Préparez soigneusement votre projet (étude de marché, business plan) pour valider votre offre, votre clientèle et vos prévisions financières avant toute démarche en ligne.
Choisissez le statut juridique adapté (micro‑entreprise/EI, EURL/SARL, SASU/SAS) en tenant compte des conséquences fiscales, sociales, de responsabilité et de gestion — faites-vous accompagner par un expert‑comptable si nécessaire.
Réalisez la création 100% en ligne via le Guichet Unique (INPI) en vous connectant avec FranceConnect : constituez le dossier, remplissez les formulaires, signez électroniquement et payez les frais en ligne.
Rassemblez les pièces obligatoires (pièce d’identité, justificatif de domicile, déclaration de non‑condamnation ; pour les sociétés : statuts signés, attestation de dépôt du capital, justificatif de domiciliation, avis JAL) et vérifiez les prérequis pour les activités réglementées.
Après immatriculation, suivez la réception du SIREN/Kbis, ouvrez un compte pro si nécessaire, mettez en place la comptabilité et les assurances, et prévoyez les frais et délais (publication JAL, frais de greffe, traitement du greffe).
Vous êtes prêt à transformer votre idée en une véritable entreprise, sans même quitter votre bureau ? Grâce à la numérisation complète des démarches administratives, lancer son activité est aujourd’hui plus accessible que jamais. Le processus, bien que simplifié, demande rigueur et une bonne connaissance des étapes à suivre. Ce guide complet pour 2026 vous accompagne pas à pas, du choix de votre statut juridique à l’obtention de votre Kbis, pour une création d’entreprise 100% en ligne et en toute sérénité.
Les étapes préliminaires : de l’idée au choix du statut
Avant de vous lancer dans les formalités en ligne, une phase de préparation est indispensable pour construire des fondations solides. Cette étape initiale conditionne la viabilité et le succès futur de votre projet. Elle se décompose en deux temps forts : la maturation de votre projet et le choix crucial de votre statut juridique.
Le point de départ est bien sûr votre idée. Pour la transformer en un projet concret, il est essentiel de réaliser une étude de marché et de formaliser votre stratégie dans un business plan. Ce document n’est pas qu’une simple formalité pour les banquiers ; il est votre feuille de route. Il vous oblige à définir précisément votre offre, votre clientèle cible, votre modèle économique et vos prévisions financières. Un business plan bien construit vous permettra de valider la cohérence de votre projet et d’anticiper les défis à venir.
Une fois votre projet clarifié, la question la plus structurante se pose : quelle forme juridique choisir ? Cette décision aura des conséquences directes sur votre régime fiscal, votre protection sociale, votre responsabilité financière et la complexité de votre gestion administrative. Il n’existe pas de “meilleur statut” dans l’absolu, seulement celui qui est le plus adapté à votre situation personnelle, à la nature de votre activité et à vos ambitions de croissance.
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Je me lanceComparatif des statuts juridiques pour une création en ligne
Le choix de la structure juridique est une étape déterminante. Voici un aperçu des formes les plus courantes pour vous aider à y voir plus clair, que vous vous lanciez seul ou à plusieurs.
Les entreprises individuelles : simplicité et agilité
Si vous entreprenez seul, l’entreprise individuelle (EI) est souvent la voie la plus simple. Depuis 2022, elle offre une protection automatique de votre patrimoine personnel, qui est désormais distinct de votre patrimoine professionnel.
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L’Entreprise Individuelle (EI) classique : Dirigée par une seule personne physique, elle ne nécessite pas la création d’une personne morale ni de capital social. Votre responsabilité financière est limitée à votre patrimoine professionnel. Par défaut, vous êtes imposé à l’Impôt sur le Revenu (IR), mais une option pour l’Impôt sur les Sociétés (IS) est possible. Vous dépendrez du régime social des travailleurs non-salariés (TNS). Les démarches pour créer une Entreprise Individuelle en ligne sont particulièrement rapides.
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La Micro-entreprise (ou auto-entreprise) : Il ne s’agit pas d’un statut juridique à part entière, mais d’un régime fiscal et social ultra-simplifié de l’EI. Il est accessible sous conditions de chiffre d’affaires. Les obligations comptables et déclaratives sont allégées, ce qui en fait une option idéale pour tester une activité ou pour un complément de revenus.
Les sociétés : structurer et protéger son projet
Si vous souhaitez créer une personne morale distincte de vous-même, ou si vous envisagez de vous associer, vous devrez vous tourner vers une forme de société.
