Interview avec Driss Slimani, cofondateur de EsCoBe

EsCoBe, l’application dédiée à l’Esthétique, la Coiffure et au Bien-être, interview avec Driss Slimani, cofondateur de EsCoBe

Driss Slimani, l’un des fondateurs de EsCoBe, nous parle de la création de cette plateforme innovante qui va révolutionner le domaine de la beauté et du bien-être. Cette interview est l’occasion de présenter l’un des partenaires de notre cabinet Keobiz.

1. Qui es-tu ?

« Je suis un des cofondateurs de la Startup EsCoBe. Après plusieurs années en banques, j’ai eu l’envie et l’audace de me lancer dans l’expérience de l’entrepreneuriat. Avec mes deux associés, on a créé une plateforme d’accompagnement des professionnels de l’Esthétique, de la Coiffure et du Bien-être (d’où le nom EsCoBe !) dans l’exercice de leur activité au quotidien. Le projet est né grâce à mon associé Fabrice Sely et à son expérience dans la coiffure depuis 17 ans. Régulièrement confronté à des difficultés d’embauches, dans ce secteur de services à forte demande mais peu valorisé, il s’est résigné à fermer deux des trois salons qu’il détenait. Partant de cette problématique, est né notre projet EsCoBe avec l’ambition de donner un coup de peigne à ces métiers, mieux valoriser, accompagner et encourager les professionnels de la beauté.”

2. Quel est le modèle que vous proposez et qu’est-ce que vous avez essayé de changer ?

“Aujourd’hui, quand tu regardes l’écosystème de l’esthétisme, la coiffure et le bien-être, tu as les grandes chaînes, des indépendants avec un positionnement très haut de gamme et des salons comme celui de Fabrice, mais tous galèrent à recruter et surtout à conserver leurs effectifs. Tâches trop chronophages, horaires lourds, manque de reconnaissance, gestion d’établissement et de personnel trop contraignante… Ces métiers pourtant essentiels (et on l’a vu pendant le covid, qui n’a pas rêvé d’une séance de 2h dans un salon !) ne font plus rêver. Les nouvelles générations veulent être focus sur leur savoir-faire. On s’est rendu compte qu’il y avait un gap entre la proposition de valeur, l’industrialisation ou la logique économique (gestion de l’humain, comptabilité, logistiques, etc.) et la gestion de la satisfaction client. On a ainsi mis en place cette plateforme BtoB pour redorer l’image de ces professionnels avec un algorithme qui permet de matcher en fonction de plusieurs critères, un peu comme une appli de rencontres mais entre professionnels !” Avec EscoBe, aujourd’hui tu peux travailler quand tu veux et où tu veux !

3. Peux-tu nous raconter ton histoire de cofondateur et l’histoire de la création de EsCoBe ?

“Fabrice je le connais depuis plus de 10 ans. On s’est rencontré par le biais d’un ami, j’allais régulièrement dans son salon et entre deux coups de ciseaux on se racontait nos vies. Il y a deux ans, alors que je travaillais confortablement dans une banque d’investissement, je ressentais ce besoin de nouveaux défis. Fabrice, lui, avait cette idée de plateforme pour faciliter son quotidien depuis un moment mais ne s’est jamais lancé et quand il me l’a pitché j’ai adoré. C’est concret, ça répond à des problématiques du quotidien de tous, l’aspect utile d’améliorer la vie des professionnels et des clients aussi, je lui ai immédiatement proposé de tenter l’aventure. J’en ai parlé à Mehdi Benkassou, notre CTO, qui comme moi à immédiatement adhéré et rejoint l’équipe. Je m’occupe en tant que DG d’EsCoBe de toute la partie stratégie, mais également financière en développant des partenariats avec des entreprises, des marques, et des investisseurs. On est entré dans le programme d’accélération l’Oréal & HEC Paris de Station F en avril, grâce à notre partenaire l’Oréal, et on a participé pour la première fois en septembre 2021 au Mondial de la Coiffure et de la Beauté (MCB) où l’on a remporté le prix de l’innovation. L’app est désormais prête, on a commencé à la tester auprès de quelques professionnels pour faire les derniers ajustements avant de la déployer devant un plus large public. »

4. Quelles sont les leçons que tu retiens de cette incubation ?

“L’incubation nous a permis de nous structurer, d’interagir avec des experts, d’améliorer en permanence notre projet grâce aux conseils et idées des professionnels du secteur et de développer des partenariats privilégiés.”

5. On va parler un peu chiffres, combien avez-vous investi dans le projet ?

“On a investi plusieurs centaines de milliers d’euros grâce aux apports en capital de plusieurs investisseurs qui à notre image ont une âme entrepreneuriale et la profonde volonté de redynamiser ces métiers. Bien sûr ce n’est qu’un début et on espère pouvoir lever plus de fonds dans les prochains mois pour faire décoller rapidement le projet. Aujourd’hui, nous comptons 60 inscriptions en moyenne chaque mois. L’accès à la plateforme est gratuit pour les freelances et les salons doivent payer un abonnement, à prix modéré. Comme je l’indiquais tout à l’heure, on est aujourd’hui en phase de test pour faire les derniers ajustements nécessaires. En attendant la mise en ligne auprès d’un large public, on est présent sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de notre plateforme, on poste des podcasts qui donnent la parole à des personnes inspirantes qui peuvent parler des difficultés qu’elles rencontrent dans son métier et prodiguer des conseils aussi afin d’éviter les mêmes erreurs. »

6. Est-ce que tu peux nous raconter en quelques mots ton expérience avec notre cabinet Keobiz et qu’est-ce que tu as apprécié comme conseils ?

“Déjà la rencontre s’est faite rapidement par le biais de mon associé, Mehdi, qui avait déjà une expérience avec Keobiz. On était à la recherche d’un expert-comptable pour notre structure, on a échangé avec quelques indépendants mais on s’est rapidement orienté vers une solution full digitale, avec plus de flexibilité et de réactivité. Ce qui est génial avec Keobiz, c’est que vous avez des interlocuteurs dédiés et réactifs qui répondent à toutes les questions et qui savent rassurer et surtout prodiguer des conseils illimités et gratuits. Cet aspect est intéressant et priceless car aujourd’hui le moindre conseil est payant. Les échanges ont toujours été très fluides et aidants et on espère pouvoir continuer longtemps notre collaboration. Quand tu es partenaire d’une structure qui a la même mentalité que toi, tu ne cherches pas à faire du one shot, plutôt à le pérenniser sur du long terme.”

7. Tu peux nous décrire comment se passe la relation avec ton chargé de mission ?

“Notre interlocutrice privilégiée est Cécile, très sympa et avec qui une relation très cool s’est instaurée dès le début. Elle est particulièrement réactive même lorsque nos demandes sont assez urgentes. Très récemment, je l’ai sollicitée sur un sujet de calcul de TVA. Elle s’est renseignée auprès du service spécialisé et m’a apporté toutes les réponses à mes questions, ce qui est très appréciable et précieux quand tu crées une entreprise.”

8. Est-ce que tu anticipes les prochains besoins via le cabinet ?

“C’est une bonne question ! On est en train de mettre en place des produits à disposition des freelances, ce qui leur permettra d’avoir accès à tout ce qui leur faut dans l’application. On aura sans doute des besoins techniques pour que tout soit géré automatiquement en API. » 

Nous remercions grandement Driss pour cette interview et pour la mise en place de ce partenariat. Pour en savoir plus sur Escobe, rendez-vous sur leur site internet ou sur les réseaux sociaux Escobe_fr

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