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Modèle de facture électronique à télécharger

Sommaire :

1.Ce qu’il faut retenir
2.Ce que doit contenir une facture (checklist des mentions)
3.Modèle de facture à télécharger
4.Comment l’adapter à votre activité
5.Du modèle Word à la facture électronique structurée
6.Les erreurs fréquentes à éviter
7.Préparez l’avenir de votre facturation dès aujourd’hui

La mission est terminée, le livrable envoyé. Il ne reste plus qu’une étape : envoyer la facture. Ce petit moment de satisfaction, juste avant de cliquer sur “envoyer”, vous le connaissez bien. Mais derrière ce clic se cache souvent une micro-angoisse : est-ce que j’ai bien tout mis ? La numérotation est bonne ? Le taux de TVA est le bon ? Et avec la réforme qui arrive, est-ce que mon modèle sera encore valable demain ? Cette simple facture, c’est la concrétisation de votre travail. Elle se doit d’être irréprochable pour être payée sans délai et sans discussion.

Ce qu’il faut retenir

  • Un modèle de facture clair et complet vous fait gagner un temps précieux et sécurise chaque envoi pour être payé plus vite.
  • Toutes les mentions obligatoires doivent y figurer sans exception, sous peine de voir votre facture refusée par votre client ou l’administration.
  • Avec la réforme de la facturation électronique, votre modèle devra être généré au format structuré via une plateforme agréée (PA) obligatoire.
  • Un modèle sur tableur reste une excellente base de travail aujourd’hui, mais vous devez déjà anticiper son évolution pour être prêt pour 2026-2027.

Pour que chaque facture soit une bonne nouvelle et non une source de stress, nos experts sont là pour blinder vos process. Découvrez comment Keobiz vous fait dormir sur vos deux oreilles.

Ce que doit contenir une facture (checklist des mentions)

On sait que cette liste peut ressembler à un inventaire à la Prévert. Mais un seul oubli peut bloquer le paiement de plusieurs milliers d’euros ou vous exposer à un redressement. Prenez ce moment pour vérifier que votre modèle actuel coche bien toutes les cases. Chaque mention a une fonction précise : identifier, dater, quantifier, et sécuriser la transaction.

1. Votre identification et celle de votre client

C’est la base de tout. L’administration et votre client doivent savoir sans ambiguïté qui facture qui.

Pour vous (l’émetteur) :

  • Nom et prénom (pour une entreprise individuelle) ou dénomination sociale (pour une société).
  • Adresse du siège social.
  • Numéro SIREN ou SIRET.
  • Numéro de TVA intracommunautaire (même si vous êtes en franchise, vous devez le mentionner).
  • Forme juridique et capital social pour les sociétés (SARL, SASU, etc.).

Pour votre client (le destinataire) :

  • Nom et prénom (si c’est un particulier) ou dénomination sociale (si c’est une entreprise).
  • Adresse du client (l’adresse de facturation, qui peut être différente de l’adresse de livraison).
  • Son numéro de TVA intracommunautaire s’il est un professionnel redevable et basé dans l’UE.

2. Les détails de la facture elle-même

Ces informations permettent de tracer la facture et de la lier à une prestation unique.

  • Le mot “Facture” doit apparaître clairement.
  • Un numéro de facture unique, basé sur une séquence chronologique et continue (ex : 2024-001, 2024-002…). Pas de trou, pas de doublon. C’est un point de contrôle majeur pour l’administration.
  • La date d’émission de la facture.
  • La date de la vente ou de la prestation de service (si différente de la date d’émission).

3. Le détail des produits ou services

C’est le cœur de la facture, ce pour quoi vous êtes payé. La clarté est votre meilleure alliée.

  • Désignation précise de chaque produit ou service. Soyez explicite pour éviter toute contestation.
  • Quantité (nombre d’heures, de jours, d’unités…).
  • Prix unitaire hors taxes (HT).
  • Taux de TVA applicable pour chaque ligne (20 %, 10 %, 5,5 % ou 0 % si non applicable).
  • Montant de la TVA pour chaque ligne.
  • Toute réduction, remise ou ristourne appliquée.

4. Les montants à payer et les conditions

Ici, on parle d’argent. Il ne doit y avoir aucune place à l’interprétation.

