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Votre modèle de statuts SAS : et si c’était le code source de votre future réussite ?

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Vous avez probablement déjà demandé à une IA de vous générer un projet de statuts SAS. En 30 secondes, vous aviez un document qui semblait complet. Mais une question s’installe : ce template générique est-il vraiment taillé pour votre projet ? Protège-t-il vos intérêts de fondateur ? Est-il pensé pour attirer des investisseurs, ou juste pour passer le filtre du greffe ? Un modèle est un point de départ, jamais une arrivée. Nous vous montrons comment le personnaliser pour en faire une véritable armure stratégique.

Ce qu’il faut retenir

  • Votre modèle de statuts est un point de départ, pas une finalité. La vraie valeur réside dans sa personnalisation pour votre projet.
  • Anticipez votre croissance : des clauses comme l’objet social ou l’agrément doivent être larges pour ne pas vous bloquer plus tard.
  • Les statuts sont publics et structurent la société ; le pacte d’associés, confidentiel, règle les relations fines entre les signataires.
  • Des statuts bien rédigés dès le départ sont un signal fort pour les futurs investisseurs et facilitent grandement une levée de fonds.

Au-delà du modèle : pourquoi vos statuts SAS sont un actif stratégique

Vous pensiez rayer une ligne de votre to-do list, mais vous êtes en train de rédiger la constitution de votre entreprise. Pensez à vos statuts comme au code source de votre application : un bug au démarrage peut tout faire planter plus tard. Ce document définit les règles du jeu entre les associés fondateurs, structure les pouvoirs des dirigeants et fixe le cadre de vos relations avec les futurs investisseurs.

Discutons de votre projet

C’est ce document que le Greffe du Tribunal de Commerce va enregistrer pour vous délivrer votre Kbis. Des statuts bien pensés vous permettent de blinder votre projet dès le départ pour vous éviter des maux de tête (et des frais d’avocat) dans deux ou trois ans. C’est la première étape indispensable dans le processus de création d’une SAS.


Le modèle de statuts SAS Keobiz à télécharger (et à commenter ensemble)

Assez de théorie. Vous êtes ici pour un livrable, et le voici. Nous vous proposons un modèle de statuts SAS gratuit et complet, au format Word, qui constitue une base de travail saine et validée.

Télécharger notre modèle de statuts SAS (format .docx)

Mais ne partez pas avec votre fichier sans lire la suite. Ce modèle est une toile vierge. La vraie valeur, c’est de savoir quels pinceaux utiliser. La suite de cet article est le mode d’emploi commenté pour transformer ce template en une pièce maîtresse de votre stratégie. Vous trouverez également sur notre site toutes nos ressources à télécharger pour vous accompagner.


Les 5 clauses à personnaliser absolument pour ne pas le regretter

C’est ici que vous transformez un document standard en un avantage concurrentiel. La rédaction de statuts SAS ne se limite pas à remplir des champs vides. Vous y faites des choix stratégiques. Nous décortiquons pour vous les 5 clauses où votre attention doit être maximale.

L’objet social : une clause clé pour votre évolution

L’objet social SAS définit le champ d’activité de votre entreprise. Un template générique proposera souvent une description très précise de votre activité actuelle.

  • Le risque du template : Un objet social trop restrictif vous bloque. Exemple : vous lancez une agence de développement web. Votre objet est “création de sites internet”. Dans 18 mois, vous voulez lancer une formation ou un logiciel SaaS. Techniquement, c’est hors-périmètre. Vous devrez alors lancer une procédure de modification des statuts, coûteuse en temps et en argent.
  • L’opportunité de la personnalisation : Rédigez un objet social suffisamment large pour inclure vos ambitions futures. Prévoyez vos pivots potentiels. Ajoutez toujours une formule finale comme : “et plus généralement, toutes opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières, se rapportant directement ou indirectement à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter l’extension ou le développement.”

Le capital social : fixer les règles du jeu dès le départ

Le capital social représente les apports des associés. En SAS, il peut être de 1€ symbolique.

  • Le risque du template : Partir avec un capital très faible (ex: 100€) peut nuire à votre crédibilité. Un banquier, un fournisseur ou un partenaire important regardera ce chiffre. Un capital trop bas envoie un signal de faible engagement.
  • L’opportunité de la personnalisation : Choisissez un montant qui assoit votre crédibilité sans vous mettre en difficulté. Un capital de 5 000€ ou 10 000€ est souvent un bon signal. Pensez aussi au capital variable : il permet d’augmenter ou de réduire le capital plus facilement, sans modification statutaire, ce qui facilite l’entrée de nouveaux associés ou une future augmentation de capital.

Les organes de direction (Président, DG) : qui pilote le vaisseau ?

La SAS offre une grande souplesse dans l’organisation de sa direction. Le Président est obligatoire, mais vous pouvez ajouter un Directeur Général, des directeurs délégués…

  • Le risque du template : Les pouvoirs par défaut sont souvent très larges. Les conditions de révocation sont floues. Que se passe-t-il en cas de désaccord profond entre vous et votre co-fondateur qui est DG ?
  • L’opportunité de la personnalisation : Définissez précisément les pouvoirs de chacun. Qui peut signer des contrats au-delà de 10 000 € ? Qui peut recruter ? Fixez les conditions de révocation (motifs, majorité requise) pour anticiper les conflits. C’est aussi ici que vous pouvez encadrer votre rémunération de dirigeant.