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L’EURL et la SARL : L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) est une SARL avec un seul associé. La Société à Responsabilité Limitée (SARL) en requiert au moins deux. Dans les deux cas, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports. Le gérant est majoritairement TNS. La SARL est une forme très encadrée par la loi, ce qui la rend rassurante et stable, idéale pour les projets familiaux ou les activités artisanales et commerciales.
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La SASU et la SAS : La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) est la version à associé unique de la SAS. Ces formes sont réputées pour leur grande souplesse : les statuts peuvent être aménagés librement pour organiser le fonctionnement de l’entreprise. Le dirigeant (président) est assimilé-salarié, bénéficiant ainsi d’une meilleure protection sociale (hors assurance chômage). Cette flexibilité rend la création d’une SASU ou d’une SAS très prisée des startups et des projets à fort potentiel de croissance.
Tableau récapitulatif
Caractéristique
Entreprise Individuelle (EI)
EURL / SARL
SASU / SAS
Dirigeant(s)
1 entrepreneur
1 gérant (EURL) ou + (SARL)
1 président (SASU) ou + (SAS)
Associés
Aucun
1 (EURL) ou 2 à 100 (SARL)
1 (SASU) ou illimité (SAS)
Capital social
Aucun
1€ minimum
1€ minimum
Responsabilité
Limitée au patrimoine professionnel
Limitée aux apports
Limitée aux apports
Régime fiscal
IR (option IS possible)
IS (option IR possible sous conditions)
IS (option IR possible sous conditions)
Régime social du dirigeant
Travailleur Non-Salarié (TNS)
Gérant majoritaire : TNS / Gérant minoritaire : Assimilé-salarié
Président : Assimilé-salarié
Le choix du statut juridique a des implications durables. Une erreur peut coûter cher en cotisations sociales ou en impôts. Pour sécuriser votre décision, l’accompagnement par un expert-comptable est un atout majeur. Il saura analyser votre projet, simuler les coûts et vous orienter vers la structure la plus optimisée. Chez Keobiz, nous offrons cet accompagnement et réalisons gratuitement l’ensemble de vos formalités de création d’entreprise.
La procédure de création d’entreprise 100% en ligne : le guide pas-à-pas
Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création, modification ou cessation d’entreprise doivent être effectuées en ligne via une seule et même plateforme : le Guichet Unique, opéré par l’INPI. Fini les multiples interlocuteurs (CFE, Greffe, URSSAF…). Tout est centralisé pour simplifier vos démarches.
Étape 1 : Préparation des informations et documents
Avant de vous connecter, rassemblez toutes les pièces nécessaires pour ne pas être bloqué en cours de saisie. La liste varie selon la forme juridique choisie, mais voici les éléments de base :
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Pour toutes les formes :
Une copie de votre pièce d’identité (CNI, passeport) en cours de validité.
Un justificatif de domicile de moins de 3 mois.
Une déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation.
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Pour les sociétés (SASU, EURL, SAS, SARL…) :
Un exemplaire des statuts de la société, datés et signés.
L’attestation de dépôt du capital social sur un compte bloqué.
Le justificatif de domiciliation du siège social (bail commercial, contrat de domiciliation…).
L’attestation de parution de l’avis de constitution dans un journal d’annonces légales (JAL).
Étape 2 : Démarrage de la formalité sur le portail e-procédures
Rendez-vous sur le portail e-procédures de l’INPI. Vous devrez vous connecter via FranceConnect ou créer un compte spécifique.
Une fois connecté, accédez à la rubrique “Entreprises” et cliquez sur “Créer, modifier ou cesser une entreprise”.
Dans la section “Création d’entreprise”, sélectionnez “Créer une entreprise”.
Le système vous demandera alors de choisir la forme de l’entreprise que vous souhaitez créer (par exemple, “Entrepreneur individuel” ou “Société”).
Vous devrez ensuite remplir un court pré-formulaire et nommer votre brouillon. Toutes les données saisies sont sauvegardées automatiquement, vous pourrez donc y revenir plus tard.
Avant de démarrer, vérifiez si votre activité est réglementée (artisanat, professions libérales spécifiques, etc.). Si c’est le cas, vous devrez justifier des diplômes, qualifications ou autorisations nécessaires pour exercer. Le Guichet Unique ne vérifie pas ces prérequis ; il vous appartient de vous rapprocher des autorités compétentes (Chambres de Métiers et de l’Artisanat, Ordres professionnels…) en amont.
Étape 3 : Remplissage des formulaires et dépôt des pièces
C’est l’étape la plus longue. Vous devrez naviguer à travers plusieurs volets pour renseigner toutes les informations relatives à votre future entreprise. Prenez votre temps et remplissez scrupuleusement tous les champs marqués d’un astérisque (*).