  • Montant total Hors Taxes (HT).
  • Montant total de la TVA, ventilé par taux si nécessaire.
  • Montant total Toutes Taxes Comprises (TTC). C’est le montant que votre client doit vous virer.
  • Date ou délai de paiement (ex : “Paiement à réception”, “30 jours nets”, “le 15 du mois suivant”).
  • Taux des pénalités de retard en cas de non-paiement.
  • Montant de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement (fixée à 40 €).

5. Les mentions spécifiques selon votre situation

Votre statut ou la nature de votre activité peut imposer des mentions supplémentaires.

  • Pour les auto-entrepreneurs en franchise de TVA : la mention “TVA non applicable, art. 293 B du CGI” est obligatoire.
  • Pour les artisans ou micro-entrepreneurs exerçant une activité artisanale : l’assurance professionnelle obligatoire doit être mentionnée (coordonnées de l’assureur et couverture géographique).
  • En cas d’autoliquidation de la TVA : la mention “Autoliquidation” doit clairement apparaître.
  • Si vous êtes membre d’une association agréée : la mention “Membre d’une association agréée, le règlement par chèque et carte bancaire est accepté”.

Cette checklist est votre garde-fou. Pour une analyse complète, vous pouvez consulter notre guide sur les mentions obligatoires d’une facture.

Modèle de facture à télécharger

Assez de théorie. Pour vous faire gagner du temps et sécuriser vos prochains envois, on a préparé un modèle prêt à l’emploi. Il contient toutes les mentions listées ci-dessus, avec des champs à compléter. Vous pouvez le télécharger, y ajouter votre logo et l’adapter en quelques minutes.

[LIEN DE TÉLÉCHARGEMENT VERS LE MODÈLE DE FACTURE (FORMATS .XLSX, .DOCX, .PDF)]

Ce modèle est une base solide pour votre facturation actuelle. Considérez-le comme votre allié du quotidien, en gardant à l’esprit qu’il devra bientôt évoluer.

Comment l’adapter à votre activité

Un bon modèle n’est pas un document rigide. C’est une structure que vous devez vous approprier pour qu’elle reflète votre professionnalisme et s’adapte à vos spécificités.

Personnalisez l’en-tête et le pied de page

Votre logo, vos couleurs, vos coordonnées de contact direct… Votre facture est un support de communication. Un design soigné renforce votre image de marque. C’est le premier élément que votre client voit.

Adaptez les lignes de TVA

Vous êtes en franchise de base ? Supprimez les colonnes TVA et ajoutez la mention légale adéquate. Vous facturez des prestations avec des taux différents (par exemple, de la création à 20 % et de la vente de droits d’auteur à 10 %) ? Notre modèle sur tableur est conçu pour gérer plusieurs lignes avec des taux distincts.

Préparez des descriptions types

Vous facturez souvent les mêmes prestations ? Gagnez du temps en créant une liste de descriptions claires et précises que vous n’aurez plus qu’à copier-coller. Par exemple, au lieu de “Prestation web”, préférez “Création de la page d’accueil – Maquette et intégration (5 jours)”. C’est plus pro et ça limite les questions.

Intégrez vos conditions générales de vente (CGV)

Si vous avez des conditions spécifiques (propriété intellectuelle, modalités de livraison, etc.), vous pouvez les joindre à votre facture ou y faire référence avec un lien.

Adapter ce modèle, c’est le premier pas pour optimiser votre gestion. Le suivant, c’est d’anticiper la plus grande transformation de la facturation depuis des décennies.

Du modèle Word à la facture électronique structurée

Votre modèle Excel ou Word est parfait pour aujourd’hui. Mais demain, il ne suffira plus. La réforme de la facturation électronique va transformer radicalement la manière dont les entreprises échangent leurs factures.

Alors, comment faire le pont entre votre tableur et ce futur système ?

C’est l’étape qui peut sembler abstraite, mais elle va tout changer dans votre quotidien d’entrepreneur. L’objectif de l’État est simple : lutter contre la fraude à la TVA et simplifier les déclarations. Pour cela, il ne veut plus recevoir des PDF, mais des données.

Qu’est-ce qu’une facture au format structuré ?

Oubliez le PDF que vous envoyez par mail. Une facture électronique au sens de la réforme est un fichier contenant des données structurées (comme Factur-X, UBL ou CII) qui peut être lu et traité automatiquement par une machine. Le PDF (ou format lisible) n’est qu’une des facettes de ce fichier hybride. L’avantage ? Fini la saisie manuelle pour votre comptable (et pour vous). Les données sont directement intégrées dans les systèmes, ce qui réduit les erreurs et accélère les paiements.