Les décisions collectives : organiser le pouvoir pour éviter les blocages

Comment les décisions importantes sont-elles prises ? Quand on est deux associés à 50/50, tout semble simple. Mais la situation peut vite se complexifier.

  • Le risque du template : Les règles de majorité standard ne sont pas toujours adaptées. Une majorité simple pour toutes les décisions ? Une majorité des deux tiers ? Sans règles claires, vous risquez le blocage total à la première divergence stratégique.
  • L’opportunité de la personnalisation : Listez les décisions qui nécessitent une majorité qualifiée (ex: 75%) : modification des statuts, changement de dirigeant, validation des comptes annuels… Cela oblige au consensus sur les sujets vitaux. Pensez à documenter ces décisions dans un procès-verbal d’Assemblée Générale.

Les clauses de cession d’actions : maîtriser qui entre au capital

Par défaut, les actions de SAS sont librement cessibles. Voulez-vous vraiment que votre associé puisse vendre ses parts à n’importe qui demain matin sans votre accord ?

  • Le risque du template : Ne rien prévoir, c’est ouvrir la porte à l’inconnu. Un concurrent ou une personne non-alignée avec votre vision pourrait entrer au capital.
  • L’opportunité de la personnalisation : Intégrez des clauses de contrôle.
    • La clause d’agrément : elle oblige tout associé qui veut vendre ses actions à obtenir l’accord des autres associés.
    • La clause de préemption : elle donne la priorité de rachat aux associés déjà en place.
    Ces deux clauses sont des protections fondamentales pour les fondateurs. Elles sont au cœur de la cession d’actions et deviennent cruciales lors de l’entrée d’un nouvel associé.

Objet social, capital, direction, décisions, cessions… Ça commence à faire beaucoup de points de vigilance. C’est normal, ces décisions sont fondatrices. C’est précisément là qu’un partenaire stratégique fait la différence entre un template et des statuts blindés.

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Anticiper l’avenir : les clauses qui préparent votre levée de fonds

Si vous avez l’ambition de lever des fonds, vos statuts doivent être “investor-ready” dès le premier jour. Les Business Angels et les fonds de Capital-risque (VC) scannent ce document à la loupe. Des statuts mal rédigés sont un “red flag” qui peut faire capoter un deal.

Pour attirer des investisseurs, vous devez préparer sa SAS bien en amont. Pensez à inclure des mécanismes qui les rassurent et facilitent leur entrée :

  • Clause d’inaliénabilité : pour garantir que les fondateurs restent engagés dans le projet pour une durée déterminée (généralement 3 à 5 ans).
  • Actions de préférence (ADP) : pour créer des catégories d’actions avec des droits différents (droit de vote double, dividende prioritaire…), un outil puissant pour structurer un tour de table.
  • Flexibilité sur les augmentations de capital : des statuts qui simplifient la création de nouvelles actions et la gestion de la dilution.

Ces éléments structurent l’évolution, la levée de fonds et la revente de votre société. Ils se matérialisent dans votre table de capitalisation et sont vérifiés lors de la checklist juridique de la levée.


Statuts ou Pacte d’associés : quel document pour quelles règles ?

C’est une question qui revient constamment. Quelle est la différence entre les statuts et un pacte d’associés ?

  • Les statuts sont la loi fondamentale de votre société. Ils sont publics (consultables par tous après dépôt au greffe) et s’appliquent à tous les associés, présents et futurs. Ils structurent l’organisation de l’entreprise.
  • Le pacte d’associés SAS est un contrat confidentiel. Il n’est signé que par certains associés et n’est pas public. Il sert à régler les relations plus fines, les “secrets d’alcôve” : clause de non-concurrence, conditions de sortie en cas de départ d’un fondateur, répartition des bonus…

En clair : les règles structurelles et permanentes vont dans les statuts. Les accords spécifiques et confidentiels entre fondateurs vont dans un pacte d’associés. Les deux sont complémentaires.

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Une erreur dans le template ? Comment modifier les statuts de votre SAS

Vous avez utilisé un modèle un peu vite et vous réalisez qu’une clause vous bloque ? Pas de panique. Les statuts ne sont pas gravés dans le marbre. Vous pouvez les faire évoluer.

La procédure pour modifier les statuts implique généralement trois étapes :

  1. Une décision en Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) : les associés doivent voter la modification.
  2. La publication d’une annonce légale : pour informer les tiers du changement.
  3. Le dépôt d’un dossier au greffe : pour mettre à jour votre Kbis.

Cette procédure a un coût (quelques centaines d’euros) et prend du temps. C’est pourquoi adapter et corriger son modèle de statuts SAS dès le départ est un investissement qui vous fera gagner beaucoup de temps et d’argent.

Vous avez maintenant toutes les clés pour transformer un simple modèle en un véritable outil de pilotage pour votre SAS. La dernière étape ? Une validation croisée pour s’assurer que rien n’a été laissé au hasard avant le dépôt au greffe.

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Hugues Husson De Sampigny
Hugues Husson De Sampigny Expert-comptable depuis plus de 20 ans et président de Keobiz Finance

Hugues Husson de Sampigny, expert-comptable, pilote les activités réglementées de Keobiz depuis 2021. Avec plus de 20 ans d’expérience en finance, audit et gestion, il a occupé des postes stratégiques chez Companeo, Ernst & Young et PwC. Aujourd’hui, il accompagne l’expansion de Keobiz Finance, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle et la création de valeur durable.