales, sont la partie déduite de votre salaire brut pour financer une partie de votre protection sociale. Elles apparaissent clairement sur votre fiche de paie.

Les principales sont :

  • La CSG (Contribution Sociale Généralisée) et la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale)
  • La cotisation pour l’assurance vieillesse (retraite de base)
  • La cotisation pour la retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO)

L’ordre de grandeur à retenir : les charges salariales représentent environ 22 % de votre salaire brut.

Les charges patronales : ce que votre SAS paie en plus

C’est souvent ici que se cache la surprise pour les nouveaux entrepreneurs. Les charges patronales sont les cotisations versées par votre société, en plus de votre salaire brut. Elles financent le reste de votre protection sociale et des dispositifs de solidarité nationale.

Elles couvrent notamment :

  • L’assurance maladie, maternité, invalidité, décès
  • Les allocations familiales
  • Les accidents du travail
  • Une part de la retraite de base et complémentaire

L’ordre de grandeur à retenir : les charges patronales représentent environ 45 % du salaire brut.

L’exemple qui parle : pour 1 000 € net dans votre poche

C’est le moment “eurêka”. Visualisons le parcours de votre rémunération pour bien maîtriser les chiffres.

Imaginons que vous souhaitiez vous verser un salaire net de 1 000 €.

  1. Du Net au Brut : Pour obtenir 1 000 € net, il faut partir d’un salaire brut d’environ 1 280 €. La différence (280 €) correspond aux charges salariales (environ 22 %).
  2. Du Brut au Coût total : Sur la base de ce salaire brut de 1 280 €, votre société va verser environ 576 € de charges patronales (environ 45 %).
  3. Le coût total pour l’entreprise : On additionne le salaire brut et les charges patronales. 1 280 € + 576 € = 1 856 €.

Pour recevoir 1 000 € sur votre compte personnel, votre SAS doit donc décaisser un total de 1 856 €. Tout ce calcul est détaillé chaque mois sur votre bulletin de paie, un document obligatoire dès que vous vous versez un salaire.

La règle simplifiée à retenir : pour calculer rapidement le coût total pour votre société, multipliez votre salaire net souhaité par 1,8 à 1,9. Maîtriser ce ratio est la première étape. La seconde, c’est de l’optimiser en fonction de votre situation et de vos objectifs.

C’est précisément sur ce point qu’un expert-comptable devient votre copilote. Simulez votre rémunération idéale avec nous pour construire une stratégie sur-mesure.


Salaire ou dividendes : comment muscler votre stratégie de rémunération ?

Maintenant que vous maîtrisez le coût d’un salaire, la question suivante est évidente : et si je prenais des dividendes à la place ? C’est une excellente question qui montre que vous commencez à penser comme un pilote de votre entreprise.

Arbitrez en comprenant la philosophie de chaque option :

  • Le salaire récompense votre travail de dirigeant. Il génère des droits sociaux (retraite, santé) et offre une régularité. Son coût est élevé mais il construit une protection.
  • Les dividendes récompensent votre investissement en capital. Ils sont versés après paiement de l’impôt sur les sociétés et sont soumis à la “flat tax” (Prélèvement Forfaitaire Unique – PFU) de 30 %. Ils ne génèrent aucun droit social.

Il n’y a pas de réponse toute faite. La meilleure stratégie dépend de vos priorités. Avez-vous besoin de valider des trimestres de retraite cette année ? Quelle est votre tolérance au risque en matière de protection sociale ? Votre besoin de revenus réguliers est-il plus important que l’optimisation fiscale à court terme ?

C’est un arbitrage complexe, le sujet d’un article à part entière : Le match salaire contre dividendes mérite toute votre attention pour construire une stratégie de rémunération intelligente.

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Et si je ne prends pas de salaire au début ? Les points de vigilance

Beaucoup d’entrepreneurs choisissent de ne pas se payer les premiers mois pour laisser un maximum de cash dans la boîte. C’est une stratégie de lancement tout à fait valable, et nous avons détaillé les conditions pour ne pas se rémunérer au lancement en toute légalité.

Cependant, vous devez prévoir les conséquences. La règle est simple : pas de salaire = pas de cotisations sociales versées par la SAS = pas de protection sociale rattachée à votre mandat.

Comment vous protéger pendant cette phase de lancement ? Plusieurs options existent :

  • Le maintien de vos droits Pôle Emploi : si vous êtes éligible à l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi), c’est souvent la meilleure solution pour sécuriser vos revenus et votre protection sociale. La question la plus fréquente est de savoir si vous pouvez cumuler avec vos indemnités chômage.
  • Une autre activité salariée : si vous lancez votre projet en parallèle d’un emploi, vous restez couvert par ce dernier.
  • Le statut de conjoint collaborateur : si votre conjoint(e) a une activité, vous pouvez être rattaché comme ayant-droit.

L’absence de rémunération est une décision stratégique qui se prépare pour ne pas vous mettre en difficulté.

Vous avez désormais une vision claire du coût de votre rémunération de dirigeant assimilé salarié et des droits qu’elle génère. C’est une information stratégique pour piloter la croissance de votre SAS. La prochaine étape est de construire le plan de rémunération qui servira au mieux votre projet et vos ambitions personnelles.

Pour bâtir cette feuille de route et vous assurer de prendre les bonnes décisions dès le départ, un copilote est essentiel. Démarrez l’aventure avec un copilote fiable.

Hugues Husson De Sampigny
Hugues Husson De Sampigny Expert-comptable depuis plus de 20 ans et président de Keobiz Finance

Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.