Le rôle central et obligatoire de la plateforme agréée (PA)

Pour émettre ou recevoir ces nouvelles factures, vous ne pourrez plus utiliser votre boîte mail. Toutes les transactions devront obligatoirement passer par une plateforme agréée (PA), anciennement connue sous le nom de Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP).

Ces plateformes privées, certifiées par l’État, auront plusieurs missions :

  1. Transformer votre facture (créée sur leur interface) en un format structuré conforme.
  2. L’envoyer à la plateforme de votre client en toute sécurité.
  3. Extraire les données de facturation et les transmettre à l’administration fiscale.
  4. Recevoir les factures de vos fournisseurs et les mettre à votre disposition.

Attention, une idée reçue a la vie dure : le Portail Public de Facturation (PPF) ne sera PAS une solution gratuite pour émettre et recevoir vos factures comme Chorus Pro l’est pour le secteur public. Le PPF sera le hub central qui concentrera les données pour l’État et gérera l’annuaire central pour router les factures entre les plateformes. Le passage par une plateforme agréée (PA) sera donc incontournable pour toutes les entreprises.

Quel est le calendrier ?

La transition sera progressive. Selon le calendrier de la facturation électronique, l’obligation de recevoir des factures électroniques s’appliquera à toutes les entreprises dès le 1er septembre 2026. L’obligation d’émettre s’étalera ensuite :

  • 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI.
  • 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises.

Même si 2027 vous paraît loin, le passage à la réception, c’est pour bientôt. Anticiper ce changement vous permettra de choisir la bonne solution sans précipitation.

Ça vous paraît complexe ? C’est normal. La réforme est une petite révolution. Chez Keobiz, on a déjà analysé les meilleures plateformes pour nos clients. On vous aide à y voir clair et à choisir l’outil qui boostera votre activité.

Les erreurs fréquentes à éviter

Une facture, c’est un document juridique et comptable. Une erreur peut coûter cher, en temps ou en argent. Voici les pièges les plus courants à déjouer.

La numérotation discontinue

C’est le point que l’administration regarde en premier. Un trou dans votre séquence (passer de la facture -005 à -007) est un drapeau rouge. Utilisez un système simple et tenez-vous-y. Le préfixe par année (2024-XXX) est une bonne pratique.

L’oubli d’une mention obligatoire

L’adresse du client, le numéro de TVA, les pénalités de retard… Un oubli, et votre client est en droit de refuser la facture, retardant d’autant votre paiement. Notre modèle est là pour vous éviter ça.

Appliquer le mauvais taux de TVA

Une erreur sur le taux de TVA peut avoir des conséquences lourdes : soit vous facturez trop et devez rembourser, soit pas assez et devrez la différence à l’État de votre poche. En cas de doute, un appel à votre expert-comptable vous fera économiser bien plus.

Envoyer une facture non conforme à un client du secteur public

Si vous travaillez avec l’État ou une collectivité, vos factures doivent déjà passer par la plateforme Chorus Pro. Un PDF envoyé par mail ne sera jamais payé.

Ignorer la réforme et les sanctions

Attendre le dernier moment pour s’adapter à la facturation électronique est la pire stratégie. Le risque ? Ne plus pouvoir facturer légalement vos clients B2B. L’administration a prévu des sanctions : 15 € par facture non conforme, avec un plafond de 15 000 € par an et par entreprise. Mieux vaut s’y préparer sereinement.

Préparez l’avenir de votre facturation dès aujourd’hui

Votre modèle de facture est plus qu’un simple document administratif. C’est un outil essentiel pour votre trésorerie, votre image de marque et votre conformité légale.

En téléchargeant et en personnalisant notre modèle, vous posez des bases saines et professionnelles pour votre activité. Mais le véritable enjeu est de regarder plus loin. La transition vers la facturation électronique structurée n’est pas une contrainte, c’est une opportunité d’automatiser, de fiabiliser et d’accélérer votre gestion.

C’est le moment idéal pour auditer vos process, choisir les bons outils et transformer cette obligation réglementaire en un véritable levier de croissance.

Prêt à sécuriser votre facturation pour de bon ? L’application Keobiz, couplée à votre expert-comptable dédié, est conçue pour ça. Parlons-en et mettons en place la bonne stratégie pour vous.

Article à jour au décret et arrêté du 27 juillet 2026.

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