Identité de l’entreprise : informations sur l’entrepreneur ou les dirigeants.
Établissements : adresse de l’établissement principal, description détaillée de l’activité exercée (attention aux codes APE).
Options fiscales et sociales : choix du régime de TVA (franchise, réel simplifié, réel normal), option pour l’IS si applicable.
Insaisissabilité (pour l’EI) : votre résidence principale est protégée par défaut, mais vous pouvez y renoncer ou déclarer l’insaisissabilité d’autres biens immobiliers.
Pièces justificatives : à la fin du processus, une interface vous permettra de télécharger tous les documents préparés à l’étape 1.
Une fois le dossier complet et toutes les pièces jointes, vous pourrez le valider et le signer électroniquement. Le paiement des frais légaux (frais de greffe, etc.) se fait également en ligne.
L’après-création : de l’immatriculation au lancement
Une fois votre dossier soumis sur le Guichet Unique, il est transmis à l’organisme compétent pour validation (Greffe du Tribunal de Commerce, Chambre de Métiers, URSSAF…). Le délai de traitement peut varier de quelques jours à plusieurs semaines.
Vous serez notifié par email de l’avancement de votre dossier. Si tout est conforme, vous recevrez votre numéro SIREN et l’immatriculation de votre entreprise sera effective. Le document qui officialise l’existence légale de votre entreprise est l’extrait Kbis (pour les sociétés) ou l’avis de situation SIRENE (pour les entreprises individuelles). Pour en savoir plus sur ce document essentiel, vous pouvez consulter notre guide sur l’extrait Kbis.
L’immatriculation n’est que le début de l’aventure. Plusieurs actions sont à mener rapidement :
Ouvrir un compte bancaire professionnel dédié : C’est une obligation légale pour toutes les sociétés, et fortement recommandé pour les entreprises individuelles afin de bien séparer les transactions.
Mettre en place votre organisation comptable : Choisissez un logiciel de facturation et de comptabilité, ou déléguez cette tâche à un expert-comptable en ligne pour gagner du temps et vous assurer d’être en conformité avec vos obligations.
Souscrire aux assurances nécessaires : Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro), assurance des locaux, mutuelle… Renseignez-vous sur les assurances obligatoires pour votre secteur d’activité.
Créer son entreprise en ligne est devenu un processus fluide et centralisé. Cependant, la simplicité de l’outil ne doit pas occulter la complexité des choix à faire en amont. Une bonne préparation et, si nécessaire, l’accompagnement par des professionnels, sont les meilleures garanties pour démarrer votre activité sur des bases saines et durables.
FAQ : Créer son entreprise en ligne
Quels sont les coûts pour créer une entreprise en ligne ?
Les coûts varient selon le statut. Pour une micro-entreprise, la création est gratuite. Pour une société (SARL, SAS…), il faut prévoir des frais administratifs incompressibles : les frais de greffe pour l’immatriculation (environ 40€ à 70€) et le coût de publication dans un journal d’annonces légales (environ 150€ à 200€). Des plateformes comme Keobiz peuvent prendre en charge l’intégralité de ces démarches gratuitement dans le cadre d’un accompagnement comptable.
Combien de temps faut-il pour obtenir son Kbis en ligne ?
Une fois le dossier complet soumis sur le Guichet Unique, le délai de traitement par le greffe est généralement de 3 à 15 jours ouvrés. Ce délai peut s’allonger en période de forte affluence ou si votre dossier présente des anomalies. Un dossier parfaitement préparé avec l’aide d’un professionnel est souvent traité plus rapidement.
Faut-il obligatoirement un compte bancaire professionnel ?
L’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité est une obligation légale pour toutes les sociétés (EURL, SASU, SARL, SAS…). Pour les entreprises individuelles, y compris les micro-entrepreneurs, un compte dédié est obligatoire uniquement si le chiffre d’affaires annuel dépasse 10 000 € pendant deux années consécutives. Toutefois, il est vivement recommandé d’en ouvrir un dès le départ pour une gestion plus claire.
Puis-je créer mon entreprise en ligne seul ou dois-je passer par un professionnel ?
Vous avez tout à fait le droit de réaliser vos démarches seul via le portail de l’INPI. Cependant, le processus peut être complexe (choix des options fiscales, rédaction des statuts…). Passer par un professionnel (expert-comptable, plateforme juridique) offre une garantie anti-rejet, vous fait gagner un temps précieux et vous assure de faire les choix les plus pertinents pour votre situation. C’est un investissement pour démarrer sereinement.



